12/05/2017

Marseille, mère de toutes les batailles à venir

Le Général Mélenchon, un sobriquet qui lui va désormais comme un gant, ne débarque pas à Marseille pour y faire de la figuration d'opérette.

Il ouvre le champ de bataille primordial à la conquête du pouvoir. Toute en symbole, la décision du leader de la France insoumise de prendre Marseille comme bastion essentiel des insoumis n'est pas du tout anecdotique.

Le haut score obtenu dans cette ville par le mouvement insoumis n'explique pas tout. Symboliquement, Marseille est la ville où la Garde nationale a pris la décision de prêter main forte à Paris pour renverser Louis XVI installé aux Tuileries en août 1792. La révolte contre la monarchie constitutionnelle est alors à son comble. Il y a un gros risque d'échec de la révolution et un avortement de la République au profit de la royauté.

Au rythme de l'hymne créé à l'origine par le poète-soldat Claude Joseph Rouget de Lisle dans le Jura pour la guerre que mène la France à l'Autriche, la chanson migre dans le Sud, comme Mélenchon d'ailleurs qui a habité le Jura, et devient partout chez elle à la suite de la chute du roi, de l'installation de la République...et du début du règne de la Terreur.

La terreur Mélenchon, le grand dictateur pour les uns, le révolutionnaire magnifique pour les autres, va-t-elle remporter à Marseille une bataille décisive contre l'ultra-libéralisme?

Le troisième tour s'annonce des plus passionnants. Et voir François Bayrou se faire cocufier une fois de plus ne doit pas déplaire à Jean-Luc Mélenchon et les Insoumis. A force de se prêter à des drôles de jeu de main avec celles et ceux qui arrivent au pouvoir, Hollande d'abord, Macron ensuite, le Béarnais nous a habitué à faire des choix pour le moins étrange. Il savait pourtant qu'il s'était brûlé avec Hollande la Défaite. Les grands brûlés ont parfois des façons étranges de vouloir se rejeter dans les flammes avec le train suivant.

 

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