14/05/2017

30 ans pas d'accord avec les néolibéraux, 30 ans qu'ils se disent "modernistes"

Il y a quelque chose de très frappant avec l'élection d'Emmanuel Macron.

Dans les années 1980, Reagen et Thatcher réussissent à imposer le modèle néolibéral à nos démocraties. Sur ce projet, l'URSS va s'écrouler et le Mur de Berlin tomber. Nous crions tous (presque à l'unisson): "Hourra! La fin de la dictature soviétique et communiste est arrivée."

Nous sommes contents. La liberté triomphe sur la dictature. Nous allons donc construire un monde "meilleur". La suite, nous la connaissons tous. Rien ne change, tout empire. L'idéologie néolibérale provoque des séismes partout sur la Terre, les mafias organisées prennent le pouvoir dans les anciens satellites de l'Union Soviétique aidées bien souvent par l'Occident, les basculements vers la démocratie globale se transforment en basculements vers de nouvelles dictatures économiques qui trafiquent excellemment bien avec nos pouvoirs occidentaux. La Chine, la Russie, ne deviennent pas des modèles de nouvelles démocraties, elles restent des empires où les milliardaires dominent de plus en plus le monde. Dans le même temps, chez nous, les milliardaires font de plus en plus les lois et bientôt décident même à la place des Etats qui renflouent les caisses des banques et bientôt paieront des amendes colossales si nous laissons pas la toute-puissance impériale des multinationales imposées leurs lois sociales, et leurs produits que nous jugeons peut-être toxiques au futur de l'Humanité. Prises en otage par la puissance économique de ces nouveaux monstres globaux, les populations se voient déposséder de leur souveraineté en toutes matières confondues.

Pendant ce temps, nos médias vantent toujours les mérites du néolibéralisme et soutiennent à chaque coup la nouveauté d'un gouvernement qui va soi-disant faire progresser le genre humain sur la voie de la démocratie et la liberté pour tous. C'est particulièrement frappant en France. Nous avons eu la révolution Sarkozy, puis la révolution Hollande, et maintenant la révolution Macron où les médias suivent comme des caniches la marche du nouveau maître en place. A chaque fois, les médias se pâment devant le monarque absolu, qui pour sa jeunesse, qui pour son ambition, qui pour son image people, qui pour sa séduction, et disent qu'ils sera un homme qui fera du bien à l'Europe et aux peuples démocratiques...Dans le même temps, les partis fascistes, qu'on appelle populistes, se créent des ouvertures de plus en plus manifestes pour la conquête du pouvoir et servent d'alibi au pouvoir en place et d'épouvantail au peuple effrayé par les extrêmes. Mais entre une Marine Le Pen et un Jean-Luc Mélenchon, il y a un gouffre immense. L'une se réclame de la pureté française et du renferment sur soi; l'autre se réclame de la pluralité des populations et des ouvertures sur le monde. Comment peut-on confondre les projets si ce n'est par un désir de confusion et d'obscurantisme qui propage le néolibéralisme au-delà de son agonie programmée.

C'est donc cela la révolution néolibérale. 30 ans de succès colossaux pour les plus aisés et la caste de celles et ceux qui trouvent appui et préséance chez ces cols blancs formant les élites, les banques, la Bourse, les assurances, les multinationales, les start-up, la quasi totalité des médias rachetés par des milliardaires et qui suivent donc complaisamment l'idéologie néolibérale en excluant tout autre possibilité de changer le monde. En France, un homme, Jean-Luc Mélenchon, arrive avec une sacrée équipe de dynamiteurs de conformisme. Aussitôt, lui et ces gens apparaissent tantôt comme des agent de Poutine, tantôt comme des copies de dictatures sud-américaines passées, tantôt comme des "vieux" communistes nostalgiques de Staline, tantôt comme des fascistes. C'est au gré des salissures qu'ils veulent bien nous attribuer à nous les partisans de la France insoumise. C'est au gré de leur folie qui refuse obstinément de changer de cap et d'imaginer une vraie révolution des consciences afin que les peuples du monde puissent vraiment prendre le destin de la planète en main avec d'autres arguments que la finance en priorité et le droit au 1% de la population mondiale de faire la pluie et le beau temps politique sur cette Terre en créant saccages et destruction de masse des populations et de la biodiversité.

De quel droit ces gens s'attribuent et s'accaparent l'immensité des richesses accumulées par les peuples laborieux? De quel droit ces gens décident des guerres à mener sur le dos des peuples en soumettant les populations aux pires souffrances? De quel droit ces gens mènent-ils des politiques de pollution planétaire qui sont en train de nous condamner à des catastrophes mondiales sur le plan de l'écologie, de la désertification des terres, de la disparition de territoires engloutis par les Océans à cause de nos irresponsabilités collectives fondées sur un consumérisme outrancier et honteux?

Des femmes et des hommes d'un nouveau genre arrivent et aussitôt la presse, la télévision, les condamnent encore une fois à rester sagement dans l'ombre car ils et elles seraient incapables de mener de bonnes politiques à la place de celles et ceux qui tiennent le pouvoir depuis 30 ans dans nos démocraties. Taxées de démagogiques, ces nouvelles politiques seraient donc une catastrophe pour tous.

Questions: Qui a provoqué les conflits au Proche-Orient? Afghanistan, Irak, Syrie? Les femmes et les hommes d'un nouveau genre ou celles et ceux qui nous dirigent depuis 30 ans et qui, encore une fois, ont réussi à berner les consciences en faisant élire Emmanuel Macron? Qui a décidé que seul 1% des 8 milliards de personnes qui peuplent la planète avait le droit de profiter de tous les avantages que la modernité offre? Les rois ou le peuple? Les dictateurs ou le peuple? Les empires ou le peuple? Qui a décidé que la consommation effrénée était le summum de la philosophie humaine et qu'il n'y a avait pas d'autres façons de rendre nos enfants conscients et responsables, respectueux et amoureux de la planète et des gens? Le petit 1% des gens qui gloutonnent toutes les richesses ou les 99% qui, aveuglés et englués par le faste de la Cour de Rois, n'ont plus leur mot à dire puisqu'ils devraient rester hors-champ politique à vie?

La France insoumise a décidé de changer tout ça. Et pour moi, l'urgence n'est plus de suivre nos médias quotidiens mais de faire de notre quotidien une révolution des consciences qui permettra de vivre dans une nouvelle société, une Civilisation qui a su prendre le tournant au bon moment pour éviter le pire du pire à nos enfants et leur donner une chance de futur.

 

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