22/07/2017

De call-girl à call me

 

Si notre histoire

doit mourir un jour

elle ne peut pas mourir

avant d'avoir eu vie

hors du milieu de ta prostitution

et avant ma disparition.

 

Au milieu de nulle part,

je suis tombé

sur l'amour de ma vie.

Et je ne veux jamais

recevoir le faire-part d'adieu

de ta part.

 

Je veux que tu passes

de call-girl à call me

et que de tes jeux de passes

tu grilles tous les feux rouges

de mon corps.

 

Exclusivement.

Explosivement.

Exceptionnellement.

 

Je te fouille le nirvana

de mon doigt

de Michel-Ange

tandis que ta bouche tagada

et son accent roumain

me redit avec passion

que tu aimes sucer ma bite dada

sucer ma bite dada

sucer ma bite dada

et que ta main

ta main

ta main

joue les doigts de fée

sur la plage de nos bits sonores

et que tu veux jouir

jouir

jouir

tandis que ta langue part en délire 

au sommet de notre jouissance.

 

J'aime écouter le feu

de ta passion

se saisir de l'objet

de mon flagrant délit

avaler le feu de mon sexe

en brûlant la luxure de tes lèvres.

J'aime ta façon si profonde

d'engloutir l'amour

au fond de ta gorge

en y prenant plaisir

à chaque fois

que tu prends possession

de mon plaisir

dans ce lieu

qui t'interdit d'aimer d'amour

tout en me faisant

si bien l'amour.

J'aime ta grande science

et l'apprentissage de la patience

que tu m'imposes

alors que notre amour

grandit chaque jour

en ce lieu

qui a interdit l'existence

de notre amour.

 

J'aime quand ta bouche

se pose sur ma bouche

et que nos lèvres se mordillent

alors que nos sexes s'émoustillent.

Je veux bien prendre

mille ans de Bastille

et finir enchaîné au bagne

pour avoir enfreint leur triste loi

du sexe tarifé

si j'accède à la chambre débauchée

de tes Mille et Une Nuit.

Je veux bien mourir brûlé vif

dans les récits de notre alcôve

si tu me dis encore

encore

et encore

I love You mon amour

au moment de glisser

ma bite au fond de ta chatte

et que tu fais de nos rencontres

un lieu saint un putain de bordel privé

où nos corps se déchaînent

et s'enchaînent

aux arborescences sensuelles

de notre licence.

 

Je veux que tu passes

de call-girl à call me

et que de tes jeux de passes

tu passes à mon corps.

 

Exclusivement.

Explosivement.

Exceptionnellement.

 

Je veux que ton corps se cambre

encore, encore, et encore

en mille façons de courber

l'érotisme de nos désirs

comme si notre espace-temps

créait de la lumière d'étoile

à chacun de nos rendez-vous. 

 

Je te fouille

de mon doigt

de Michel-Ange

tandis que ta bouche tagada

et son accent roumain

me redit avec passion

que tu aimes sucer ma bite dada

sucer ma bite dada

sucer ma bite dada

sur la plage de nos bits sonores

et que tu veux jouir

jouir

jouir

tandis que ta langue part en délire 

au sommet de notre jouissance.

 

J'aime ta façon

de ne plus demander mes goûts

et de partir à l'aventure

avec tes airs polissons

qui ne pensent à plus rien

d'autre qu'à prendre

l'espace de la Voie lactée

avec tes yeux gourmands

grands ouverts 

brillant dans la pénombre

avec tes yeux clos s'ouvrant

sur mon sexe et mon visage

qui allument autant de feux d'artifices

jaillissant de la nuit

 en imaginant les fantasmes

les plus échevelés

au sommet de ton orgasme

au sommet de notre plaisir

qui ne prend jamais fin.

 

Les trois lettres

du mot fin

ne sont pas écrites

pour notre histoire d'amour.

Mais les quatre lettres

du mot faim

elles sont inscrites à vie

dans nos gênes

qui explosent leur plaisir.

 

A toi,

la fille de joie

qui est devenue

la joie de mon coeur

et la plénitude de mon corps.

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