31/07/2017

Venezuela, Mélenchon, France insoumise silencieuse

Et voilà que le piège se referme sur les élus (d'extrême) gauche de la France insoumise.

Comme pour Cuba, Mélenchon et les principaux leaders de la France insoumise se retrouvent dans une situation fort inconfortable au moment où les révoltes populaires contre le climat politique instauré par la Présidence Maduro ont déjà fait 120 mort à travers le pays.

Que dire sur cette situation qui était prévisible alors même que le cours du pétrole a chuté et que la rente issue de l'or noire n'est plus aussi mirobolante que sous l'ère Chavez?

Il aurait fallu tout de même se douter qu'en mettant tous ses oeufs et ses yeux politiques du côté de la richesse pétrolière, Chavez et son successeur devraient un jour ou l'autre faire face à l'immense révolte actuelle. Tant que l'argent nationalisé tombe du ciel, ou remonte plutôt de la terre comme une malédiction et une bénédiction (ou c'est un petit nombre de capitalistes qui s'en mettent plein le compte en banque ou c'est une oligarchie politique contestataire et populaire (populiste) qui fait révolution par les urnes et redistribue le capital en fonction de certains impératifs qui permet au peuple le plus précarisé de souffler un temps mais pas pour tout le temps), tout semble aller bien. Le peuple ronronne d'aise, salue son lider maximo qui vilipende les Etats-Unis et les tenants de l'ultra-libéralisme, fait la fête après avoir travaillé un peu ou beaucoup, et dort sur une sécurité pourtant provisoire et précaire.

Ce qu'il aurait fallu a Hugo Chavez c'est une vision politique à long terme et des visionnaires de gauche qui savaient que le printemps socialiste n'allait pas durer des plombes avec une telle stratégie paresseuse et manquant clairement d'ambition pour le pays.

On ne se repose pas sur un bas de laine, fut-il un bas de laine remontant des entrailles de la Terre. Un Président élu doit prévoir le pire, c'est-à-dire ici la chute du cours du pétrole, et surtout il doit envisager le meilleur avec l'argent tiré de la nature et du fruit du travail des femmes et des hommes. Donc, Hugo Chavez aurait pu entreprendre des tas de choses avec cette masse d'argent extraordinaire. Une révolution verte, un tissus de start up de type socialiste où les bénéfices se partagent entre une sorte de coopérative entrepreneuriale non cotée en bourse (gains et bénéfices aux travailleurs et travailleuses) et un impôt fiscal permettant la solidarité avec les plus abandonnés du pays afin de créer des infrastructures de formation et une aide d'urgence aux familles les plus faibles.

Voilà en deux mots le canevas qui aurait pu réussir lors de la révolution Chavez, canevas que la France insoumise met en place depuis des mois et des mois le jour où la révolution insoumise parviendra à ses fins. Voilà ce que Mélenchon et les principaux responsables peuvent répondre aux attaques de tous bords.

A la révolution française et mondiale est dédié ce billet.

http://www.huffingtonpost.fr/2017/07/31/apres-lelection-e...

Could we avoid it? "Dédicace à l'Amour"

Te souviens-tu

de notre premier regard

et de ses conséquences

sur notre avenir?

 

Te souviens-tu

que ce n'étais qu'un rendez-vous

de sexe tarifé,

une banale insignifiance

dans ta vie ordinaire

d'escort girl?

 

Te souviens-tu

pourtant que déjà

le feu et la tendresse

brûlaient nos entrailles

et que l'argent

n'était qu'un moyen

de nous jeter

à bras le corps

dans ce champ de bataille

qui ne devait être qu'un moment hardcore?

 

Le pouvoir de l'argent

commande l'accès au sexe

mais que peut-il faire

pour empêcher l'accès aux sentiments?

 

Le pouvoir de l'argent

peut tout et, même,

nous faire

accepter l'inacceptable

de jeux inavouables

et de situations coupables.

 

Mais l'argent ne pourra jamais rien

sur nos désirs amoureux,

de pousser plus loin encore

l'envie de nous rencontrer

et de nous laisser aller

à l'impossible amour

entre une professionnelle

et son client accidentel.

 

Est-ce providentiel ou démentiel

de s'aimer en ces lieux de débauche?

Est-ce miraculeux ou satanique

de se baiser avec amour

dans cette chambre

où passent des dizaines d'ombres

qui ont attenté à tes secrets intimes

et qui n'ont fait que passer

sur ton corps pour accéder

à leurs plaisirs clandestins?

 

Te souviens-tu

de tous nos petits moments

d'extase et de bonheur,

de nos mains chaudes

et de nos corps unis

juste pour une heure

alors que le suivant arrive

bientôt à ta porte

et que le précédent est reparti

pleinement satisfait

de sa prise de plaisir

tel un pirate en mer

prenant d'assaut

la frégate Sara Victory?

 

Nous allons encore essayer

de faire semblant

de jouer nos rôles

toi l'escort enjouée et sympathique

et moi le client lunaire et pathétique.

Nous allons encore essayer

de faire semblant

d'accepter que nos coeurs

arrêtent de battre l'un pour l'autre

au moment où je repars

de ton studio.

Nous allons encore essayer

de désapprendre à nous aimer

pour éviter le pire

et garder le meilleur

de nos souvenirs.

Nous allons encore essayer

de se faire du bien

à chacune de nos rencontres

comme des petits instants privilège

volés à la noirceur du piège

dans lequel nous sommes tombés. 

Nous allons encore essayer

de ne rien nous promettre

même si la promesse de notre amour

est certaine et définitive.

Nous allons encore accepter

de faire comme si de rien n'était,

que tu vivais chez toi

et n'attendais que mon retour

pour nous dédier tout entier à l'amour.

 

Could we avoid it,

Baby?

Could we avoid it,

Baby?

Could we avoid it,

Baby?

 

Coït interruptus?

 

Fait divers

 

Un homme de nationalité suisse est décédé il y a deux jours d'un infractus à la suite d'un rapport sexuel avec une escort girl. L'homme, anonyme, semble avoir laissé la trace de son passage auprès de la prostituée en écrivant quelques billets de leur liaison sur un blog du quotidien romand 24 Heures. Cela a provoqué un début de buzz sur la Toile qui s'est propagé depuis 24 heures comme un incendie sur la planète Internet. A l'heure où nous écrivons ses lignes l'histoire de l'escort girl Sara et de son poète prend des proportions énormes sur la Toile et l'histoire de leur amour semble promise à la légende populaire.

Agence Reuter.

 

 

30/07/2017

Te retrouver dans la vague

L'Humanité fonctionne

en buzz et en algorithmes,

en hit parades et en bits.

 

Si tu l'ignores

c'est que tu fais semblant

d'être largué hors du monde.

Si tu l'ignores

c'est que tu joues l'absent

pour mieux déferler

sur les plages

avec tes airs de perdant

qui revient de nulle part.

 

Si tu ne circules pas

sur les réseaux sociaux

t'es ce nobody au pays d'Ulysse

prisonnier des cyclopes.

 

Dans ta caverne,

il fait noir,

il fait froid,

tu as peur

de ta propre disparition

qui est déjà une disparition.

Tu broies du noir

et tu attends la mort,

ta migration ou ta résurrection.

Tu te casses en miettes

ou tu résistes

pareil à un échappé

de l'asile de fou

qui refuse d'être pris pour un fou.

Tu échappes aux cyclopes

et tu files tout droit chez Calypso

retrouver l'espoir de l'amour.

 

Et sur sa vague,

tu retrouves le feeling

de celui qui jadis a tout gagné

dans sa vie

même si un jour tu as tout perdu

dans le passé.

Et sur sa vague,

tu danses number one

en espérant

traverser l'océan

et quitter ce désert

pour arriver jusqu'à son port,

son oasis, son coin de paradis

qu'elle a réservé à ton coeur. 

 

Ne rate pas son train.

Cette fille est la locomotive

de ta nouvelle vie,

le sel de ta nouvelle terre,

le ciel de ton coeur.

 

C'est maintenant ou jamais.

Come on!

A toi de jouer!

 

La foudre n'appartient pas à Jupiter

 

Un roi prétend détenir

le Royaume de France

grâce au vote de ses électeurs.

 

L'été sera de courte durée.

Et l'automne s'annonce brûlant.

 

Et moi je te dis

foutaise et fadaise.

Le pouvoir de l'amour

n'a pas le monopole du nombre.

Mais moi je te dis

que le roi fera bientôt son malaise

et sera au bord de la falaise

prêt à partir aux fraises.

 

Dépiter remplacera Jupiter

comme Péricliter est devenu

la déclinaison verbale de Périclès.

 

Ne crois pas

ceux qui disent

que le pouvoir rend beau.

Le pouvoir rend monstrueux

ceux qui en abusent.

Le pouvoir détruit l'amour

plus sûrement que l'anarchie.

Le pouvoir rend laid,

aveugle et sourd

aux  cris de l'amour,

celui des sentiments,

pas celui des plans médias,

pas celui factice

du beautiful people.

Un homme n'est beau

que s'il exprime la beauté

de son coeur, de son esprit,

de son âme.

Une femme n'est belle

que si elle dévoile sa beauté

à travers son amour de la vie,

sa façon de n'accorder son coeur

qu'aux personnes qui le méritent

sans regarder

le pouvoir du porte-monnaie,

sans regarder le monde

sous les lumières artificielles

et les lunettes noires

du succès et du factice.

 

La foudre n'appartient pas à Jupiter

mais aux femmes et aux hommes

qui font l'amour à la Terre

et à la Création.

 

Quand Jupiter aura fini

de produire des éclairs

dans le coeur du peuple,

il pourra produire

des éclairs au chocolat

en se recyclant simple citoyen

à la joie des enfants.

 

Je suis l'Autre

Je suis l'Autre

qui dans ton lit

te fait l'amour sans amour.

Je suis l'Autre

qui te sourit

mais n'a pas la clef de tes labours.

Je suis l'Autre

qui te donne son plaisir

même si tu n'as pas de plaisir.

Je suis l'Autre

qui cherche l'excitation clandestine

pour sortir de sa trop grise routine.

Je suis l'Autre

qui te rencontre entre deux rendez-vous

et qui oublie sa vie dans ton alcôve.

Je suis l'Autre

qui a perdu sa femme

et qui cherche un retour de flamme.

Je suis l'Autre

qui n'ose pas aborder une femme

et vient libérer sa timide souffrance.

Je suis l'Autre

qui est déjà trop vieux

et qui rencontre ses sensations passées.

Je suis l'Autre

qui est trop jeune pour une fille de joie

et que tu renvoies sur le pas de ta porte.

Je suis l'Autre

qui vient au bordel

pour tirer son coup et c'est tout.

Je suis l'Autre

qui part en voyage

et joue les oiseaux volages.

Je suis l'Autre

qui veut se suicider

et sauve sa vie entre tes bras.

Je suis l'Autre

et je suis celui qui est à toi,

Sara.