26/08/2017

Les dominants et les soumis, histoire de l'Humanité

Emmanuel Macron et Pierre Gattaz ne peuvent pas transformer un loup en agneau...Ils le sont eux-mêmes...

Leurs bobards, pris comme argent comptant (contents les patrons?...) par un peuple trop naïf toujours soumis aux lois néolibérales qui ne font, depuis plus de 30 ans, que démanteler les acquis sociaux des 30 glorieuses pour donner plus de profits aux multinationales et aux actionnaires, ne dupent pas les salariés et travailleurs informés qui oeuvrent jour après jour dans un contexte de plus en plus difficile et nerveux sur le marché du travail.

L'agneau qui veut négocier en direct, faire du pear to pear entre lui et le loup (son gentil patron prêt à tout négocier sur la flexibilité au travail, le paiement des heures supplémentaires, les vacances, l'augmentation réelle de salaire dans son sens à lui, son statut social qui exige un porte-monnaie de mieux en mieux garni) se fera dépecer en morceaux si la réforme du code du travail passe en France.

Rien n'indique dans l'Histoire de l'Humanité qu'un dominant s'est mis à faire preuve de complaisance et de plus d'égalité avec ses fidèles (!) collaborateurs et collaboratrices dans le cadre du travail. Seuls les rapports de force ont toujours dominé et la compétence de l'employé(e) par forcément pris en compte. La preuve exacte est dans le cas des salaires féminins qui, à compétence exacte, ont un salaire inférieur aux hommes de l'ordre de 20% tout simplement parce la loi du travail n'impose pas de façon stricte l'égalité parfaite homme-femme. Tous les patrons cherchent le profit maximal, la survie de l'entreprise pour ne pas se faire bouffer par la concurrence. C'est la loi du système capitaliste n'importe où dans le monde.

Donc le projet de réviser par ordonnance le Code du Travail largement au détriment des salariés est une fumisterie de premier ordre dont les prêtres et gourous de la finance veulent nous faire croire les miracles qui sortiront de ce chapeau présidentiel. Emmanuel est peut-être un magicien qui sait faire surgir les lapins au profit des plus riches mais qui assurément prépare le coup du lapin pour les salariés.

On s'attend au pire du pire cet automne dans les rues de Paris. L'état d'urgence actuel serait de renoncer à cette réforme catastrophique. Mais Emmanuel Macron l'a promis à son petit 23% d'électeurs et d'électrices sans doute les mieux au courant des avantages qu'ils obtiendront. Disons que 13% des votants et votantes étaient de gros naïfs et de grosses naïves qui ont cru aux miracles de Jésus-Christ super Jupiter, il en restait un 10% qui savait que le prophète présidentiel allait les enrichir des dons du Ciel.

Dans la rue, il y aura des papillons virevoltants pour dire non à la réforme du Code du Travail. Des papillons qui ne quittent pas le peuple pour l'argent...

 

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