27/08/2017

Une nuit en septembre

 

Tes longs cheveux blonds

voltigent au gré des courants.

On dirait que tu es au courant

que nos vents rugissants de l'amour

font des bonds hallucinants

et qu'ils puisent tout leur or

aux blés mûrs gorgeant

de leurs grains nos semences,

 ta gorge et tes seins soumis

à mes timides impatiences,

tes fesses tendues et fendues,

comme l'arc-en-ciel

entre deux rayons de soleil,

prêtes à accueillir

les jets de joie

de ton taureau bouillant

prêt à mourir pour toi,

prêt à t'aimer pour la vie,

prêt au sacrifice ultime

si un salaud attente à ta vie

ou à tes portes sublimes et intimes. 

 

On dirait que tu me fais

la courte échelle de satin

pour passer le mur de jai

en pénétrant tous les jardins

secrets et brûlants de notre miel

pareils aux moiteurs de juillet

respirant l'humus essentiel

quand le temps se coiffe d'un duvet

blanc et que l'orage gerle à volonté

de sa mauvaise pitance de grêle

sur l'orgueil des raisins gonflés

avant que la pluie ne perle

sur ton doux visage

de volupté sans aucune ride

rebelle comme une enfant sans âge.

 

Une nuit de septembre,

nous ferons tout l'amour

et tous les septembres

de notre amour

nous préparerons notre hiver

pour sortir vivants au printemps,

remplissant nos corps de vers

et de rêves éblouissants

pour conjurer mon trop plein d'âge

en accomplissant nos dessins

d'enfants sauvages. 

 

Une nuit en septembre,

je prendrai ta main blanche d'Iseult,

je cueillerai tout l'ambre

de tes yeux

pour les conduire à la chambre,

et tous les deux

nous ferons tant l'amour

jusqu'à l'aurore,

épuisant nos corps

jusqu'à la déraison

dans nos combats cosmiques

que nous regarderons,

morts ou vifs de passion,

le soleil se lever sur notre panoramique,

toi déshabillée de tes dentelles nuisette,

Tristan puisant comme l'écureuil

tes prunelles noisettes

pour ne jamais faire le deuil

de notre amour lumière

nous protégeant tout l'hiver

dans notre cachette

toi posant les menottes

de l'amour à mon feu,

toi délicieuse marmotte

 sifflant l'appel érotique

chaque fois

que ton désir phallique

n'attend plus 

d'être assouvi

au moment précis

où je te prends entre mes bras,

au moment précis

où mon sexe pénètre Vénus

et que nous partons en fusée

sur tes chevaux d'Oranus

 

Et nous dirons alors à tous ces gens

qui épient nos faits et gestes,

nous leur dirons,

nous les gangsters de l'amour:

 

"Vous pouvez garder le silence.

Mais tout ce que vous direz

sur notre licence amoureuse

pourra être retenue contre vous.

Vous avez le droit de prendre

notre bon avocat

et défendre vos vices

durant vos nuits d'amour

en épuisant tous ses verts délices

jusqu'à jouissance ultime.

 

Ainsi soi notre Amour.

A jamais et pour l'Eternité.

 

La nouvelle poésie de Tristan et Iseult

 

 

 

 

 

 

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