02/09/2017

Tout est bon dans le Macron

Il veut tailler dans le lard le Code du Travail à coups d'ordonnances qui sont autant de médicaments prescrits à un obèse par Docteur Folamour désireux de rendre anorexique la loi protégeant les employés et employées de France. C'est un boucher qui donne davantage de filet de boeuf aux riches actionnaires oisifs ainsi qu'aux décideurs, qui font partie des riches mais qui travaillent quand ils ne jouent pas au golf, décideurs très contents et très heureux d'être enfin libérés des contraintes du petit livre rouge alors que le salariat tombe au carré en servitude volontaire. La servilité, plus communément appelé la lèche, servira désormais de base unique pour grimper les échelons de l'entreprise et obtenir un meilleur salaire à la place d'un droit acquis d'office dans les règlements d'une convention de branche. Le lit, plus communément nommé sous le terme féodal "droit de cuissage", pourra redevenir une base de référence imposée - ce n'est jamais inscrit dans le règlement de maison parce que ces choses-là sont vraiment tabou et font un peu honte - et redevenir à la mode en servant de façon optimale ces dames comme ascenseur social pendant qu'elles tailleront une pipe à leur gentil patron sous couvert d'échanges de bons procédés entre gens de bonne intelligence et d'esprit libéral très ouvert.  

Au final, Président Macroc, pardon Macron, mon doigt a fourché, vous êtes un bon boucher qui proposez vos os de veau aux veaux que vous gouvernez afin qu'ils produisent une demi-glace succulente servant de base à la sauce aux morilles et vin jaune qui nappera le tournedos de ses jolies Dames et ses beaux Messieurs de la Cour. Champagne et techno party compris pour l'after dans vos salons élyséens (ma dulcinée Sara et moi-même attendons une invitation VIP de votre part afin de dire bonjour à Nemo).

Le furet de l'Elysée fait fureur en ce moment et sert de führer adulé aux néolibéraux gattaisés. Pas de position victimaire, s'il vous plaît, braves gueux et gentes demoiselles qui me lisez. Le peuple arrête désormais de se plaindre et de vociférer son mal-être dans la rue, achète ses os chez Macron en confectionnant amoureusement le fond brun de veau qui servira à créer un orgasme culinaire aux cochons de bourgeois.

On se quitte sur une belle chanson d'amour romantique sublimé par la voix de la non moins belle Mikaela Kahn. Histoire de revenir à notre romantisme échevelé cher à votre Premier Ministre Philipp.

Cette chanson et ce petit texte, aussi ironique que charcutant, sont dédiés à toutes les filles de joie, occasionnelles dans le bureau du boss, ou, professionnelles indépendantes, qui se risquent à louer leurs jolis corps contre avantages et prébendes dans leur servitude volontaire, et non victimaire, au Grand Capital bourgeois.