07/09/2017

Amour obsessionnel

 

On dit de l'amour

qu'il est un poison mortel

et que se laisser prendre

le coeur, le corps, et l'esprit

par la magie amoureuse,

se laisser choir

aux pieds d'une déesse,

finit toujours mal.

Et qu'il vaudrait mieux

s'épargner les peines de coeur

qui finissent par faire mourir;

qu'il vaudrait mieux

juste prendre son plaisir

et s'en aller sans rien laisser

de durable, de follement passionnel,

au point de mourir pour elle.

 

Mais avant le mal,

il y a le bien,

et l'immense joie

de tomber en amour

d'elle,

de se laisser bercer d'illusions

et de contes éblouis

menant à la plus belle façon

de vivre sa vie,

cette façon si rare

de se laisser transporter

en toute confiance

par une prêtresse

ayant dédié son culte à l'Amour,

ayant dédié son cul à l'Amour.

 

Avant de chuter

dans le pas de la mort,

je veux vivre le pas

de la vie

avec toi.

Avant que la vieillesse

ne me vole ma jeunesse,

je veux te regarder

encore et encore

dans tes yeux merveilleux,

tes yeux de feu et d'eau

qui n'éteignent jamais

leur passion, leur amour,

leur volupté m'entraînant

dans les délectations roses

de ton corps inassouvi,

de tes désirs échevelés,

de tes ardeurs effrénées,

ta bouche, ta chevelure,

ta langue, ta luxure,

tes seins, tes reins,

tes cuisses, tes fesses,

et puis... tes puits d'amour

où viennent se perdre

mes blanches liqueurs brûlantes,

la virilité d'un homme

jouant les jeunes premiers,

jouant plus très jeune

les gammes adolescentes

de notre corps à corps

se prenant soudain

immortel face à la mort,

croyant à l'éternelle jeunesse,

effaçant les traces du péché originel

qui nous condamne à mort

pour tracer une nouvelle norme

universelle de jouvence.

 

De quelle Vénus

ai-je obtenu le droit de t'aimer?

De quel miracle

tout cela procède-t-il?

Parce que je suis homme de foi?

Parce que je suis hors-la-loi?

Parce que je suis

l'homme qui se livre à toi?

 

Avant le pas de la mort,

il y a le pas de l'amour

se jetant dans tes bras,

notre pas de l'amour

qui construit ce pont magique

avec les pierres précieuses

que nous ajoutons à l'édifice.

 

Et je danserai encore

avec ton nom

jusqu'à mon dernier souffle.

Et je marierai encore

les couleurs

pour que naissent des toiles

qui finiront suspendues aux étoiles.

Et je t'offrirai encore

mille jouissances

pour que ton corps lascif

puise toutes ses réjouissances

au fond de nos mers d'azur

sur le massif rouge de mes coraux,

de mon petit joyau excité

que tu agaces de tes doigts,

de ta langue, de tes bouches

ouvertes en offrande

au dieu Amour

qui règne sur notre union.

 

Au bout de mon obsession,

à la fin de nos moissons,

il y aura un livre d'or,

un livre de poésie vivante,

fébrile, odorante,

éblouissante, enivrante

dédicacé à ce que l'amour

entre un latin love

et sa louve

peut réaliser avec sa groove

avant le pas de la mort

avant le cimetière final

de la Gouve du Crépuscule.

 

A toi, ma déesse,

de jouer de cette lyre

pour que mes mots s'écrivent

et laissent leur passage

dans le coeur des romantiques,

pour que le genre humain

se sauve de la Haine

et choisisse le flirt de l'Amour.

 

Je suis de l'Amour obsessionnel

et je chasse la Haine obsessionnelle.

Je suis l'homme obsessionnel

et je courtise ton coeur providentiel.

 

 

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