07/09/2017

L'amour à la première piqûre

 

Nos corps brûlent.

Est-ce ta faute?

Est-ce ma faute?

Nos corps brûlent

et les mots deviennent les cendres

de notre incandescence.

 

Nous sommes dans une cage,

observés, scrutés,

par la meute, 

guetté par l'émeute

et la starification,

notre scarification.

 

Je ne veux pas

que ton âme

prenne leurs coups de canif

et que tu tombes

sous la vulgarité de leurs bombes

puantes et répugnante.

Je ne veux pas

que ton corps divin

soit souillé de leurs crapuleries,

de leurs mauvaises gauloiseries,

de leurs orgies pornographiques,

de leurs jalousies maladives,

de leurs ordures intimes.

 

Je veux que tu brilles

dans le ciel des étoiles

et que tu deviennes ma star

au quotidien de nos jours.

Je veux que tu deviennes

mon amantes pour la vie

et que notre route

ressemble à la fureur de vivre,

à l'ouragan d'amour

que nous faisons descendre

par l'oeil de notre cyclone érotique.

 

A l'amour de la première piqûre,

à l'amour anarchique mais fidèle,

à l'amour orgasmique mais sacré,

à l'amour accroc mais libre,

à nous deux,

l'ouragan de joie

qui entraîne le monde

vers son nouvel horizon.

 

Like a Hurricane

Passé le temps

peace & love,

ils ont voulu

monter sur les tours,

construire des empires,

casser les poètes de la Beat,

jeter dans la rue les insoumis,

dominer de leur dictature néolibérale,

écraser de leur horizon vertical

où seuls les riches dirigent désormais le monde

G7 G8, forum de Davos,

grosses cylindrées,

bataillons de l'armée suisse

pour protéger les taches d'huiles,

les pétrodollars, la Bourse,

et les actionnaires sous les cocotiers.

 

Like a Hurricane

a frappé par sa terreur

la terre des hommes

faisant voler en éclat

les yachts des milliardaires,

les voitures et hôtels de luxe,

les résidences avec piscine et jacuzzi,

et les certitudes des bourgeois

engoncés dans leur pensée unique,

pachydermique, et dinosaurique.

Like a Hurricane

La frangine Irma est venue frapper

le coeur du paradis des riches

lui signifiant la fin de l'insouciance,

de l'irresponsabilité, de l'indécence.

 

Combien d'Irma faudra-t-il

pour leur rendre la raison,

pour que la politique et l'économie

changent radicalement de cap?

Combien d'insoumises et d'insoumis

dans la rue

pour crier le coeur de la révolution,

le changement de cap radical?

La nature fait de la politique

comme le sexe fait de la politique.

Tout est politique en ce monde

et rien n'est innocent.

Tout est camouflé

par des plans coms

où de jolies frimousses

distillent d'une voie suave

la pensée officielle

dans les canaux télévisuels.

 

Et puis appelons un tyran un tyran,

un ouragan un ouragan.

Les deux prochains méga hurricanes

nous leur donnerons des petits noms

bien à la page politique du monde:

Un ouragan d'intensité inconnu

jusqu'ici fonce sur la Terre.

Il est de force 6 et les insoumis l'on appelé Donald.

Un autre ouragan d'intensité inconnu

jusqu'ici fonce sur la mer.

Il est de force 7 et les insoumises l'ont appelé Kimi.

Mais tout va bien.

Les dinosaures contrôlent la situation.

La météo insoumise vous tiendra au courant

de leur évolution 24 heures sur 24.

 

C'est nous

Si les Hommes de fer et de cuir

veulent se trucider et se détruire

ils se détruiront sans nous.

Si la guerre l'emporte sur nous,

sur notre amour,

notre chemin troubadour,

il nous restera nous

et toujours nous,

à midi, à minuit,

à Paris ou Rimini,

dans un champ de blé,

ou dans un caf de quartier,

au fin fond d'une prairie alchimique

à prendre l'amour romantique

par la main du tendre

et à ne jamais tendre

la joue aux enfants de salauds

épuisant leur haine de costaud

sur les reins des filles de bouges

ou sur les champs devenus rouges,

boucheries sécélérates inhumaines,

équarrissage de filles souterraines

hurlant écarlates

d'immondes orgasmes qui s'éclatent

et s'arrachent à leur douleur et leurs sanglots,

à la disparition de leurs marmots

dans l'absurdité d'un monde

qui n'a pas su arrêter l'immonde

violence et cette toute-puissance

d'hommes vils puant l'arrogance.

 

Si demain ils veulent viser

en pensant nous sodomiser

avec leur arsenal nucléaire

et leur paroles suicidaires;

enfanter leurs crimes

et les enfers intimes

à travers leurs diatribes fangeuses

inoculant fièvres furieuses

à la Une médiatique

de vieux journaux amnésiques,

leurs mensonges libidineux

n'auront aucune puissance de feu

sur notre volonté

de faire sans eux et sans leurs insanités,

leur saleté de sorcellerie diabolique

entraînant peuples serviles et paralytiques,

gens faibles d'esprit

comme gens instruits,

à choisir la démence

plutôt que les semences

d'un amour poétique

délivrant ses paraboles prophétiques.

 

Il restera nous,

rien que nous,

au fin fond d'une vallée de larmes

et de rires qui désarment

les monstres du volcan

pour jouer encore Eve et Adam

au jardin d'Eden,

au paradis des amours cheyennes

afin de reconstruire le monde détruit,

et faire de nos vies enfuies

sous le déluge meurtrier des fous

un havre de luxe, de froufrous,

de calme et de volupté,

un bateau ivre enlacé

de liesses bachiques et de sensualité,

un océan turquoise de mirifique beauté

dans leur désert pourpoint de cruauté,

 

Avec Rimbaud, nous courrons

alors à sa Conclusion

de la Comédie de la Soif

"Les pigeons qui tremblent dans la prairie,

Le gibier, qui court et qui voit la nuit,

Les bêtes des eaux, la bête asservie,

Les derniers papillons!...ont soif aussi."

 

auront soif aussi

les femmes et les hommes

de ton corps ravi

sous leurs ruts'tabaga de rhum,

soif de tes fredonnants atours,

soif de te faire l'amour,

même si c'est payant

même si c'est en crucifiant

ta beauté au service de leurs vices,

aux chics attraits de leurs mâles délices

ou de leur féminité saphique

livrée à ton festin biblique

tirant les laits de jouvence

à leurs sataniques jouissances.

Tu es un Jésus féminin en croix

qui ressuscite à chaque saillie,

reprenant vie

après avoir joué la mort

pour que vivent leurs corps

meurtri par leurs guerres qui viens-y,

guerriers criant famine au va reviens-y.

Tu es Marie-Madeleine

qui a sauvé Jésus des sanguinaires,

le conduisant dans son imaginaire

à inventer ce nouveau monde

où poètes et prostituées

sont les élu(e)s des célestes nuées

descendant sur le monde.

 

Tu es la grâce de notre matin éternel.

Tu es la Fille de Soie

de ce bouffon jouant Merlin la Joie

sous tes luxuriantes dentelles.

 

Les climato-sceptiques ont-ils une réponse à Irma et autre demoiselle cycloniques...

Viens par ici ma belle.

Oh tout doux, tout doux,

fais la gentille avec moi, Irma.

Fais pas ta bégueule.

Sois pas si prude avec moi.

Tes pudeurs de gazelle

te vont vraiment pas.

 

Tu souffles ta vengeance

sur la Terre des Hommes.

Tu nous condamnes

à l'état d'urgence permanent,

à la désolation,

à l'abandon.

 

C'est vrai.

Ils ne t'ont jamais cru

nos climato-sceptiques.

Ils te trouvaient pas si dangereuse,

pas si ravageuse,

pas si diluvienne,

pas plus apocalyptique que ça.

Il y en a même un qui tremble

aujourd'hui

pour ses résidences privées,

quelques dizaines de millions

au bas mot.

Il jouait au président cynique

et te balayait d'un revers de la main

dédaigneux, hautain, méprisant.

 

Et ton oeil l'a frappé au coeur.

Et d'autres yeux de filles

se préparent à le toucher

lui et ses copains les climato-sceptiques,

ces milliardaires qui abusent

de tous les biens terrestres

sans jamais se remettre en question

ni remettre en question

nos modèles de production.

 

Donc, en langue vulgaire et populaire,

tu t'es fait sauvagement

Saint-Barth, Saint-Martin

et tous les autres saints

qui te prenaient pour une prude,

une inoffensive,

une naïve sans force de révolte,

une tranquille fille-fille

abusée par le trou de ton cyclone,

incapable de furie

contre ses créateurs,

ses profiteurs,

ses bouffeurs de terre,

ses dévoreurs de richesses,

ses pollueurs multi-exponentiels

qui commettent des pollutions nocturnes

sur la couverture d'azur.

 

Tes frangines et toi

ont alors déclenché l'enfer sur terre,

l'enfer sur les îles paradisiaques

de ces beaux messieurs

et de ces belles dames

aux préoccupations très matérialistes,

au bronzage intégral,

à l'inconséquence criminelle

où seul l'argent règne

en maître absolu

sur la planète Terre.

 

Toi Irma,

et tes soeurs, et frères, en terrorisme climatique,

vous ne faites que passer

une seule fois

en terrorisant les populations

et en détruisant tout

sur votre passage.

 

Alors nous,

nous avons toujours la même question

qui revient en boucle sur nos lèvres:

l'Homme est-il en partie responsable

des malheurs qui s'abattent sur lui?

Et les gens un tant soit peu responsables

répondent que oui

sur des bases scientifiques

alors que les imbus, les cons,

les suffisants, les milliardaires à la Trump

effacent leurs responsabilités

d'un revers de la main.

C'est la main de Dieu qu'ils disent,

et la fatalité ordinaire.

 

Il faudra me dire pourquoi

les peuples démocratiques mettent désormais

au pouvoir les plus méchants,

les plus salauds,

les plus cons, les plus abuseurs

alors qu'ils ont le bulletin de vote

pour changer la politique mondiale

et donner une chance de survie

en évitant l'apocalypse

que nous nous préparons

par notre modèle

ultra-libéral et capitaliste

à outrance.

 

Donald, constate les dégâts,

tu veux bien,

et ne pique pas dans la caisse d'Etat

pour rebâtir tes palaces

de Saint-Barth ou de Floride.

Prépare plutôt un avenir

un peu moins glauque

à nos enfants.

 

C'est ma prière aux victimes

de la Guadeloupe et des Antilles

qui paient le prix fort

de nos inconséquences économiques.

et matérialistes.

 

Amour obsessionnel

 

On dit de l'amour

qu'il est un poison mortel

et que se laisser prendre

le coeur, le corps, et l'esprit

par la magie amoureuse,

se laisser choir

aux pieds d'une déesse,

finit toujours mal.

Et qu'il vaudrait mieux

s'épargner les peines de coeur

qui finissent par faire mourir;

qu'il vaudrait mieux

juste prendre son plaisir

et s'en aller sans rien laisser

de durable, de follement passionnel,

au point de mourir pour elle.

 

Mais avant le mal,

il y a le bien,

et l'immense joie

de tomber en amour

d'elle,

de se laisser bercer d'illusions

et de contes éblouis

menant à la plus belle façon

de vivre sa vie,

cette façon si rare

de se laisser transporter

en toute confiance

par une prêtresse

ayant dédié son culte à l'Amour,

ayant dédié son cul à l'Amour.

 

Avant de chuter

dans le pas de la mort,

je veux vivre le pas

de la vie

avec toi.

Avant que la vieillesse

ne me vole ma jeunesse,

je veux te regarder

encore et encore

dans tes yeux merveilleux,

tes yeux de feu et d'eau

qui n'éteignent jamais

leur passion, leur amour,

leur volupté m'entraînant

dans les délectations roses

de ton corps inassouvi,

de tes désirs échevelés,

de tes ardeurs effrénées,

ta bouche, ta chevelure,

ta langue, ta luxure,

tes seins, tes reins,

tes cuisses, tes fesses,

et puis... tes puits d'amour

où viennent se perdre

mes blanches liqueurs brûlantes,

la virilité d'un homme

jouant les jeunes premiers,

jouant plus très jeune

les gammes adolescentes

de notre corps à corps

se prenant soudain

immortel face à la mort,

croyant à l'éternelle jeunesse,

effaçant les traces du péché originel

qui nous condamne à mort

pour tracer une nouvelle norme

universelle de jouvence.

 

De quelle Vénus

ai-je obtenu le droit de t'aimer?

De quel miracle

tout cela procède-t-il?

Parce que je suis homme de foi?

Parce que je suis hors-la-loi?

Parce que je suis

l'homme qui se livre à toi?

 

Avant le pas de la mort,

il y a le pas de l'amour

se jetant dans tes bras,

notre pas de l'amour

qui construit ce pont magique

avec les pierres précieuses

que nous ajoutons à l'édifice.

 

Et je danserai encore

avec ton nom

jusqu'à mon dernier souffle.

Et je marierai encore

les couleurs

pour que naissent des toiles

qui finiront suspendues aux étoiles.

Et je t'offrirai encore

mille jouissances

pour que ton corps lascif

puise toutes ses réjouissances

au fond de nos mers d'azur

sur le massif rouge de mes coraux,

de mon petit joyau excité

que tu agaces de tes doigts,

de ta langue, de tes bouches

ouvertes en offrande

au dieu Amour

qui règne sur notre union.

 

Au bout de mon obsession,

à la fin de nos moissons,

il y aura un livre d'or,

un livre de poésie vivante,

fébrile, odorante,

éblouissante, enivrante

dédicacé à ce que l'amour

entre un latin love

et sa louve

peut réaliser avec sa groove

avant le pas de la mort

avant le cimetière final

de la Gouve du Crépuscule.

 

A toi, ma déesse,

de jouer de cette lyre

pour que mes mots s'écrivent

et laissent leur passage

dans le coeur des romantiques,

pour que le genre humain

se sauve de la Haine

et choisisse le flirt de l'Amour.

 

Je suis de l'Amour obsessionnel

et je chasse la Haine obsessionnelle.

Je suis l'homme obsessionnel

et je courtise ton coeur providentiel.