13/09/2017

Horizon Vertical

Je me couche

à l'horizontal sur ta couche.

Je ne veux plus payer pour ça.

Je veux juste t'aider

comme un amant

qui prend soin de toi.

 

Je me couhe

à l'horizontal sur ta couche.

Je n'ai jamais voulu payer pour ça

mais toujours payer de ma personne

pour apprendre à t'aimer,

à te caresser,

à t'inviter dans mon ballet poétique.

 

Je me couche

à l'horizontal sur toi

et l'horizon est clairement bouché.

Je fais des boucles avec tes cheveux.

Je passe ma main dans ta chevelure

pendant que ta bouche

avec ta langue

dessinent leurs soyeuses brûlures

sur mon petit bonhomme d'aventure.

 

J'ai des fêlures,

mon corps n'est qu'éclaboussures,

éclat d'obus après tant d'écorchures,

déclaration d'abus après blessures.

 

Mon âme chasse les souillures

et invente des chemins d'azur.

Mais l'azur finit sous la torture

et la mort devient plus sûre

que notre amour recevant aucun futur.

 

J'aimerais t'emmener

à l'horizon vertical,

faire de nos vies débauchées

une aventure radicale

prouvant que l'amour payé

ne devient pas toujours chacal,

pas toujours bancal.

J'aimerais je te conduis

à l'horizon vertical

faire de nos coeurs meurtris

une histoire d'amour radicale

qui marque ta vie

et t'emmène hors des frontières

du confort des cimetières.

 

L'amour radical,

et nos coeurs à pierre fendue

qui se jettent à corps perdus

vers l'horizon vertical.

 

Mais tu ne seras jamais habillée

pour cette vie brûlée de feu sacré.

Tu me laisseras sur le quai,

orphelin de notre amour

qui devait durer pour la vie.

Tu vas m'aimer toute la vie

mais sans moi

dans ta vie.

Tu vas m'aimer et penser

tous les jours au passé

et ce poète que tu as aimé

qui sera devenu ton fantôme

vivant dans ta mémoire,

pas l'homme chanceux à tes côtés.

 

Avant que tu me quittes,

avant que tu ne partes,

avant que tu ne me dises

que tu as bien réfléchi

à notre bad situation

et que notre situation

demeure cette voie sans issue,

que ma pauvreté définitive

ne peut me garder près de toi,

que ma réalité sans perspective

ne peut être enviable pour toi,

que mon âge avancé

n'est pas l'âge rêvé

pour avoir des enfants,

que ma poésie romantique

va créer des situations d'urgence

dans ta grande famille,

davantage de risques dramatiques

que d'enivrants transports

t'emmenant à la jouissance

sur un yacht quittant un port,

avant que tu me quittes

pour un autre superbe

qui m'aura enlevé

et l'Amour et le Verbe,

je dois t'écrire ma douleur

de te voir partir pour un autre,

ma douleur extrême

de perdre à chaque voyage extrême

les filles suprêmes que j'aime

les filles poèmes que j'emmène

yeux dans les yeux

voir l'amour hors du temps,

dans cet espace-temps

qui enfante les couleurs

de la lumière divine.

 

Viens mon amour

dans notre horizon vertical.

Viens te coucher à l'horizontal

voir le bonheur radical.

 

Comment te perdre

et te laisser partir

pour un autre que moi?

Comment ne pas mourir

de désespoir

à l'idée que jamais

tu ne viendras m'accueillir

dans ta vraie vie

comme l'homme de ta vie?

 

Quand je serai presque mort

sur mon lit de débauche,

toi ma prêtresse de l'amour

tu me donneras l'extrême onction.

 

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