17/09/2017

Vital Breath

Tu es mon souffle vital,

la source originale

de ma créativité.

Tu ne peux échapper

à ce statut de muse.

Tu ne peux signer

pour un autre poète sioux

qui saura jouer de la ruse

pour déjouer tous les ripoux

qui cherchent ton sexe

mais pas l'amour. 

 

Sur ta piste,

perdu dans ta jungle intime,

celui qui sait lire

tous tes passages de fugitive

sur les brindilles d'herbe foulée,

à travers les branches écartées,

dans les cendres encore allumées

de ton corps pris par tous ces colons

qui ont trouvé ta géolocalisation

sur tes sites Internet 

afin de venir prendre position

pour une heure sur ta proposition

et te laisser trois billets bleus

sur ta poitrine remplie de blues;

celui qui sait suivre tous tes pas

aux traces que tu lui laisses

dans son coeur de paria,

c'est ton poète, ton ange,

qui ne cessera de déguster ton orange,

de t'ériger des poèmes épiques,

de te suivre vers nos horizons chimériques

qui attendent des jours moins incertains

déclenchant des lumières automnales

et l'incendie virginal,

ces feuilles des arbres disant adieu

à notre vie habillée de mélancolie

comme les feuilles du poète

illuminent les coeurs des gens

n'oubliant pas

que l'amour reste sans concession,

que l'amour reste une procession,

que l'amour reste une ascension,

que l'amour reste une passion,

et que sans le risque de la crucifixion

il n'y a jamais d'amour bénédiction.

 

Tu es mon souffle vital

et, au moment de cette ambiance automnale,

je ne peux oublier que deux ans

se sont presque écoulés

depuis que tu es entrée dans ma vie.

 

La situation n'a pas changé.

Les colons toujours te visitent.

Les colons toujours te font l'amour.

Les colons toujours font comme si.

Et moi toujours je fais comme ça.

 

Je t'écris des poèmes

et te passe de la bonne musique

pour mettre du baume

au coeur de notre amour

subissant tous les outrages

de ces étrangers volages

colonisant pour un quart d'heure,

pour une heure,

ton corps majesté.

 

Je suis ton poète,

ton ange,

ton amour.

 

Et si je peux écrire ça

c'est parce que c'est toi

qui me le dit à l'oreille

quand nous faisons l'amour

et qui me l'écrit après l'amour

sur ton smartphone

chargé de numéros étrangers.

 

 

 

 

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