21/09/2017

Péripatéticienne

Il peut passer des ouragans

sur nos paysages et nos vies.

Il peut tomber des trombes d'eau,

descendre des enfers du ciel

des tombeaux de haine diabolique,

des fosses septiques

creusées par des coeurs corrompus,

malandrins, chauffards, et autres malotrus

de la politique péripatéticienne

livrant l'amour du monde

à une affaire exclusive d'argent,

de cul, et de cynisme,

toi la péripatéticienne

tu as sauvé un poète

de l'abandon en créant

une révolution copernicienne.

 

Toi, tu es la femme admirable

qui aime se promener en discutant,

qui aime faire l'amour en discutant,

qui aime chercher l'amant

derrière les façades d'argent.

Tu es péripatéticienne de mon coeur

et tu caches un sacré putain de coeur

capable de soulever au-dessus de Zanzibar

la poésie perdue au firmament de son art.

 

Il peut se passer un an,

deux ans ou même trois ans,

voir même cent ans,

le jour viendra,

couleur d'orange,

où nous nous aimerons

main dans la main,

yeux dans les yeux,

bouche contre bouche,

sexe contre sexe

dans notre joli nid d'amour.

 

Et le monde n'aura alors rien à dire

mais beaucoup à écrire.

Et le monde pourra écarquiller

ses yeux à moitié livides et morts pour décrire

l'amour progressif entre une femme et un homme

qui ont su vaincre

des montagnes de cynisme

et des abîmes de solitude,

qui ont su l'emporter

sur tout le reste,

les banquises polaires,

les banquiers sinistres,

et les mauvaises nouvelles

qui nous bouchaient tout l'avenir.

 

Le monde a perdu ses eaux romantiques

mais elle, cette déesse,

vient de perdre ses eaux amniotique

pour apporter à ce monde en détresse

l'enfant d'un amour hors du commun.

Si une seule femme est capable

de sauver l'univers d'un poète,

alors toutes les femmes au monde

sont capables de sauver l'Humanité

et les hommes de leur perdition.

 

 

Les commentaires sont fermés.