24/09/2017

Il y a plusieurs rues du peuple...et des impasses

Dans les petites rues qui battent tambour

il y a les fachos, les Républicains, les prolos,

et les troubadours.

Dans les petites rues,

il y a le peuple qui se révolte,

le peuple qui dit sa vérité.

Mais la vérité n'est jamais la même

suivant que l'on est riche et adulé

ou pauvre et rejeté.

 

Le rôle d'un gouvernement

c'est d'éviter les impasses,

les guerres civiles comme internationales,

les conflits sociaux,

et les embûches innombrables

à la paix sociale.

 

Mélenchon et les insoumis

vont au conflit avec le Gouvernement.

Macron est déconfit.

Canons à Confetti dans la rue,

j'aimerais dire bonjour à Nemo

juste pour qu'il me raconte

en détails intimes

qui est son gentil maître

Emmanuel;

juste pour me raconter

son point de vue de chien

qui a vécu le rejet et le chenil

et l'accueil final

dans la famille présidentielle.

 

Nemo,

à la soupe.

Parle-moi de Bribri et de son joli cabri

qui fait des sauts dans sa prairie.

C'est l'heure de la chienlit.

 

Nemo gâté, les Insoumis gâteux?

Le chien de l'Elysée, enfermé dans une cage, maltraité pendant des années, recueilli dans la rue par la SPA est désormais bienheureux auprès de son maître Emmanuel Macron qui avoue lui-même que ce chien mérite d'être gâté après avoir été mis des années en cage.

 

Bienheureux chien qui a trouvé le chemin de son maître. Soumis mais en liberté contrôlée dans une maison dorée... Docile parce que sans parole pour contredire la voix de son maître qui sait à quel moment il sera disponible pour son chien et quand son chien l'écoutera depuis un poste TV pour déstresser de son absence. Le soumis s'appelle Nemo et c'est un chien. L'insoumis capitaine du même nom devrait se retourner dans sa tombe...

Cher Emmanuel Macron. Vous êtes à la fois un brave et un bon maître. Vous avez sauvé un chien SDF de la perdition. Vous l'avez recueilli chez vous et il est devenu votre dada. Mais c'est un chien, pas un humain. Et surtout c'est un seul chien, pas tous les humains. Vous ne pouvez rien faire contre toute la misère du monde mais pouvez faire en sorte que les riches deviennent plus riches et que les pauvres deviennent plus pauvres grâce à la technique du ruissellement économique qui devrait fonctionner mais qui ne fonctionne pas vraiment puisque cette technique permet d'abord aux actionnaires de gagner sans rien faire (ah les fainéants!) et aux travailleuses et travailleurs de crever dans le stress d'un travail précaire, sous-payé, à la merci de la nouvelle loi travail qui donnera toute sa liberté à l'entreprise de mal traiter davantage ses employés. L'Etat et la loi ne seront plus le premier recours. Les maîtres seront les multinationales qui produiront du dumping social pour être plus concurrentiels sur le marché et créeront chez les plus petits entrepreneurs un casse-tête chinois, soit celui du genre où la technique de l'assommoir cher à Emil Zola s'abattra en chantage perpétuel sur le dos des salarié(e)s.

Vous pensez, comme ce cher Jean-Jacques Rousseau, que l'homme est né bon et que c'est la société qui le pervertit. Vous pensez donc que l'entrepreneur n'est pas soumis à la perversion du système capitaliste et qu'il peut rester bon et charitable, contre vents et marées, faillites et disparition de son entreprise avalée par la concurrence de ceux qui sont ou seront devenus des maîtres implacables, des dirigeants soumettant leurs employés à un stress perpétuel, à des horaires de travail flexibles et organisés parfois au dernier moment, faisant pression sur les salaires et refusant des augmentations légitimes de salaire (les actionnaires se sucrant au passage) sous prétexte que la boîte ne pourrait alors plus survivre face à la concurrence.

Votre loi est tout simplement ignoble. Tous les patrons ne sont pas des salauds mais les salauds de patron qui seront les plus intraitables seront le modèle pour tous les autres et les bons patrons n'existeront que dans le fruit de votre imagination. Parce qu'avec un bon diplôme en poche, une formation de niche très recherchée, une exception dans la loi du marché, on peut toujours faire valoir ses compétences face à un salaud de patron qui n'aura pas le choix de bien vous payer parce que c'est l'employé qui détiendra alors le couteau par le manche et pourra se vendre au plus offrant. Mais dans tous les autres cas, immensément majoritaires, le patron devenu tout-puissant pourra faire à sa guise, demander plus et plus et plus sinon ce sera la porte parce que, bien sûr, il y a cent ou deux cents dossiers de demandeurs d'emploi qui attendent sur son bureau pour remplacer le gars ou la fille.

Votre loi est tout simplement la honte et la lèpre du tout laisser-faire tellement cher aux idéologues de l'ultra-libéralisme. Les Insoumis radotent? Ils ne savent pas ce qu'ils disent ou écrivent? Ils se réfèrent à de vieilles barbes comme Jean Jaurès ou Victor Hugo? Les Insoumis sont des gâteux et des gâteuses qui finiront dans l'amertume et l'abandon?

Monsieur Emmanuel Macron. Continuez bien de gâter Nemo et laissez les insoumis dans la rue. Ce sont des chiens errants, des chiens migrants, des chiens clandestins, des chiens pauvres, des chiens poètes, des chiens qui ont tout vu chez l'être humain et qui ne croient pas que l'être humain est naturellement bon. Il peut devenir un saint ou un salaud; un amoureux qui réussit des choses magnifiques ou un haineux qui provoque des actions maléfiques. Son libre-arbitre peut l'entraîner à commettre le meilleur comme le pire.

Et si vous voyez les fascismes montés partout sur la planète; que les coeurs humains se dirigent de plus en plus vers des actions de haine et de violence; que la planète est soumise à des soubresauts climatiques extraordinaires; que Kim et Donald jouent l'Humanité sur la corde raide, ne dites pas que le néolibéralisme n'y est pour rien. Dites juste que c'est la faute à ces salauds d'Insoumis et d'Insoumises. Cela suffira pour faire un bon plan média tout en excitant davantage les foules fascisées ou simplement lobotomisées contre les derniers révoltés du système capitalistes que sont les Insoumises et les Insoumis.

Nous sommes des Insoumis et des Insoumises  gâteux(ses) qui répétons sans cesse les mêmes choses et nous risquons nos vies à finir dans la rue comme des chiens abandonnés, des SDF qui finiront sans soins, sans amour, sans rien parce que nous ne sommes pas le gentil chien Nemo très gâté par le Président de la République et qui vous regarde avec tout plein d'amour, de reconnaissance, de soumission, et de tendresse dans les yeux.

Je suis le Capitaine Nemo. Alors je sais très bien de quoi je parle depuis la coque de mon sous-marin muet. Je ne radote pas. Je connais ma vérité et l'aventure dans laquelle je me suis embarquée.