06/10/2017

Dubochet, un Nobel qui connaît les conditions de survie pour l'Humanité

"La gauche, c'est l'intelligence, et la droite, c'est l'égoïsme."

Tout est presque dit dans cette petite phrase du dernier prix Nobel de chimie, Jacques Dubochet.

L'homme calque ses recherches à la réalité de la vie. Un groupe d'individus, quelque soit sa nature et son espèce, ne peut survivre en milieu hostile que s'il sait faire preuve d'altruisme. L'Homme est, de par sa nature et sa complexité, fragile devant les lois de la nature, de ses transformations physiques et atmosphériques dont l'être humain est désormais en partie responsable.

En faisant perpétuellement preuve d'égoïsme, de chacun pour soi, théorie si vantée de nos chers ultra-libéraux, l'Homme est en train de sacrifier sa propre espèce et des milliers d'autres avec elle. Nous nous sommes engouffrés dans une voie sans issue, un peu à la manière du tireur glacial de Las Vegas qui avait tout pour plaire, millions, maison coquette de retraité avec toutes les commodités sportives et de fitness, et qui pourtant contemplait depuis son balcon un désert à perte de vue comme si nos vies d'humains devaient disparaître bientôt sans laisser de traces sur la planète Terre...

L'égoïsme, le laisser-faire, n'ont pas d'avenir en tant qu'idéologie pour un monde global. Il est impossible que 7 milliards de personnes se retrouvent à vivre ensemble sur la même planète, tous connectés au reste du monde, mais jamais solidaires, toujours suicidaires pour réussir à garder ses maigres ou importants avantages économiques liés à l'obtention des pouvoirs. Créer une petite élite mondiale et une immense majorité de gens maltraités et soumis aux lois du plus fort travaillant au service de grands groupes commerciaux dont cadres et actionnaires se redistribuent tous les bénéfices au détriment des salaires des employés de base et des gens exclus du système ne peut pas déboucher sur une société mondialisée harmonieuse, intelligente, qui développe de bonnes conditions de survie à l'espèce. Cette façon de voir le monde ne peut que conduire à la catastrophe ultime.

Jacques Dubochet ne se pavanera jamais ni dans les salons scientifiques ni dans les médias. Il continuera sa vie d'homme simple, altruiste, pétri d'humour et de sagacité. C'est un Suisse qui non seulement a obtenu le prix Nobel de chimie mais plus encore a compris définitivement l'alchimie nécessaire qu'il faudra réaliser coûte que coûte durant les prochaines décennies pour que l'Humanité se sauve de sa propre Apocalypse. On pourrait presque lui décerner aussi le Prix Nobel de la paix...et de l'anticipation.

 

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