06/10/2017

Paddock faisait des cauchemars et restait parfois au lit...

Selon sa compagne, le tueur de Las Vegas sursautait parfois dans son lit en criant "Oh, mon dieu!" sans jamais parler de ses rêves et de ce qui provoquait ces cris dans son sommeil agité.

Un homme tourmenté par ses démons qui consommait depuis peu des tranquillisants... Cela peut conduire une personne insensible au malheur des autres, égocentrique, méthodique, et très intelligente de surcroît puisque capable de déjouer l'algorithme du Casino pour être plus fort que lui, à envisager des scénarios du pire en imaginant devenir aussi célèbre voir plus célèbre que son propre père recherché jadis par toutes les polices d'Amérique pour braquage de banques. Paddock devait avoir une certaine estime maléfique de lui-même et il ne pouvait pas envisager sa sortie sans créer un énorme buzz médiatique afin qu'il colle à l'image de son propre père...en mieux dans le Mal qu'il pouvait réussir à activer dans sa vie secrète embrumé par les tranquillisants qui deviendront sans doute le détonateur qui mettra le cerveau de Paddock sur orbite machiavélique...  

Souvenons-nous, dans un autre parcours de vie déroutant, de ce co-pilote de Lufthansa, Andreas Lubitz qui a crashé son avion avec des centaines de passagers à bord. Des personnages en mode borderline qui ne montrent aucun signe particulier pouvant mener à tuer des centaines de personnes en se suicidant. Des personnages narcissiques qui veulent obtenir la célébrité à n'importe quel prix fut-il ce prix le prix de la mort, de l'héroïsme mortifère, du nihilisme le plus parfait.Des sortes d'anges de la mort qui ont tracé un destin no futur pour leur propre vie, des criminels punks qui préfèrent la disparition célèbre pour calmer leurs terribles angoisses de vie normale et sans statut exceptionnel à leur existence monotone trop banal et sans extase mortelle...

Il y avait sans doute quelque chose de métaphysique et de mystique, d'irrationnel et de diabolique, chez Stephen Paddock. Il n'avait pas choisi sa maison de retraite et sa vue sur le néant désertique par hasard. Il y avait comme une sorte de désert de la conscience dans son esprit et une absence de coeur pour l'Humanité en général. Seuls quelques proches méritaient sa considération, dont sa compagne de vie. Tous les autres pouvaient être considérés comme quantité négligeable, comme objets de son plan criminel, d'où cette comparaison à un fascisme intérieur qui le rongeait et provoquait chez lui des cauchemars d'ordre irrationnel et métaphysique.

L'absence de conscience tue notre humanité et elle est, hélas, de moins en moins rare. Quand un président de la première démocratie du monde peut faire des tweets abominables, dont certains insensibles à la destruction que provoquerait le largage d'une bombe atomique sur des villes, on peut écrire que ce type de démocratie est rongé par les miasmes de la dictature fasciste et que peu à peu l'écart qui sépare une dictature apocalyptique implacable comme la Corée du Nord d'une démocratie comme l'Amérique est de moins en moins évident dans nos têtes.

Stephen Paddock a commis un massacre abominable. Mais que penser de Donald Trump si par hasard il décidait de donner une petite leçon diabolique de métaphysique américaine à Rocket Man?

Un article intéressant à lire:

https://www.thenewamerican.com/reviews/opinion/item/27066...

 

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