12/10/2017

Harcèlement et culture du viol, Hollywood ne savait pas...

C'est un peu comme dans les églises quand les curés jouent les enfants du bon dieu avec leurs fidèles et que dans la cure, une heure plus tard, ils violent les petits enfants de choeur.

Personne ne soupçonne rien pendant des dizaines d'années et puis soudain le couvercle de la marmite puante explose avec tous ses scandales et et révélations qui jaillissent tels des monstres effrayants.

Personne ne parle. Tout le monde a honte. Personne ne parle parce que les enfants sont terrifiés à l'idée de dénoncer leur bourreau pédophile qui leur impose le silence. Personne ne parle parce que les femmes, les hommes parfois, sont dans une gêne si considérable qu'elles (ils) rejettent la faute sur elles (sur eux) qui ont accepté de coucher contre l'obtention d'un rôle dans un film ou d'une promotion canapé. Les fauteurs abusent de leur pouvoir de décision et en profitent pour se comporter au minimum comme des goujats, au maximum comme des violeurs brutaux impunis par une industrie du divertissement qui les couvre de toute son hypocrisie sociale, de ses fausses émancipations sexuelles et féminines, de ses coups tordus à répétition.

Le pouvoir agit bien souvent sur l'homme comme une drogue. Qu'il soit un pouvoir divin comme dans les églises ou les sectes ou un pouvoir laïc et purement financier, l'homme abuse bien trop souvent grâce à une société perverse qui accorde aux plus puissants des prérogatives qu'ils ne devrait jamais avoir dans un système démocratique vraiment libéral dans le sens "liberté". Si c'est la liberté qui oppresse, si c'est la liberté cynique de Sade qui s'impose ce n'est plus la liberté au sens démocratique et égalitaire du terme. C'est une liberté individuelle totalitaire qui soumet à ses bons plaisirs. Pier Paolo Pasolini nous l'avait dit à travers toute son oeuvre d'anarchiste. Mais la société préfère rester sourde et soumise à un ordre moral rigoureux dont les maîtres se font un régal. La société aime les puissants et rejette les anarchistes. La société se soumet et les femmes suivent, dans l'ordre logique des choses, le schéma traditionnel.

Il faudra que la peau de serpent mue encore pour que l'être humain accouche d'une nouvelle Eve et d'un nouveau Adam assez convaincants pour bouleverser l'ordre des puissants. Il faudra que Dieu se chasse lui-même de son paradis biaisé pour aller errer dans la rue à la recherche de sa propre quête de liberté. Il faudra que Dieu devienne ce cocu magnifique qui a perdu sa toute-puissance et son aura auprès des femmes qui ne le trouvent plus très sexy depuis qu'il a perdu ses habits de lumière. Il faudra que Dieu évite Satan et une reconversion dans l'horreur terroriste. Il faudra que Dieu finisse par croire à autre chose que le paradis néolibéral qu'on lui propose en guise de liberté ultime pour faire de lui un homme qui a su trouver son chemin au milieu de sa solitude, de son abandon, et de sa propre disparition.

En attendant, Hollywood peut dormir sur ses deux oreilles. Ce n'est pas demain que les femmes et les hommes chercheront à se libérer de l'empire sadien créé par les néolibéraux. Avoir Donald Trump au pouvoir leur jette tout de même un sacré pavé dans la mare au discernement... Est-ce que la révolution est vraiment possible en ce cas-là?

Dieu n'a pas la réponse. La réponse est en chacun et chacune d'entre nous tous. Et Dieu enquête toujours sur sa propre existence. Il ne donne pas ses réponses aux insoumis et insoumises qui doivent se questionner eux-mêmes et chercher pour eux-mêmes et pour elles-mêmes.

 

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