30/10/2017

Woman Survival School

Il fallait en arriver là!

Partout dans le monde occidental, mais aussi ailleurs nous l'espérons, les femmes se soulèvent contre le harcèlement et le viol.

Elles ont trouvé un mot en anglais: survivor l'équivalent de survivante en français. Cela me rappelle tout simplement mon aventure de jeunesse aux Etats-Unis pour visiter les Survival Schools des Sioux où les jeunes élèves de primaire et de secondaire indiens réapprenaient la culture et la religion de leurs ancêtres interdites par les Blancs tout en restant ancrés dans une tradition démocratique américaine...bien que les Blancs, immigrés d'Europe, aient commis, jadis, un énorme génocide sur les peuples indiens, leurs ancêtres, et leur culture...

Les femmes se révoltent et se battent contre la misogynie masculine, les actes de prédation sexuelle des hommes ainsi que leurs violences physiques et psychiques. Elles ont mille fois raison de parler. Beaucoup d'hommes sont actuellement en train d'effectuer un retour vers le passé par un acte de régression masculine effroyable suite à l'émancipation féminine. Nostalgique de leurs pouvoirs ancestraux, certains hommes profitent de leur situation sociale enviable pour faire des pressions inimaginables sur les femmes afin de les dominer et de les coucher dans leur lit. Ceci n'appartient plus à la sphère de la séduction consentie. Ceci appartient exclusivement à la sphère machiste de mâles qui s'érigent dans un rôle de toute-puissance impunie et criminelle, soit la culture du viol. 

S'il faut casser du zizi, cassons du zizi qui rime très bien avec nazi, d'ailleurs. Je suis un homme et donc je suis bien placé pour savoir qu'un garçon doit apprendre à connaître ses propres limites vis-à-vis des filles, et plus tard des filles devenues femmes. Cela s'appelle l'éducation corporelle et sentimentale des garçons comme des filles. 

Il y a des choses que ne doivent pas se faire de la part des garçons. Comme il en existe aussi pour les filles. Ceux et celles qui franchissent certaines limites déterminées dans la loi actuelle en évolution sont punissables devant des tribunaux civiles et les hommes, en particulier, ne peuvent pas justifier de leur toute-puissance, de leur prétendue maîtrise et emprise sur la femme pour commettre des actes sexuels abominables parce que non consentis. Les vieux principes religieux, les vieilles recettes patriarcales ne sont plus et ne seront plus jamais applicables dans nos sociétés modernes qui prônent l'égalité homme-femme et le droit de disposer de notre corps comme bon nous semble.

Les femmes sont en train d'inventer les écoles de survie féminine face à des mâles archi-dominants sûrs de leurs prérogatives et du pouvoir financier pharaonique que leur confère leur statut de décideur. Le néolibéralisme a amplifié le problème en accordant à la grandeur du porte-monnaie toute sa magnificence devant la loi des hommes au sommet de leur gloire financière. Les poètes sont écrasés et relégués dans des zones de confidentialité extraordinaires alors que les salauds ont conquis le monde et tentent de soumettre les femmes à leur loi toute personnelle et individuelle.

Dans les écoles de survie, les femmes trouveront sans doute de quoi relire les poètes romantiques désespérés de notre monde actuel et trépassé. Elles y apprendront que les hommes sont parfois restés très fleur bleue, fragiles, financièrement et socialement à la rue, dans l'incapacité d'offrir belle bagnole, coquette villa, somptueux voyages aux femmes de leurs rêves. En contrepartie, les poètes ont gardé une âme sensible cherchant le grand amour, la muse fantastique, l'envie de construire un nouveau monde sur la délicatesse des sentiments et de l'amour reconquis...

A vous Mesdames de faire survivre l'école des amours romantiques. C'est tout ce que j'ai envie de vous dire après avoir moi aussi traversé ma propre traversée du désert et l'errance dans le passé en passant dans des zones à risque où l'homme confond son zizi avec le prédateur genre dinosaure mal dégrossi qui veut bouffer et surconsommer de la chatte à n'importe quel prix, fusse au prix de sacrifier l'amour au bénéfice de sa toute-puissance sexuelle... Je suis un homme comme les autres...

L'éducation des filles et des garçons, sans tabou mais sans vulgarité aussi, est une base essentielle pour que nos propres enfants ne mélangent pas, plus tard, bestialité et art du gros porc avec érotisme et art de la séduction romantique.

 

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