31/10/2017

Petit commentaire déposé sur le blog de Pascal Décaillet

Il ne m'arrive jamais de faire un billet d'un commentaire que je place sur un blog voisin sur la TdG. Mais je me sens un peu obligé de le faire pour donner mon point de vue sur la "meute" qui lynche déjà Tariq Ramadan. Voici donc ce commentaire:

"De quel côté est le lâche? De quel côté est le courageux? Je vous rappelle qu'une meute ramadane est prête à faire la peau de ces femmes et même de leurs enfants totalement innocents juste pour sauver l'honneur de leur gourou qui, quand même, donne bien des signes de préoccupation en dehors des témoignages de femmes présumées victimes de viol. Dois-je vous rappeler le moratoire proposé par Ramadan sur la lapidation(rejoignant la position très contestée de son frère Hani sur le droit de lapider une femme et un homme pour adultère face à Nicolas Sarkozy très en verve ce jour-là). Où sa façon très particulière de se positionner sur les mutilations génitales féminines (ni pour ni contre bien au contraire). Bref. Vous avez le droit de vous inquiéter sérieusement pour une presse libre et indépendante qui fait son boulot malgré les risques encourus (remember Charlie Hebdo) et vous inquiétez, un tout petit peu quand même, pour les hommes libres qui donnent juste leur avis en fonction de ce qu'ils lisent de part et d'autres des camps de fracture. C'est la moindre des choses en démocratie de s'engager et de prendre des risques quitte à recevoir des coups de bambous sur la tête par des fanatiques ou simplement parce que ces femmes, par on ne sait quel complot sioniste, se seraient organisées en meute pour abattre Tariq Ramadan. Appeler les personnes du camp qui défend ces femmes de lâches décidés à se faire la peau de Tariq Ramadan est un peu court, cher Monsieur."

http://pascaldecaillet.blog.tdg.ch/archive/2017/10/31/pre...

Madame la Docteur en psychologie

Il y a certains jours où l'évidence ne peut pas être une évidence parce que l'image qu'on se fait d'une personne n'est pas celle qui colle à une partie de sa réalité.

Nous ne connaissons jamais une personne à 100%. Même en couple, même complices et bien dans sa relation, il y a toujours une partie de l'autre qui nous échappe, une part secrète, très intime et non dévoilée. Un pan du passé ou de notre présent qui reste hermétique à toute communication verbale ou écrite où qui se dévoile alors un jour, par hasard ou sous l'impossibilité de faire autrement, pour x ou y raisons et parfois sous la prise de connaissance involontaire de l'autre.

Madame la Docteur en psychologie, vous faites bien de donner encore une chance au Docteur Tariq Ramadan, homme dont vous appréciez apparemment la compagnie. Pourtant vous vous aveuglez vous-même quand vous renoncez à prendre en considération le témoignage de ces femmes qui dénoncent, avec grand courage et risques évidents pour leur vie et celles de leurs propres enfants, le gourou. Parce que gourou il y a et que, en psychiatrie, il me semble que le premier réflexe à avoir est de se méfier comme la peste des paroles d'un gourou qui subjugue et rend dépendant de son discours des dizaines de milliers de fidèles qui sont prêts à prendre pour argent comptant tous les conseils, toutes les remarques, tous les sermons pour la vérité absolue sortant de sa bouche.

L'esprit critique est bafoué quand on se confronte à un personnage tel que Tariq Ramadan qui a comme unique référence le Coran et des haddiths tous centrés autour de la croyance fidèle d'un texte unique venant "d'Allah". L'esprit critique ne peut plus s'exercer hors du cadre de référence et c'est bien pratique pour tout gourou qui ne peut ainsi être déstabilisé par une philosophie autre qui met le texte en contradiction et soulève des interrogations pertinentes. Dans une secte, un mur s'érige entre eux les fidèles et nous les infidèles. Un mur certain et définitif parce que qui voudrait créer une brèche dans le mur se voit automatiquement rejeté soit comme infidèle au Livre soit comme intelligence ennemi qui veut détruire la religion islamique de l'extérieur. 

Tariq Ramadan est une personnalité qui peut très bien avoir développé un caractère haineux, méprisant, et violent envers certaines femmes vulnérables sans pour autant le montrer à d'autres femmes. Un violeur n'est jamais que violent physiquement et même verbalement qu'avec la ou les victimes qu'il agresse. Le reste du temps, il est "normal" sinon il serait sur le champ arrêté et mis en prison. Un lion, dans la nature, n'attaque sa proie que quand il a faim. Sinon, c'est un gros paresseux qui se prélasse au soleil donnant l'impression qu'on peut le caresser et ronronner avec lui sans risquer notre peau. C'est la caractéristique de tout prédateur. Il donne une image lisse de lui-même, un type sans problème, parfois même marié et désigné bien sous tous rapports par son entourage et sa propre épouse. Qui croit que tel ou tel s'est soudain attaqué à la petite fille ou au petit garçon du voisin ou à la copine d'un autre homme sans que la preuve ou le témoignage accablant le désigne comme bourreau?

Chez Tariq Ramadan, il y a des signes avant-coureur comme certains e-mails dont il a laissé la trace chez sa ou ses futures victimes. Il y a d'autres signes comme son langage tordu autour de la lapidation et de la circoncision. Et enfin, sa vie privée qui sent le soufre du grand séducteur alors qu'il défend publiquement la plus grande et rigide des vertus concernant les femmes et les hommes.

Alors je veux bien que Mr Tariq Ramadan se soit toujours bien comporté avec vous et que jamais vous n'ayez eu le moindre doute quand à sa probité intellectuelle et à son comportement. Mais sans doute n'êtes-vous jamais allé sur son invitation à la chambre de son hôtel. Car qui sait si vous n'y auriez pas rencontré un lion qui a faim de chair fraîche et le désir d'humilier une femme en lui faisant subir tous les sévices pour toutes les autres qu'il ne peut pas humilier en public? Mais vous n'étiez pas une femme salafiste sous son emprise. Vous étiez une intellectuelle libre. Il ne vous aurait jamais invité à sa chambre sauf en amoureuse et en amoureux consentant pour une nuit d'amour libre de toute contrainte religieuse...

http://www.huffpostmaghreb.com/fanny-bauermotti/tariq-ram...

 

Oncle Jack'O Lantern

C'est pas sa faute à lui

s'il est plus malin que le Diable

et plus sage que Dieu.

C'est pas sa faute à lui

s'il erre depuis la nuit des temps

parce que ni Dieu ni Satan

ne veulent de leur satané acrobate,

Oncle Jack

roi du rock'n'roll,

Prince Chaman de la citrouille

transformée en carosse

pour sa Princesse Sara Bella.

 

C'est pas sa faute à lui

si les enfants jouent avec lui

et que les femmes lui offrent

quelques nuits inoubliables

entre festival du rire

et festin du désir.

C'est Oncle Jack

roi de l'épouvante

et Prince des cimetières amoureux.

C'est Oncle Jack

roi des histoires éprouvantes

et Prince des contes immoraux.

 

A la fin, c'est Dieu ou Satan qui gagne?

C'est pas la question.

La réponse c'est Oncle Jack

et sa meute d'enfants

qui ont le dernier mot

pour élire Sara Bella

au royaume de Jack.

 

30/10/2017

L'heure mélancolique

La religion me donne des coliques.

Mon ventre est bucolique

mais mes nuits sont synthétiques.

 

Les filles ne savent plus

à quel saint se damner.

Les filles ne savent plus

à quel dieu se donner,

donner leurs jolis corps

et sacrifier leur sang

au plus pervers

car à la cour règne Maître de Sade

et sadisme est notre monde.

Perdues dans leurs cours prophétiques

les filles suivent le train des alcooliques

de la religion islamique

ou celles des gourous télé-évangéliques

de la cure catholique

qui ont prophétisé la fin apocalyptique

de la Terre

en accusant les filles

de tous les péchés du monde

pour mieux asservir leurs jolis corps

aux règles de leurs esprits dérangés.

La psyché masculine est atteinte

d'un mal étrange

et le monde a perdu ses lumières.

La psyché féminine est atteinte

d'un désir étrange

et le monde retrouve un petit peu ses lumières.

 

Mais sera-ce le début d'une nouvelle ère romantique

où l'ultime sursaut des femmes avant la bombe atomique?

 

Fuck les gourous!

Vous êtes la décadence du monde.

Fuck les hypocrites!

Vous êtes la décadence du monde.

Fuck ce monde qui vend

ses sornettes religieuses

et ses places au soleil

proche de Mamon

contre viols et sodomie imposés

à des filles qui se taisent

de peur de perdre encore davantage

en gagnant leurs petits avantages

de biens matériels et de célébrité.

Fuck cette vie

qui enterre les poètes

avant de les avoir publiés

et de les avoir aimés.

 

Fuck!

 

Je prends mon transibérien

pour rejoindre l'heure mélancolique

et ma fille publique

qui se donne et se dévoue

jour et nuit

à la valse des hommes et de leurs triques.  

 

Pornographiques et lubriques,

sadiques et sataniques,

sont nos maîtres du monde.

 

J'ai les idées méchantes.

Mais Fuck!

Je veux faire de mal à personne

quand je suis dans les bras

de ma bien-aimée.

 

Henda Ayari: aveugle jusqu'au point de ne pas prêter attention aux "ragots"

Le propre du gourou c'est de se donner une telle aura de perfection que tout ce qui peut attenter à sa personnalité parfaite est de l'ordre de la dénonciation calomnieuse et mensongère.

Henda Ayari ne fait pas exception à la règle de la servitude sous la domination spirituelle d'un gourou. Avant l'agression qu'elle a subi de la part de son gourou, de son frère quasi parfait, Henda savait que des soeurs en religion avaient éventé quelques secrets d'alcôve imposés et violents de la part de Tariq Ramadan. Hors aucune méfiance de sa part. Elle croyait le discours officiel circulant dans la secte, à l'instar de tous les autres dévots et dévotes, discours qui voulait que les dénonciatrices étaient des sales menteuses qui se cachaient anonymement, et qui cherchaient à nuire à la secte salafiste et à son maître. 

"De toute façon, quand je lui ai dit à un moment donné que j'allais le dénoncer, il m'a menacée de mort, il a menacé mes enfants. Je lui ai dit que d'autres femmes avaient vécu ce que j'avais vécu, et que j'allais retrouver ces autres femmes, et qu'on allait faire ensemble quelque chose contre lui (...) Il m'a dit 'Henda, je sais tout de toi. Je ne suis pas seul, on sait où tu habites, on sait exactement ce que tu fais, chaque jour qui passe. Je te conseille de fermer ta bouche, tu ne voudrais pas qu'il arrive malheur à tes enfants, n'est-ce pas?' ". Henda Ayari se résout alors à garder le silence."

Pas plus de méfiance quand, le jour où elle met un profil sur Facebook de son visage dévoilé et maquillé, Tariq Ramadan lui dit que ce n'est pas bien ce qu'elle fait:

"Ce n'est pas bien ce que vous faites, cette photo. (...) Vous suscitez le désir des hommes. Non seulement vous ne portez pas le voile, mais en plus vous rajoutez du maquillage", raconte-t-elle."

Tariq Ramadan est, pour elle, un frère en islam modéré et ouvert avec les femmes qui ne portent pas le voile. Pas un type engoncé dans ses dogmes qui accusent toutes les femmes dévoilées de provocation à l'acte sexuel et brutal de la part "des hommes réellement musulmans qui se donnent le droit de violer les esclaves et les infidèles au Coran". Hors, elle reste totalement aveugle au signal d'alarme lancé par quelques soeurs qui ont vécu les assauts de frère Tariq ainsi qu'à cet ultime signal du maître en personne qui lui signifie qu'elle est dans l'erreur et qu'elle provoque le désir chez les hommes, sous-entendu chez lui-même.

"J'étais salafiste", confie-t-elle, "et après avoir retiré mon voile, je me suis dit 'je vais pouvoir être une femme musulmane tout en travaillant et en étant modérée', et pour moi Tariq Ramadan, c'était l'image de l'islam modéré en France, c'est pour ça que j'avais besoin d'être en contact avec lui, pour être rassurée".

Henda Ayari évoque aussi les insultes: "Tu es venue pour ça, c'est ce que tu voulais, c'est ce que méritent les femmes comme toi. Tu l'as cherché", lui aurait asséné Tariq Ramadan.

"Il me faisait comprendre", poursuit-elle, "que le fait que je retire le voile voulait dire que j'avais provoqué son désir, que c'était de ma faute. Il m'a aussi reproché de ne pas être expérimentée sexuellement. C'était moi la responsable, je l'avais mis en colère, parce que je n'étais qu'une petite fille".

http://www.bfmtv.com/police-justice/henda-ayari-une-des-v...

Le reste du témoignage d'Henda Ayari à suivre sur le lien ci-dessus. On ne résiste pas au gourou. On se soumet à lui. Tariq Ramadan est démasqué mais ses adeptes poursuivront Henda Ayari jusqu'en enfer s'il le faut. L'horreur des dérives sectaires de l'islam s'accomplit sous nos yeux...