23/11/2017

Si les femmes et les hommes entendaient les poètes

Les poètes ne sont pas faciles

à vivre et à fréquenter.

Ils sont libres, écrivent inspirés

du feu de la révolte,

de cette révolution qui bout

dans leur coeur.

 

Les poètes visent l'impossible

étoile de l'Amour

qui fleurit sur les fumiers

de la haine et des violences

faites aux enfants,

aux femmes, et aux hommes.

 

Les poètes ont des moeurs

tantôt légères tantôt fidèles,

cela dépend de la liberté

des femmes, de leurs choix,

de leurs désirs et de leurs charmes.

 

Les poètes ne sont ni pour

ni contre la chasteté ou la débauche.

Ils sont pour l'Amour,

la créativité, les sentiments,

les passions, l'extase

des filles et des garçons

qui trouvent un moment de bonheur

au milieu de la folie du monde.

 

Les poètes sont capables

de tout et ne se risquent pas

à se dire vertueux et sans faille.

Les poètes n'ont pas de religion

qui manipule les foules

à leur profit de puissance,

de domination, de conquête,

dans le but de soumettre

peuples, femmes et hommes

à leurs plaisirs sado-masochistes

sous le regard d'un 

dieu menaçant et terrifiant.

 

Les poètes font confiance à Dieu (aux dieux)

même s'ils n'existent que

dans leurs rêves utopiques.

Les poètes font confiance à la femme

qui leur est infidèle,

qui couche pour l'argent,

mais revient à chaque fois

avec le désir d'aimer encore

plus sincèrement le poète

afin qu'un jour leur amour

devienne un exemple de majesté,

de spiritualité, de joie, et d'érotisme

dans le coeur des hommes.

 

Les poètes vivent avec les pauvres,

les exclus, les marginaux, les lépreux,

les femmes tombées du ciel

pour servir l'homme et ses enfers sexuels.

 

Les poètes ne font pas choix de religion.

Ils sont de la religion de l'Amour

peu importe qu'ils soient juifs,

chrétiens, musulmans, bouddhistes,

animistes, athées, ou déistes.

 

Les poètes sont bannis de la société

parce que trop libres et trop provocants.

Mais si les gens écoutaient

leur révolte et leur amour

ils feraient la révolution

et chasseraient tous les gourous

qui les enferment dans des dogmes

et les soumettent aux violences,

aux viols, aux haines,

aux guerres, aux souffrances inouïes

provoquées par l'esprit de grandeur,

de domination, et de puissance.

 

Soeurs et frères en toute religion,

je suis poète et je le resterai.

Peu importe la mort

pourvu que la vie du poète aie triomphé

des fous sanguinaires.

Les poètes c'est Bagdad, le souk,

le bordel, la vie, et l'amour

à chaque regard et chaque danse.

 

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