27/11/2017

Quand vit le soufi en toi


Ne Désespère pas 
Si le bien aimé te rejette ; 
S’il t’éconduit aujourd’hui, 
Il te rappellera demain ! 
Sil te ferme la porte au nez, 
Ne t’éloignes pas ; 
Reste patient à sa porte, 
Car si tu attends patiemment 
Après, Il te fera asseoir à la place d’honneur. 
Et s’il te ferme tous les passages et toutes les voies, 
Il t’indiquera une voie secrète que nul ne connaît.
 
Rûmi 

 

Le sang a coulé

sur le parvis de la mosquée.

Le sang a coulé

mais la liberté, elle,

s'est envolée comme un oiseau

qui reviendra au champ

 

Je me disais que si à la création de l’univers, Dieu n’y avait mis aucune créature et qu’il l’avait recouvert de graines de millet d’est en ouest, de la terre au ciel. Puis, s'il avait créé un seul oiseau auquel il offrirait un seul grain de millet à chaque millénaire et après cela il créait un homme auquel il disait que celui-ci n’atteindrait pas son but tant que cet oiseau unique n’aurait pas mangé tout le millet de l’univers et que jusqu’à ce qu’il en soit ainsi il endurerait la douleur brûlante de l’amour ; je me disais que même une telle situation ne durerait qu’un instant dans l’éternité et que ce serait une chose vite accomplie. ‘’ ( Nicholson 1921,p.18 in Asrar al-tawhid, 44,12) 

 

L'oiseau unique

revient au champ

et dit à la femme de se libérer

des gourous portant le malheur

dans leur maison.

L'oiseau unique

revient au champ

et dit à l'homme de se libérer

des gourous portant le malheur

dans leur maison.

 

Ils ont bouté le feu à la Terre

mais ceci est le feu de Satan.

Ils ont brûlé l'Amour

mais ceci n'est pas la brûlure de l'Amour.

 

Le domaine de l’amour n’est pas un passage publique. 
Une fois empruntée cette voie 
tu ne peux pas faire qu’y passer 
A présent que puis je faire ? 
Je suis impuissante…
 
Tweedie

 

L'Amour attend à la porte

et jamais ne force le passage.

L'Amour attend à la porte

et le média n'est pas la télévision

mais Allah.

L'Amour attend à la porte

et ne force pas le champ de ses labours.

L'Amour attend l'Invitation

de sa bien-aimée.

 

Sur ma couche, dans les nuits, j'ai cherché celui qu'aime mon être. 
Je l'ai cherché, mais ne l'ai pas trouvé. 
Je me lèverai donc, je tournerai dans la ville, dans les marchés, sur les places. 
Je chercherai celui qu'aime mon être. Je l'ai cherché mais ne l'ai pas trouvé. 
Les gardes qui tournaient dans la ville m'ont trouvée. « Celui qu'aime mon être, l'avez-vous vu ? »
 
(Cantique des Cantiques 3 :1-3) 

 

Aimes-tu mon être ou mon argent?

Aimes-tu mon être ou mon apparence?

Aimes-tu mon être avec amour ou intérêt?

M'aimes-tu ou m'aimes-tu pas?

Qui m'aime me tue

mais me tue d'un Amour infini

ouvrant la porte du paradis.

 

L'Amour est une porte qui ouvre sur ta propre Vie.

 

L’amant est un homme 
Qui s’enflamme et brûle 
Dont le visage est fiévreux 
Absorbé dans des lamentations frénétiques 
Il ne connaît pas la prudence 
Et même si on lui offrait une centaine de mondes…, il les enverrait joyeusement au bûcher
 
(Attar 1984,p.172) 

 

Le mystique n'est pas un gourou

ou alors c'est un gourou sans chaîne

et sans possession,

sans menace et sans oppression.

Il ne fait pas d'Allah un idéologue

à l'esprit tordu et torturé.

Il fait d'Allah

son ode à la Liberté.

 

Un Arabe s’en fut un jour en Perse 
Où les coutumes étrangères le consternèrent 
Il rencontra un groupe de derviches qui avaient renoncé au monde et qui lui paraissaient quasiment fous (mais ne te laisse pas abuser car s’ils ont l’air de fieffés voleurs 
Ils sont de loin plus purs que ce que le monde croit 
Et bien que dans l’ivresse ils donnent l’impression de s’écrouler 
L’extase qu’ils connaissent ne provient pas de la boisson) 
L’arabe vit ces hommes et perdit connaissance et s’écroula au sol- 
Ils aspergèrent rapidement son visage pour le ranimer 
Et crièrent alors : 
’’Entre, toi-qui-n’es-personne, entre ici’’ 
Et il y entra bien que déchiré par le doute et la peur. 
Ils le rendirent ivre, il perdit toute traces de lui même, et aussitôt son esprit sombra dans l’extase 
Son or, ses bijoux tous ses moyens d’existence furent volés et disparurent pour de bon- 
Un derviche lui donna encore plus de boisson puis 
Ils le jetèrent dehors tout nu 
Les lèvres asséchées et démuni 
L’homme fut obligé d’errer et 
Mendia nu jusqu’à ce qu’il atteigne sa demeure 
Et là, les arabes lui demandèrent : ‘’ qu’est ce qui t’es arrivé ?’’ 
Où est passé ta richesse, où étais tu passé pendant tout ce temps ? Tu as perdu tout ton or et ton argent comment vas tu faire à présent ?L’expédition en Perse t’as complètement ruiné ! 
As tu été attaqué par des voleurs ? 
Tu ne dis pas un mot, tu as l’air si différent dis nous ce qui s’est passé’’ 
Il dit : ‘’ j’y suis allé comme d’habitude- plein de fierté- puis j’ai aperçu un derviche au bord de la grande route. Je ne sais rien de tout ce qui est arrivé après : tout ce que je sais c’est que mon or et mon argent ont disparu et à présent je suis pauvre. 
Ils dirent :’’décris l’homme qui étais en travers de ta route.’’ 
Il dit :’’ je l’ai déjà fait, je n’ai plus rien d’autre à dire’’ 
Son esprit était encore ailleurs et tout ce qu’il entendait n’était à ses yeux que des paroles creuses, inutiles et absurdes. Entre dans le chemin ou cherche un autre but 
Mais fais le de toute ton âme : 
Mets tout en jeu, prends tous les risques 
Et comme un mendiant qui erre sans aucun habit 
Si tu entends ce ‘’Entre’’ qui t’appelle vers la maison…
 
Attar

 

Les passages en italique sont tirés de cette page Web que je recommande à toutes celles et tous ceux qui n'écoutent que des idéologues drogués aux médias pour asseoir leur autorité au nom d'intérêts très particuliers et loin du dépouillement et de la pauvreté nécessaire aux mystiques pour parvenir à l'extase poétique.

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