28/11/2017

Se retrousser les manches...et les neurones.

Pascal Décaillet n'aime pas trop la mystique de la modernité qui consiste à parler toujours d'innovation et de start-up...mot très français comme il se doit.

Il veut rendre hommage à celles et ceux qui se retroussent les manches et qui triment au quotidien. Pour lui, ce sont les travailleurs et travailleuses qui vont tous les jours au boulot durant toute leur vie...Espérons qu'ils et qu'elles aient le temps de se la couler douce durant quelques années à la retraite... Les cuisiniers et les pâtissiers ne sont pas les derniers à être nommés. Cela leur fait une belle jambe de se lever tôt et de se coucher tard. Ils font la fête du travail toute l'année.

Bon mais cher Pascal, il ne faudrait pas oublier les neurones de ces braves petits gars et petites filles qui remplissent le panier garni de leur patron pour son bonheur personnel. C'est vrai qu'elles et qu'ils triment mais parfois ils savent aussi réfléchir, écrire, et faire parler la poudre de leurs neurones. C'est dommage de censurer leurs innovations et leurs intelligences, surtout quand on est un journaliste réputé qui se dit ouvert d'esprit.

Mais, il est l'heure. C'est le dernier moment d'aller me raser de près pour me rendre tout frais dans ma cuisine avec mon début de journée qui commence à 10.00h. et qui finira vers 22.30 en semaine...avec heures de chambre pour faire travailler ses neurones. Pour le week-end, vous rajouterez une demi-heure pour le service de midi et une demi-heure le soir. Comme j'essaye de retrousser mes manches et mes neurones à la fois, cela donne des journées de 15 ou 16 heures de travail dont plus du tiers bénévole pour mes chères lectrices et lecteurs qui attendent aussi un travail d'une certaine qualité pour ne pas gaspiller leur temps à lire de grosses âneries.

Un vrai statut de boss à temps plein...mais sans la thune. Peut-on être un entrepreneur qui se paie moins bien que ses ouvriers et ouvrières? Oui, cela arrive. Mais ce sont là de sacrés foutus d'idéalistes qui vivent dans un autre monde parallèle...

Merci quand même d'avoir pensé à nous autres les manuels qui trimons dans nos cuisines aux douces chaleurs tropicales même en plein hiver. Cela ne fera pas de nous des intellectuels. Mais au moins on aura eu l'honneur d'être honorés de ce cher Pascal Décaillet.

http://pascaldecaillet.blog.tdg.ch/archive/2017/11/27/ceu...

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