05/12/2017

"Opération Libero.". Sans SSR, payer plus et partager moins encore

Quand Télé-Blocher aura envahi toutes les sphères médiatiques, cela mettra un terme à l'Etat confédéral tel que nous le connaissons encore.

Nous allons économiser quelques dizaines de francs tous les mois parce que nous dirons peut-être "OUI" à "No Billag" pour mille motifs différents. Un dira qu'il ne regarde jamais le téléjournal plan-plan et bon enfant de Darius. L'autre dira que le sport sur la TSR c'est le cadet de ses soucis et que tout ce fric dépensé pour des idoles déjà richissimes à millions, elle le verrait bien revenir dans le panier de la maman qui trime et compte ses sous chaque mois. Un autre encore dira que la SSR est tenue et barricadée par ces "sales gauchistes" qui empêchent encore de voir le triomphe total(litaire) de Cristoph Blocher et ses milliards et qu'avec la liberté total(itair)e nous verrons enfin des médias libres qui bouteront les migrants dehors, mettrons le feu à la paix confédérale avec la fin du génie démocratique de la péréquation financière qui fait que les villes et les petits cantons économiquement faibles reçoivent plus de la manne fiscale fédérale que les gros cantons industriels et les campagnes habitées de plus en plus par les riches de notre pays...

Vraiment, comme tout le monde, je n'aime pas payer des taxes obligatoires surtout quand il s'agit de la liberté de s'informer où l'on veut avec ou sans notre argent. Mais là, je crois que l'illusion d'optique va beaucoup trop loin et que notre pays se cassera la gueule a plus ou moins court terme si le peuple accepte "No Billag". Avec des dégâts inestimables sur le patrimoine de notre démocratie nationale... Et puis, faut savoir peut-être, mais les gens sont-ils zombifier à ce point?, que ne plus payer nous condamnera à payer pour des chaînes privées selon le bouquet médiatique que l'on voudra... Payer pour Télé-Blocher, non merci. Il est déjà assez milliardaire comme ça.

Dans ce cas là, et pas seulement ce cas, il ne faut surtout pas penser égoïste avec un cerveau d'ultra-libéral qui fait ce qu'il veut de son argent. Il faut voter avec un coeur d'Helvète qui croit encore en ces trois mots magiques démocratiques (liberté, égalité, fraternité), pour notre pays même si, sans cesse, ces mêmes mots sont souillés et bafoués par la pensée néolibérale.

Je soutiens, sans argent et sans réserve aucune, l'"Operation Libero" et le commando révolutionnaire (sic) des jeunes radicaux suisses qui veulent récolter 284'981 francs et 59 centimes (bon, je suis prêt à lâcher les 59 centimes dans le chapeau:-) en décembre afin de financer leur campagne en faveur du non à l'initiative.

Aller Massimo. Ne pleure plus sur Twitter. Fais ta prière au père Noël en récitant ta poésie avant l'attaque sportive politique la plus fulgurante de l'Histoire suisse. Il y aura une belle surprise sous le sapin à défaut de l'Italie en Coupe du Monde en Russie (Sniff, je suis un tout petit peu Italien aussi du côté de mon grand-papa maternel). Si tu veux, on relit ensemble On the Road de Kerouac et on se rappelle de cette citation sublime du bonhomme amateur de Road 66:

"Ma garce de vie s'est mise à danser devant mes yeux, et j'ai compris que quoi qu'on fasse, au fond, on perd son temps, alors autant choisir la folie."

Et la folie, en la circonstance, c'est d'aller à contre-courant de l'ultra-libéralisme et de l'égoïsme individuel stricto sensu.

NON A "NO BILLAG"

https://www.24heures.ch/suisse/operation-libero-lancee-no...

Pense au blogueur dans le portillon de départ qui t'a écrit cela la nuit de son Réveillon de Noël très avancé. Pour le million de personnes qui auront changé d'avis d'ici le printemps et qui feront encore les beaux jours de la SSR et des médias locaux.

 

Dans le désert de nos mille et une nuits

S'il faut faire de ton corps

un corps en exil,

un corps en paix,

un corps en amour,

j'écrirai alors

notre conte des milles et une nuits

comme un vent spirituel

pour les nations du monde.

 

Et je suivrai ta route

jusqu'à ma mort,

mon amour,

sans jamais en faire

une religion idolâtre

mais un être immatériel

de promesses tenues et honorées

devant l'éternité de notre Amour.

 

10 ans avec vous. Savoir (un peu) écrire et puis partir

Cela fait 10 ans, ce mois de décembre 2017, qu'un homme du désert médiatique tient ce blog.

10 ans que vous suivez régulièrement ou par intermittences ses divagations poétiques, philosophiques, spirituelles, politiques, érotiques.

L'homme du désert médiatique ne connaît pas les pèlerins voyageurs et voyageuses qui viennent ici y glaner une fulgurance, une urgence, ou simplement une info sur l'état de notre monde vue à travers le regard doux-amer d'un poète.

10 ans, aucune trace sinon celle d'un plaisir fugace d'offrir son intelligence et son coeur à un coeur collectif qui prend ce qu'il veut et qui oubliera le reste.

Avant cela, il y a eu 12 ans d'écritures perdues à tout jamais. Dans les journaux de Suisse romande d'abord pendant 10 ans et, depuis 2005, sur deux supports blogs sur la plate-forme overblog sous les noms de Hallo-Win et de Niaque Média. Ainsi qu'un étrange livre à compte d'auteur qui n'a eu qu'une présence fantomatique sur Internet et aussi sous la forme d'un livre papier qui n'a connu aucun succès. Et pour cause. Trois Pièces et Demi n'avait rien d'une chose facile à lire et à apprécier.

Les administrateurs ont fait apparemment disparaître mes deux blogs sans m' avertir des raisons de la mise en abîme de mes créatures ni en me laissant la possibilité de récupérer les données... Ces deux blogs ont donc disparu corps et âmes de la Toile, si j'ose dire, et seuls ceux qui ont suivi à l'époque les textes et photos peuvent encore garder en mémoire un souvenir fugace de mon travail.

Face à la mort de votre créativité, vous avez soit le suicide soit la glace protectrice de l'homme d'acier et un regard sans état d'âme sur ce qu'on fait de votre intelligence et de votre sensibilité en ce monde. J'ai, jusqu'ici, toujours eu la force spirituelle d'opter pour la seconde solution grâce au fait que je me regarde comme un homme dans le désert qui voyage et court après un mirage, une utopie, et non après la gloire et la fortune d'un artiste dont le but premier est de réussir sa carrière dans la vie.

Cependant, si vous tous qui me suivez et si un jour je disparais pour de vrai et que mes mains ne touchent plus jamais le clavier pour cause de mortalité, vous seul(e)s pourrez porter témoignages de cette écriture. Et si, par hasard, la direction de 24 Heures, décide de faire disparaître ce blog comme celle de la plate-forme overblog, alors mon écriture et mes images n'auront à tout jamais laissé aucune trace nulle part en ce monde.

C'est ainsi. Je n'ai pas la force de combattre pour ma promotion personnelle. Je ne la désire de toute façon pas, cette force. J'en entrevois que trop les ressorts négatifs et les risques du pire et de ses maléfices en cas de dévoilement grand public de mon travail plutôt que les risques du bien qui pourrait survenir et des bénéfices à en retirer dans ce monde matérialiste qui ne cherche qu'à juger et à détruire les personnalités qui naviguent en eau marginale et obtiennent un succès médiatique et artistique.

Pour fêter ces 10 ans avec vous, je termine ce billet par une splendide chanson d'Anggun qui me ressemble aussi. Elle est pour vous, cette chanson, mes inconnus et inconnues de la première ou de la dernière heure.