12/03/2018

Donne de la joie à notre amour

Il fait beau chaque jour

dans ma vie

quand tu es là.

Il fait beau chaque nuit

de ma vie

si je peux penser

à toi, à tes yeux, à tes rires,

et nos étreintes torrides.

 

Oh Bébé!

N'éreinte pas notre amour.

Oh Bébé!

N'éteins pas la flamme,

la lumière de notre bonheur.

 

Je sais.

J'aime pas quand tu donnes

ton corps pour de l'argent

mais je sais que tu as besoin

de cet argent pour te libérer

des contraintes,

d'une vie soumise

à cette société d'esclaves.

Je sais.

Tu ne me dis pas tout

de toi et de tes nuits,

de toi et de tes rencontres,

de toi et des autres

qui viennent connaître

tes trésors et ta lumière.

Je sais.

Je ne suis pas riche.

Je suis même un clochard

qui vit sclérosé par les dettes,

les poursuites des créanciers,

et cette vie dans la dèche

qui me donne des allures

de candidat à la chute.

 

Mais.

Mais s'il te plaît.

N'oublie pas notre magie.

N'oublie pas que toi et moi

c'est un voyage

que tu ne pourras plus vivre

avec un autre homme,

que tu ne connaîtras plus

dans ta vie de bohème.

 

Alors s'il te plaît,

Bébé,

n'éreintes pas notre amour.

N'oublie pas nos étreintes,

notre goût érotique

pour des petites choses

très excitantes et très bandantes.

Et surtout,

n'oublie pas que c'est vraiment l'amour

de toi à moi

et pas une de ces passes artificielles

qui s'oublie une fois

la consommation obtenue.

 

Je veux encore venir

 goûter à nos délices.

Je veux encore que tu me dises

que tu m'aimes,

que je suis ton poète,

ton unique amour,

et que demain

ce sera toi et moi

dans la vie.

 

Reviens à l'amour,

Bébé!

Reviens à nous,

Bébé!

Reviens et pardonne-moi

de vouloir mieux savoir

ce que tu fais

quand tu n'es pas là.

 

Entre toi et moi,

on peut se dire la vérité,

on peut se parler vrai,

on peut vivre sans hypocrisie.

 

On peut s'aimer

et tout oublier.

Les amants de passage,

les filles d'un soir

qui couchent contre cent balles

(j'y touche plus,

je veux plus,

je veux juste toi

pour vivre d'amour romantique).

 

Alors j'arrive bientôt.

Ne me dis pas non, Bébé!

Ne me refuse pas, Bébé!

Ne dis pas que cette pause

est une cruelle excuse

pour que je t'oublie

et que je cherche ailleurs

l'amour alors que je sais

que tu m'aimes

et que tu tiens à nous.

 

J'arrive, mon ange.

J'arrive très vite.

Et je reste ton prisonnier,

ton prisonnier d'amour,

ton fou d'amour,

ton fidèle compagnon

qui accepte tout

même ton éloignement,

même tes secrets

avec tous ces fantômes

qui goûtent un jour

à tes délices.

 

Me voici, mon ange!

Prends-moi!

Je suis à toi!

 

 

Je vais te revoir bientôt

Le jour arrive.

Mais qu'aurons-nous à nous dire?

Des reproches, des cris de douleur,

des mots d'amour, des mensonges,

des vérités, des rires ou des pleurs,

des sexes qui se frôlent,

des sexes qui se prennent,

ma bouche sur ta bouche,

nos yeux dans nos yeux,

mes mains sur tes hanches,

ta langue sur ma b***,

et la lave blanche

pour oublier l'avalanche

et ces deux mois sans toi

givré dans l'attente

de ton retour improbable,

givré dans la peur

de te voir posséder

de tous ces hommes

venus chercher du sexe

et qui auront passé sur ton corps.

 

T'aimer à tout prix

mais t'aimer d'urgence.

Et t'attendre dans ma vie.

Notre amour;

sinon la mort dans l'âme.

 

Ne plus nous aimer

ne veut rien dire.

Rappelle-toi.

Je suis ton poète

dans ta vie

et toi ma muse

dans ma vie.

 

Et tout le reste,

on s'en fout.

Tout cela n'a pas d'importance.