10/04/2018

Jamais un rêve brisé

La nuit peut tomber

sur nous,

je peux même mourir

dans la révolution qui arrive,

je peux disparaître

dans les gaz lacrymo

et les tirs de grenades

mais jamais

oh non jamais

notre rêve ne sera brisé

par leur monde rétrograde,

primitif, prédateur,

mortel pour l'Humanité.

 

Toi, tu resteras dans mes yeux

sur les barricades

comme mon étendard,

mon égérie au sommet

de ma liberté,

de mon honneur,

de ma conscience.

 

Toi, tu resteras dans mon coeur

même si le sang coule

et que je sens la vie s'en aller

loin de mon corps.

 

Je te ferai encore l'amour

quand je serai à terre.

Je te ferai encore l'amour

comme une putain de sans-terre,

un Jean Valjean

protégeant sa Cosette

pour une noble cause plus grande

que la nôtre,

pour une cause qui défend

les derniers remparts

d'une démocratie défoncée

par les oligarques,

les milliardaires qui ont arraché

tous les pouvoirs

au peuple d'en bas

et qui commettent

tous les abus d'autorité

en s'apprêtant à commettre

d'autres crimes atroces

d'envergure mondiale.

 

Toi et moi,

nous serons toujours ensemble

main dans la main

coeur contre coeur,

bouche contre bouche,

à rêver de notre maison

au bord de la mer

avec un joli enfant

qui portera notre nom.

Ne pleure pas

si je meurs.

Sois fière de m'avoir aimé,

¨d'avoir aimé un poète

qui vivait de ses idéaux.

Sois heureuse dans la vie

en te souvenant de nous,

de notre folie amoureuse

au milieu du bordel,

et de tous nos moments

volés à la mort.

 

Toi et moi,

c'est nous

pour l'éternité.

 

Il est temps

d'aller voir la mer et le soleil

là où les femmes et les hommes

se battent pour leur liberté,

leur dignité, et leurs idéaux.

 

Tu es devenue

la femme dont je rêvais.

Jamais ce rêve ne sera brisé

par leur pouvoir tout-puissant.

 

Du bon côté du marteau-violeur...

La ZAD a été détruite.

L'expulsion des Cent Noms

et la destruction de la ferme

par la force policière.

Ce sont les Sans-Culottes

que l'on accable.

Ce sont les marginaux

que l'on détruit,

que l'on éradique.

Ce sont les poètes

qui meurent

sous leurs coups de matraques

et de marteaux-violeurs.

 

Macron, t'es foutu.

Le peuple aura ta peau.

Le peuple n'attend plus rien

des mensonges du néolibéralisme.

Le peuple veut sa libération

du CAC 40 et des hommes

qui croient tenir le monde

entre leurs mains sanglantes.

 

Ta peau on l'aura

avec la poésie,

avec notre courage,

avec nos orages,

avec nos passions,

avec nos amours.

 

Pas de haine dans tout ça.

Juste le sentiment d'avoir raison

sur vos tombes promises

par votre ultra-capitalisme

qui nous mène dans le mur

et les guerres abominables.