26/04/2018

Chercher la mort ou chercher la vie?

Sous les effets psychotropes

d'une intervention

des robocops macroniens,

un mort imaginaire est donc né

dans les on dit de Tolbiac.

 

Il serait tombé du 4ème étage

sous le croche-pieds

d'un gendarme

qui dansait à cloche-pied

pour évacuer les occupants et occupantes

en redorant le blason à Macron.

 

Il est tombé et a pissé

tout son sang,

l'anonyme citoyen pas le robocop.

Les pompiers ont alors joué

les pompes-funèbres

avec leur carrosse

dont le cocher éructait

avec une voix de revenant:

"Avance bourrique!

Mais avance donc!

Ce type est tombé sur la tête.

Il est à l'article de la mort

et il faut le réanimer

sinon adieu Macron,

le pauvre mort aura sa peau."

 

"En avant toute pour l'hôpital Cochin

où la mort rétrécit

comme une peau de chagrin

sous la nuit du Comte Dracula.

En avant toute! vieille mule.

Il ne faut pas donner de boisson

aux médias buveurs de sang.

Il ne faut pas de mort."

 

Et le mort n'était pas un mort

mais un sordide bobard

sorti des yeux hallucinés

de quelques occupants.

Mais ce mort avait pris l'air

des jours de mauvaise mine

pour la mine médiatique

et le buzz programmé.

 

Pas de révolution sans mort?

Pas de victoire sans martyrs?

Pas de changement de monde

sans atrocités?

 

Allons! Allons!

Le 5 mai sera jour de fête

pour la Révolution.

Nous n'allons pas chercher la mort

mais gagner le souffle de vie,

le souffle révolutionnaire

qui fera voler en éclat

leur vieux monde.

 

Alors tant pis pour Tolbiac.

Une zad de perdue

10 autres de regagner.

Paris est vaste et romantique.

Paris est prête

pour la fête des papillons.

Paris est vaste et romantique

pour la révolution.

 

Pas besoin de faux récits

ni de fake news.

Seulement quelques légendes

de filles et de garçons en fleur

qui savent ce que nous voulons.

Cela suffira pour faire

de nos récits

un champ de lumière.

 

En attendant, musique!

Les commentaires sont fermés.