28/05/2018

Mamoudou, un enfant de la mer

Mamoudou Gassama, personne ne connaissait jusqu'à son sauvetage héroïque d'un enfant suspendu à un balcon du 4ème étage d'un immeuble.

Les images parlent d'elles-mêmes. Ce jeune homme sans-papier, clandestin, gentil comme le sont souvent les migrants et migrantes qui ont vécu des épreuves terribles dans la vie, n'a fait parler que son courage.

Le Président Macron a eu une réaction juste vis-à-vis de ce garçon. Il l'a reçu à l'Elysée, lui a décerné ses félicitations, des papiers français, et un travail chez les sapeurs-pompiers...

Il faut rappeler à tout le monde que sans ce petit garçon providentiel qui était en train de perdre sa vie, Mamoudou serait resté clandestin, risquait le renvoie dans son pays, et n'aurait jamais trouvé de travail officiel en France. La question est de savoir s'il faut tester le courage des migrants et migrantes, alors qu'ils et elles ont du passé à travers des épreuves terribles pour arriver jusque chez nous, pour obtenir des papiers et le droit d'une vie parmi nous. La réponse étant que la plupart des candidats et candidates qui ont passé de nombreuses épreuves de survie dans des situations extrêmes et pourtant humaines savent aider solidairement les autres membres d'une communauté humaine. 

Avec les migrantes et les migrants, nous ne sommes pas dans un jeu de téléréalité style Koh-Lanta où la starification et l'argent tiennent un rôle très importants. Le combat des héros se déroule dans l'anonymat le plus complet, le rejet d'une majorité de nos populations, voir la haine, le racisme, et le fascisme.

Si le geste héroïque de Mamoudou pouvait faire changer d'opinion quelques personnes sur le sort des migrants et migrantes, il n'aurait pas seulement sauvé ce petit garçon de la mort mais il aurait accompli un acte politique à travers son geste humanitaire stupéfiant servant désormais la cause des migrants et migrantes.

Il faut dire merci à Mamoudou Gassama qui est un homme de bien, non haineux, non communautariste, mais pleinement humain portant cette chaleur affective dont les femmes et les hommes manquent tellement aujourd'hui dans beaucoup de lieux où la haine est si visible qu'elle pue la peste brune.

  

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