11/08/2018

L'arc-en-ciel

 

Mourir.

Mourir mort de rire.

Mourir pour qui?

Mourir pour quoi?

Mourir comment?

Mourir avant que vieillir ne se fasse

et de n'être plus qu'une gêne,

qu'un corps déglingué

à ceux qu'on aime.

 

Mourir n'est rien

mais mourir sans souvenir,

sans plus reconnaître les siens,

quelle haïssable tragédie.

 

Mourir.

Mourir mort de rire.

Mourir à mort

pour sauver la belle vie,

nos souvenirs,

nos bonheurs,

nos plaisirs,

nos amours.

 

Et puis sans toi

est-ce que le froid

deviendra plus intense?

Et puis sans toi

est-ce que le silence

sera plus noir?

Et puis sans ta chaleur

est-ce que le soleil s'éteindra?

Et puis...

J'aimerais encore te dire

des mots d'amour,

des mots de tous les jours,

des mots nouveaux d'après les mots anciens

qui crapahutent gaies sur la roche,

bouillonnent rigolards dans le torrent

et rebondissent de bonheur

sur ton lit d'amour,

s'illuminent à l'eau claire

comme le montagnard

grimpant vers la cime,

pas après pas,

lentement,

sensuellement,

pour atteindre le paradis

et sa jouissance

 

Le jour de ma mort,

je porterai ton petit ange

près de mon coeur.

Ne sois pas trop triste

petite marmotte d'amour.

Ce sera peut-être bien

le plus beau jour de ma vie

d'avoir eu l'honneur de t'aimer

et d'être aimé de toi,

ma bien-aimée, mon ange.

 

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