01/09/2018

Une jeune femme à domicile...

Gérard Depardieu est dans la tourmente. Accusé d'un double viol par une jeune fille de 20 ans (est-ce que certaines femmes aiment se faire violer deux fois par la même personne en commettant la même erreur de se rendre au domicile de leur prétendu bourreau?) la star de cinéma est embarquée dans la vague titanesque #balancetonporc et #metoo.

Faudra-t-il vivre selon la règle coranique à l'avenir? Soit un homme étranger ne peut rester seul en présence d'une femme dans une maison sans la tutelle de son mari, de son père, ou d'un frère?

Faudra-t-il donc que les femmes se fassent toutes détestées et haïr par les hommes à cause de leurs accusations plus ou moins vraies, extravagantes, et plus ou moins mensongères, au point que seule l'exigence d'un rapport de force sous surveillance numérique ou humaine survivra entre nous tous à l'avenir?

Ou va la poésie? Ou va l'amour? Ou va le simple désir de partager des moments d'intimité avec un étranger, une étrangère, cette "connaissance" qui vient chez soi à priori pour raison professionnelle ou amicale "boire juste ce fameux café" et qui finit par un dérapage incontrôlé dans l'affolement inavoué de débordements sexuels attisés et provoqués par ce qui n'était alors que de l'admiration naïve d'une femme pour son maître, son idole, son inspiration, oserons-nous écrire son gourou admiré?

Parce que Gérard Depardieu inspire ce grand respect et ce genre de sentiment à un nombreux public cinéphile qui l'adore; parce que le gros Gérard a toujours été un être d'excès et de passion qui ne fait rien à moitié; parce que sans Depardieu le cinéma français manquerait forcément d'un géant unique du septième art; parce que tout simplement cette nouvelle affaire de viol bouleverse les coeurs et les consciences, je ne peux que poser ces questions, que je me pose de plus en plus, aux femmes et aux hommes.

Une célébrité plus ou moins médiatique peut-elle encore accueillir à son domicile une personne seule de l'autre sexe sans aucune contrôle numérique ou humain pouvant protéger autant la célébrité que son invité(e)?

Une affaire de viol est-elle encore:

Petit un, une chose très grave qui touche réellement la victime ou juste un foutu plan juteux pour devenir célèbre médiatiquement;

petit deux, une façon perverse de punir cruellement une célébrité qui nous a déçu et qui n'a pas répondu à nos attentes pour une raison ou une autre;

petit trois, l'occasion de toucher un joli pactole sous la forme de quelques millions de francs pour un seul coup tiré avec en plus et potentiellement un plaisir inavoué? (là où il y a de la gêne il n'y a pas de plaisir)

A qui profite ces situations et ces dénonciations de plus en plus fréquentes et à quoi riment ces dénonciations en cascades alors qu'il n'y a pas plus difficile à prouver devant la justice qu'il s'agissait bien d'un viol ou alors d'une relation plus ou moins contrainte voir totalement consentie par la future victime d'un harcèlement sexuel à domicile transformé en acte sexuel prétendument consommé surtout si la plainte n'est pas directement dénoncée à la police après l'acte?

Ce sont avant tout les vrais prédateurs, et vraies prédatrices, qui peuvent se réjouir de ces situations fort troublantes et obscures. Parce que si les femmes (les hommes aussi) ne sont pas sérieuses dans leurs accusations, si leurs moyens de défense ne servent pas strictement le viol qu'elles veulent dénoncer à juste titre, et que finalement de nombreuses femmes finissent par être considérées comme manipulatrices, vénales, incohérentes, menteuses par les avocats de la défense du prétendu bourreau et que cette défense impitoyable est au final admise par la justice avec classement de trop nombreuses affaires de viol au bénéfice du doute, ce seront alors les femmes qui seront encore perdantes et les vraies victimes de viol qui n'oseront plus du tout aller déposer une plainte à la police.

Bien triste affaire. Une de plus. Dans les histoires de porc et de truie, on ne sait pas toujours qui est le plus gros porc et la plus grosse truie. Car qui couche tôt finit par dormir tard en prison...

"Une jeune femme à domicile" pourrait bien être le titre du dernier film de Gérard Depardieu dans le rôle de l'acteur principal prétendu violeur...

 

  • Pendant près de cinq heures, ces enfants ont goûté les licences du jeudi. L’une fit la malade, l’autre vendit du café à une troisième, maquignonne, qui lui céda ensuite une vache : « Trente pistoles, bonté ! Cochon qui s’en dédit ! » — (ColetteLa Maison de Claudine, chapitre « La Petite ». Éd. J. Ferenczi et fils, 1922.) Wikipédia

 

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