13/10/2018

"Je"

Quand "je" tend la main,

quand "je" porte secours,

quand "je" déploie son âme

et fracasse le coeur de pierre,

de l'égoïsme, et de la haine,

ce coeur d'épines et de ronces

qui empêche "je" d'être la rose

et de s'aimer en aimant les Autres.

 

Quand le "je" ne laisse pas

l'horreur se reproduire.

Quand le "je" devient rempart

devant le fascisme

et barricade devant les violents.

Quand "je" n'en peut plus

des sophismes,

des mensonges,

de la bêtise humaine,

des arguments fallacieux

et des accusations criminelles.

Quand "je" n'a que les mots d'un blog

pour s'opposer aux coups de massues

des gueulards et des connards,

des coups arrogants sans nuance

de ceux qui s'enferment

dans leur confort de fientes

et leur petite vie trop facile

faite de richesses matérielles;

quand "je" prend chaque jour

de ces coups de fouet

donnés à bout portant,

portés sur le dos

de tous les "je"

qui portent secours

aux plus défavorisés,

aux plus faibles,

aux plus abandonnés.

 

Quand "je" vole vers ces inconnus

pour les sauver

de leur situation désespérée,

pour les sortir au plus pressé

du danger perpétuel

et les arracher aux mains des salauds,

des esclavagistes, des exploiteurs,

des violeurs, et des tueurs,

"je" n'est jamais un criminel

ni même complice de criminel.

Il est juste "je",

un homme ou une femme

qui a pris la bonne décision

de placer son humanité

comme prioritaire

sur tout le reste.

 

Alors s'il vous plaît,

Messieurs et Mesdames

qui déambulez sur les plateaux télé

à la recherche 

de la notoriété publique,

avec vos mimiques

de gourous patibulaires

à la parole véridique et suicidaire

puante de miasmes brunes fascistes,

de cette race supérieure fantasmée,

de cette race de celles et ceux

qui ont pour tout honneur,

putain de ta race,

la haine pour toutes celles et tous ceux

qui font naufrage

bien contre leur gré,

ou même qui sont simplement différents,

ou même qui sonnent simplement autres,

ou même qui raisonnent simplement étrangers,

ne croisez plus jamais mon chemin

sinon je ne vais plus jamais me taire

et je vais surgir de mon nulle part

pour vous faire vivre le cauchemar

de la parole véridique du Verbe,

de la parole qui descend du Ciel

sur la Terre.

 

Et alors, vous devrez bien vous taire

et vous faire tous petits et honteux.

Et alors, vous devrez bien faire vivre

votre "je" en laissant votre âme

se souvenir de l'enfant sans défense

que vous étiez un jour

ayant besoin de soins maternels et paternels

comme d'amour inconditionnel.

 

Je est un Autre.

Et je suis cet autre.

Et toi, le ou la fasciste,

tu peux inventer ce que tu veux

comme loi ou règle raciste.

Tu seras à jamais

que l'ombre de ton enfance

et la mort de ton âme.

 

 

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