24/10/2018

Catilina, Robespierre, Mélenchon...

Cicéron n'était point Macron et Mélenchon n'est point Catilina.

Sophia Chikirou n'est pas François Hanriot et on n'espère bien qu'elle n'aura jamais un de ses yeux crevé par une baïonnette d'un policier perquisitionneur et d'un magistrat violeur de domicile...

Mélenchon n'est pas Robespierre mais il en a pris l'accent de Marseille dans une sorte de surenchère et de fuite en avant. Tout dans la démesure, rien dans le citron...et Cicéron Macron a beau jeu de faire tomber le "Révolutionnaire".

Voyez plutôt! Chikirou n'est pas la Sainte Vierge, peuchère, mais elle pourrait bien être la maîtresse cachée de Jean-Luc. Si Mitterrand avait une concubine et une enfant cachées, dites-moi si dégun ne sait quelque chose du côté de Médiapart et de Plenel? Et si une minute de vidéo coûte si chère à la France c'est qu'il y a erreur. Aucune surfacturation. Tout est faux et plus personne ne dit la vérité autour de la France Insoumise et de sa personne sacrée persécutée.

On croit deviner finalement que Mélenchon est un dictateur en puissance comme Chavez mais alors on constate aussitôt que l'on se goure totalement et que le gourou est seulement un grand homme de la trempe de Jaurès qui risque de se faire assassiner par un ange exterminateur envoyé par l'extrême-droite...

Bref, plus c'est net moins c'est flou et plus on ne sait plus qui sera le bon candidat ou la bonne candidate à l'élection présidentielle pour faire enfin barrage au néo-libéralisme et à l'extrême-droite en même temps...

On finit par un extrait de discours de Robespierre. Histoire de rapprocher le Révolutionnaire à la fois tyrannique et tyrannisé de la figure de Jean-Luc Mélenchon. C'est pas du Jaurès mais bon c'est quand même un brin exaltant:

"En voyant la multitude des vices que le torrent de la Révolution a roulés pêle-mêle avec les vertus civiques, j'ai tremblé quelquefois d'être souillé aux yeux de la postérité par le voisinage impur de ces hommes pervers qui se mêlaient dans les rangs des défenseurs sincères de l'humanité; mais la défaite des factions rivales a comme émancipé tous les vices; ils ont cru qu'il ne s'agissait plus pour eux que de partager la patrie comme un butin, au lieu de la rendre libre et prospère ; et je les remercie de ce que la fureur dont ils sont animés contre tout ce qui s'oppose à leurs projets a tracé la ligne de démarcation entre eux et tous les gens de bien. Mais si les Verres et les Catilina de la France se croient déjà assez avancés dans la carrière du crime pour exposer sur la tribune aux harangues la tête de leur accusateur, j'ai promis aussi naguère de laisser à mes concitoyens un testament redoutable aux oppresseurs du peuple, et je leur lègue dès ce moment l'opprobre et la mort ! Je conçois qu'il est facile à la ligue des tyrans du monde d'accabler un seul homme ; mais je sais aussi quels sont les devoirs d'un homme qui peut mourir en défendant la cause du genre humain. [...]

Peuple, souviens-toi que, si dans la République la justice ne règne pas avec un empire absolu, et si ce mot ne signifie pas l'amour de l'égalité et de la patrie, la liberté n'est qu'un vain nom !"

En prenant l'accent provençal tout en relisant le discours de Robespierre, il est possible que des lecteurs et des lectrices n'aient finalement rien compris où, plutôt, n'aient finalement rien deviné où ce cher Robespierre voulait finir si ce n'est ailleurs que sur l'échafaud médiatique, pardon sur l'échafaud d'une révolution sanglante qui a pris bien du temps à se mouvoir en faveur d'une révolution démocratique populaire non violente...

 

 

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