29/10/2018

Sadik

Quand se dessine

une société fade et assassine,

un univers sadocrade,

il reste tes soleils et ta grâce

pour sauver mes goûts

et mes couleurs

de la déchéance.

 

S'enfuir dans la coke,

jouer les esclaves et les maîtres,

se laisser dominer, enchaîner,

fouetter, écraser, étouffer,

injurier, maltraiter

comme un esclave.

Prendre le fouet, attacher,

devenir maître,

soumettre aux humiliations,

aux pénétrations forcées,

aux goûts sadiques

des unes et des autres.

 

Non!

Il y a autre chose ailleurs.

S'enfuir pour le meilleur

sur la route,

avec toi et tes splendeurs,

dans les grands espaces verts

et s'envoyer en l'air

sous les étoiles.

Tant pis pour tout le pire

et pour les prisonniers

qui sont restés enchaînés

aux moeurs sadiques.

 

Quitter ce monde carcéral,

les chaînes n'ont pas été créées

pour toi et moi!

Les chaînes et les supplices

ne sont pas de nos vices.

C'est la liberté et la joie,

les plaisirs simples,

la nature,

et notre amour

qui définissent le mieux

notre vie et nos sentiments.

 

De l'eau fraîche et du pain,

vite!

 

Avant qu'il ne soit trop tard.

Et que je meurs

en maître ou en esclave

dans un lieu de perdition.

 

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