30/10/2018

La France Insoumise s'enfonce dans la "médiocratie"

 

A force de s'accrocher à leur gourou malgré son ton méprisant, ses écarts de langage, et ses écarts tout court avec, notamment, son soutien inconditionnel à une intrigante plus portée par la soif de l'argent que par sa défense des plus pauvres, j'ai nommé la chef des socios rêveurs et demandeurs de révolution démocratique qui se sont faits bien rouler dans la farine médiatique par un groupuscule qui se déchire comme chiens et loups pour le pouvoir et les places au sommet...

D'une tristesse affligeante, la France Insoumise. Désolé. La Révolution, ce n'est pas ça. La Révolution, c'est dans la rue et pas du haut d'un char romain. La Révolution, c'est tous ensemble en poussant les forces de l'ordre jusqu'au Parlement pour faire entendre vraiment sa voix et son coeur devant le peuple. C'était tous ensemble dans la rue et pas juste pour la parade des paons...

Maintenant on fait quoi que tout s'écroule devant nos yeux? Maintenant à qui donner la confiance d'un changement radical pour la démocratie? A un autocrate de gauche, encore, comme Mélenchon qui a fini par briser sa fausse image de démocrate respectueux des gens et des idées? A une autocrate d'extrême-droite comme Marine Le Pen ou Marion Maréchal? A tous ces maîtres qui se rêvent en souverain absolu au nom du peuple souverain? A d'autres la fin de l'ultra-libéralisme et des oligarques...

France Insoumise, si tu veux vraiment exister comme parti démocratique populaire, il est temps de t'émanciper d'un homme et d'une femme qui n'ont pas voulu rester humbles et solidaires de ton travail magnifique, dans les rails d'une révolution à hauteur de femmes et d'hommes. Le train de Mélenchon et de Sophia ressemble trop à un train réservé à une caste de parvenus au pouvoir assoiffé des gains et de privilèges obtenus sur les cendres d'une fausse révolution. 

Mélenchon a oublié ce que disait Lénine en gare de Stockholm juste avant son retour en Russie:

 « Je retourne en Russie pour faire la révolution, pas pour y ouvrir un magasin de luxe pour hommes».

Lénine, 12 avril 1917

Je croyais aux terres sauvages,

aux gens de plume, aux artistes.

Je croyais faire la révolution.

Je croyais à l'union des forces,

à la convergence des idées,

de l'imagination au pouvoir,

de la fraternité et des rires,

des gestes solidaires,

des humains à l'intelligence

éclairée par le respect et l'égalité.

 

Et je vois des gens

qui se déchirent

pour des chèques sans provision.

Je vois la Justice

se mêler d'histoires nauséeuses

dignes des partis dénoncés

pour leurs affaires...

Je vois la médiocratie

se tailler la part du lion

et les poètes dans le caniveau,

ignorés et rejetés,

parce que trop libres,

parce que trop dérangeants,

parce qu'insoumis

aux gourous de cette communication

de faussaires et de réactionnaires.

 

C'est un désastre,

un sinistre planétaire.

La Révolution n'aura pas lieu.

En lieu et place

il y aura un(e) autocrate de plus

sur la Terre

au sommet de la nation France 1789.

 

Les fossoyeurs de la démocratie

n'ont pas fini leur travail macabre.

 

 

 

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