01/11/2018

"Hadrian" opéra de Rufus Wainwright

Il y a 1900 ans disparaissait l'Empereur Hadrian. Et 1900 ans plus tard, Rufus Wainwright met en scène Hadrian et son grand amour Antinoüs, dernier homme-dieu romain, égyptien, et grec, "païen et humain"  avant la domination du Christianisme, déifié par un Hadrian inconsolable de la mort de son amant par noyade accidentelle (hydrocution?), criminelle (assassinat ou sacrifice?) ou encore suicide (?) (date limite, 19 ans, pour la décence et les moeurs grecque pour rester l'amant d'un homme plus âgé).

Le livret d'opéra est tiré de "Mémoires d'Hadrien" de Marguerite Yourcenar.

Avant cet opéra, qui vient d'être montré en spectacle en ce mois d'octobre 2018, Wainwright a interprété une très belle chanson qui me semble assez correspondre au chagrin ressenti par Hadrian...

C'était il y a 1900 ans. C'est aujourd'hui encore grâce à la mémoire historique et aux artistes.


Rien d'aussi vif
Rien d'aussi petit
Rien d'aussi pure que mon bébé

Toute ma vie 
Jours et nuits
Tout ce dont j'ai rêvé c'est de mon bébé
Jusqu'au jour
L'obscurité enlaça des yeux argentés
C'était mon bébé qui me regardait

Et depuis cela
Je ne peux pas voir droit
Et depuis cela
Mon sourire était faux
C'est drôle, je connais les troubles que j'ai vu
Mais au travers d'un seul oeil tout est clair

Si tu emportes tes aiguilles
Ensuite j'apporterais mes stylos pointus
Et je dessinerais une tragédie comique de plus
Alors appelle les joueurs d'enfant
De Madame nous louerons le petit salon
Et danse à mourir jusqu'à ce que je ne puisse plus voir
Mon bébé

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