02/12/2018

Tant de gilets jaunes à sauver de la noyade...

 

Ils sont là!

Ils sont partout!

Ils sont dans les campagnes!

Ils sont dans les villes!

 

Les gilets jaunes prennent la mer,

prennent les villes et les campagnes.

Tout le monde veut exister.

Les migrants de là-bas.

Les abandonnés d'ici.

 

Et qui récupèrent?

L'extrême-droite de Le Pen.

L'extrême-gauche de Mélenchon.

Ils en appellent aux casseurs,

aux révoltés sans issue,

tout en jouant les vierges effarouchées.

Ils sont heureux de l'insurrection

tout en niant qu'ils aiment

et animent cette violence

de leurs paroles vénéneuses,

ces gens qui vont au massacre

et qui n'auront jamais rien de plus

sous leur autorité despotique.

 

Les cabossés de la vie

ne peuvent rien attendre

ni de Macron, de le Le Pen,

ni de Mélenchon,

ni de n'importe quel Président.

Les cabossés de la vie

ne peuvent que se débrouiller seuls,

seuls au monde,

seuls dans leur malheur,

seuls à se sauver du pire

et à trouver

de pâles solutions alternatives.

 

La démocratie citoyenne

ne répond pas à la misère.

La démocratie citoyenne

ne parle pas aux abandonnés

du système.

La démocratie citoyenne

ne parle que de politique,

de ceux et celles

qui se sentent bien

dans le système

et qui ont leur place

au sein du peuple.

 

Pendant que les autres cassent,

brûlent, flambent leurs haine,

détruisent leurs rêves

en créant de la violence,

de l'injustice supplémentaire

pour eux-mêmes

et pour tous les autres.

 

Gilets jaunes en mer.

Gilets jaunes sur terre.

Ils et elles veulent tous et toutes

éviter l'invisibilité,

garder une chance d'avenir.

 

Mais celles et ceux

qui se sauveront

seront celles et ceux

qui se seront battus

seul(e)s au monde

contre les injustices

que la société leur fait subir

jour après jour

dans l'indifférence générale.

 

La violence est la dernière réponse

de celles et ceux

qui ne maîtrisent plus rien,

ni leur vie ni leur destin.

La violence n'est pas la solution.

Elle est la pire des impasses

et elle donne naissance au chaos

et à la dictature fasciste.

 

Ne jamais croire

aux histoires des grands dictateurs.

Eux créeront davantage

de malheur et de misère;

eux emprisonneront et massacreront

sans aucune pitié, sans aucune gêne

toutes celles et tous ceux qui gênent

à leur toute-puissance

et à leur personne sacrée, intouchable.

 

Ne croire qu'à soi,

à sa capacité de s'en sortir

malgré toute l'adversité,

malgré l'abandon et les silences.

Mourir digne et fier, digne et fière

d'avoir été une bonne citoyenne,

un bon citoyen

vivant en marge de la bonne société

hypocrite et aveugle à la souffrance

des gens de peu, des gens de rien.

 

 

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