04/01/2019

Gilet Jaune: Le pouvoir a trahi la classe populaire

On pourra dire tout ce que l'on voudra sur le mouvement des Gilets Jaunes.

Mais la seule chose que l'on peut fondamentalement dire de vrai sur les gens qui portent le gilet jaune en coeur, c'est qu'ils ont compris la trahison du pouvoir et la nécessité d'une insurrection non-violente, insistons vraiment sur le terme "non-violente" car sinon nous passerons pour des terroristes styles bande à Baader ou Brigades Rouges.

Une insurrection, ce n'est pas un gros mot sauf pour les bourgeois de la haute effrayés par un changement radical de société. Au fait, Macron lui-même, et son gouvernement avec, parlent maintenant de radicalité des mesures à prendre pour accélérer "sa révolution" qui semblait pourtant partir pour donner plus de pouvoir encore aux très riches et qui, tout soudain, devrait prendre une tournure radicale en faveur du peuple... Ah la résistance porterait-elles des fruits moins amers que déclarés par les médias? Merci qui? Merci les Gilets Jaunes. Mais ne nous laissons pas enfumer. La victoire est encore longue à se dessiner.

C'est sous la menace d'une insurrection, d'une rupture gouvernemental et d'un changement de République, que Macron et les milliardaires devront finalement céder un maximum de terrain et accéder aux revendications les plus importantes du peuple. Il faut donc continuer la lutte, marquer de nombreux buts, et ne rien céder tant que la politique ne redeviendra un objet respectable de défense des valeurs républicaines prioritaires, soit le partage des richesses entre tous et toutes, le partage des connaissances, les moyens de l'éducation et de l'instruction de nos enfants non détournés par les valeurs superficielles du fric roi pour un monde plus proche de la vérité démocratique telle que la société, dans sa majorité, aspire désormais.

Ce n'est plus 1% des gens qui doivent faire la loi grâce à leur argent et leurs très gros moyens de corruption mais bien le 99% des citoyens et citoyennes qui doivent lutter ensemble pour casser et achever cet ultra-libéralisme qui a finalement fait plus de mal que de bien aux sociétés d'inspiration et d'aspiration démocratiques.

Depuis si longtemps trahie, la classe populaire en gilet jaune a divorcé du pouvoir en place. Il était grand temps. Elle a reprit son indépendance d'esprit, sa soif de liberté et d'égalité. C'est pourquoi cette insurrection là est noble, pleine de bon sens, de responsabilité, et de prise de risque positive. Et si en plus l'insurrection est menée de façon non-violente avec force de conviction et persévérance, la victoire des gilets jaunes sera magnifique et tellement respectable.

Allez les Jaunes en gilets, le match continue jusqu'aux splendides buts marqués contre notre adversaire, ce petit 1% mondial de la population qui nous a fait la guerre et entièrement soumis à sa loi ultra-capitaliste depuis trop longtemps en provoquant trop de malheurs dans le monde, les guerres, l'exil, les migrations, tristes à mourir, par centaines de millions de gens déracinés et souvent rejetés sur les routes chez nous aussi.

Nous n'avons pas les grands moyens de corruption comme eux et c'est tant mieux. C'est avec le coeur incorruptible et avec nos cerveaux que nous irons à la victoire et que le peuple acceptera finalement avec bonheur les personnes qui auront lutté et donné leur courage et leur force à un renversement des valeurs en cassant cette logique efroyable et infernal du fric roi.

Demain, tous et toutes ensemble, ACTE VIII

 

Casser du Gilet Jaune et ne rien changer

Casser tout ce qui pense autrement pour ne rien changer. Le pouvoir aux extrêmes riches et le mépris aux extrêmes pauvres.

Dire du mal, beaucoup de mal sur les petites gens révoltés dans la rue, les prendre de haut, leur dire que s'ils en sont là c'est qu'ils le méritent bien parce qu'ils n'ont pas su ou pas voulu se hisser au-dessus du lot.

Culpabiliser les révolutionnaires, les rendre infréquentables, les considérer comme communistes ou fascistes pour bien faire peur au reste du peuple, et pour que rien ne change, que la Vème République perdure dans le temps avec tous ses défauts, avec son enfant-roi placé au sommet de l'Etat grâce à l'appui du fric des puissants et de médias qui tombent éperdument amoureux du candidat des riches (Sarkozy, Macron, les nouveaux princes magiques des contes médiatiques).

Le peuple suit, le peuple marche, le peuple veut croire au prince charmant qui va tout bouleverser, tout changer, tout redistribuer au peuple, aux travailleurs qui se crèvent, aux pauvres qui crèvent la dalle et vont de désillusion en désillusion. Pendant ce temps, lundi matin, le roi Médef, la reine Assemblée, et le Petit Prince sont venus chez le gilet jaune pour lui serrer la pince et le mettre à genoux à travers des menaces sur son futur: tu vas au rond-point, tu risques la comparution immédiate et 5'000 euros d'amendes. Tu te promènes à la Rue Royale, on t'embarque pour une garde-à-vue et on te convoque chez le juge pour manifestation illicite, etc. Et cela tous les jours de la semaine, y compris le dimanche et les jours fériés, pour que la révolution avorte et que rien, non rien, jamais ne change.

Et ce n'est pas que la France qui perdra. Non. Bien sûr que non. Parce que les ultra-riches ont pris possession de la Terre et qu'ils mettent des dictatures partout en place. Des guerres de merde se déclarent, les gens se divisent et se haïssent. Et pendant ce temps, les riches accumulent encore plus de richesses et la Terre se meurt gentiment avec le réchauffement climatique et les bouleversements naturels provoqués de la main de l'homme.

Pas de VIème République grâce à la Révolution, pas de changement notoire. Macron restera Macron, les très riches encore plus riches, en pire encore, tellement heureux d'avoir pu mater les Gilets Jaunes et les avoir fait retourner à leurs niches de cul terreux.

Gilets Jaunes, il ne nous faut pas céder. Sinon rien ne se fera. Ensembles, restons ensembles. Et si nous sommes encore trop peu nombreux à vouloir ce changement radical de société, rappelons-nous que plus de la moitié de la population soutien le mouvement et que plus de 50% cela donne une légitimité à l'action démocratique que nous menons pour et avec le peuple.