21/01/2019

Tu me parles

Tu me parles

de choses que je ne pige plus,

de cet enrichissement personnel;

de vos structure pyramidales

en théorie parfaite,

mais dans la pratique

tellement hypocrites et injustes

où les diplômés pissent sur les ouvriers

et les milliardaires dirigent d'une main de fer

les politiques,

Macron un pistolet sur la tempe.

Il a reçu la Présidence des milliardaires

à travers la naïveté du peuple.

Des milliardaires tout-puissants

qui savent tellement corrompre

à tous les étages de la société

et qui décident des guerres et des objectifs,

qui envoient les peuples au casse-pipe,

qui ont la haine au ventre,

qui vivent pour semer la division

entre tous les peuples du monde

et toutes les couches sociales.

 

Nos lois sont offertes et faites pour les riches

tandis que les pauvres doivent juste

fermer la gueule pour incompétence,

trimer pour la justice et la puissance des riches

et oublier la plus normale des justices pour eux.

 

Manger, aimer, s'habiller,

s'amuser un peu,

travailler mais pas juste

pour crever la dalle

et servir les actions de leurs patrons

et tous les Macron

qui osent ricaner, se moquer,

mépriser celles et ceux

qui vont à la mine de charbon

crever sur un atelier ou un bureau,

sur un chantier ou dans une cuisine,

déprimer dans le métro,

crier à la maison entre amoureux

pour des histoires de pognon,

s'insulter puis se divorcer,

devenir plus pauvres encore,

plus marginalisés,

considérés comme asocial,

condamnés à l'invisibilité,

à la solitude,

aux dettes, aux poursuites,

à la condamnation sociale

pour cause d'incapacité

à être en conformité

avec ce système qui écrase,

gaze, matraque, tire au flashball

pour terroriser et paralyser

le peuple en jaune,

le maintenir en cage

pour éviter la Révolution.

 

Et quoi, Toi!?

Oui Toi? Toi? Toi?

Tu as peur de la révolution?

Moi j'ai juste peur de toute cette haine,

de ces salauds qui nous volent tout

jusqu'à nos femmes et nos filles

qui se prostituent sous couvert

de liberté sexuelle.

 

Et Toi?

Tu aimes te faire mettre

là où je pense

sans jamais te révolter?

Et Toi?

Pourquoi tu restes dans le droit chemin

quand le droit chemin est le chemin

qui nous mène tous en enfer,

pas dans cet enfer sympa des rockers

qui aiment la fête, la joie, le sexe,

l'alcool.

Non! Pas celui-ci

Mais celui qui est et qui vient encore:

 

Les guerres entre nous tous

dirigées et fomentées par les milliardaires

et leurs soumis.

Les foules haineuses de la BAC,

des CRS qui nous foncent dessus

et nous blessent, voir nous tuent

pour mieux nous diviser

sur la lutte et le chemin à suivre:

Violence ou non-violence?

Révolution ou pas Révolution?

Macron et Gouvernement Démission

ou seulement RIC

et un SMIC à peine mieux?

La loi du FRIC c'est eux.

Mais nous, c'est pas la loi du fric

qui nous parle.

C'est la loi du partage.

C'est le fort qui protège le faible.

C'est l'élite au service de la communauté

et les gens qui aiment leurs élites

parce qu'elles sont nobles, nobles de coeur

et pas nobles versaillais hautains

à se mettre toujours plus

du putain de pognon

dans leurs paradis fiscaux

sur le dos des ouvriers et ouvrières,

des gens à leurs services,

des gens qui subissent tellement de sévices

et d'humiliations,

des hommes et des femmes bafoué-e-s,

trompé-e-s, jaunes, tellement jaunes

qu'ils et elles se retrouvent cocu-e-s 

avant même la naissance

parce que oui,

nos filles et nos garçons

devront choisir entre notre coeur populaire

depuis toujours

qui refuse leur contrat satanique suicidaire

ou trahir nos idéaux démocratiques

pour rejoindre, jeunes recrues obéissantes,

leurs temples du luxe,

de l'avidité, de l'apparence,

du mépris et de la haine du pauvre.

 

Devenir copains et copines

avec les dinosaures

destructeurs de l'Humanité et de la Terre

ou rester avec nous tous

dans la lutte pour un autre monde. 

 

C'est le système qui est pourri.

Et quand ce système tyrannique s'effondre,

c'est la Révolution démocratique qui fait front

et donne l'espoir d'un monde meilleur.

 

Toi. Oui. Toi, Toi, Toi,

Tu me parles encore

de ton dernier jeu vidéo.

Tu me parles de ton profil Facebook,

de ton fil Twitter,

de Federer qui se fait vieux

mais qui reste incroyable,

de tes amis virtuels,

de ta vie lisse et matérialiste

et tu me dis que pour toi

c'est vraiment impossible

de casser ton image

pour rejoindre notre Révolution

au risque de perdre

le seul truc qui a de l'importance

pour ta vie:

 

Être celui ou celle

qui ne fait pas de vague,

qui se conforme au diktat du système,

pour sauver ta peau, ta paie,

ton rang social,

pas si mal que ça

avec ta villa et tes vacances en bord de mer.

 

Que fais-tu de ta dignité

quand tu vois tous ces Gilets Jaunes

se faire persécuter et atomiser

tandis que tu gagnes si bien ta vie

au sein de ce système pourri et insensé?

 

Ecoute ça, maintenant,

Toi gentil lecteur, Toi gentille lectrice

qui ne fais jamais de vague jaune.

 

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