02/02/2019

La pauvreté en pays riches et en pays pauvres

Le journal "L'OBS", dans une Tribune de ce jour, tente de comparer les pauvretés diverses à travers la planète.

Si l'étude est intéressante, elle est cependant regardée d'un point de vue strictement économique et pas du tout dans le cadre du contexte social des gens.

Peut-on dire qu'être pauvre dans un pays pauvre où la majorité des gens est pauvre, et vit donc dans le même contexte social et économique, avec les pauvres de nos pays riches, minoritaires et exclus bien trop souvent de la vie en société et du partage communautaire? Non. Nous ne pouvons tout simplement pas.

Dans un pays pauvre, où le revenu général des populations est très faible, les gens s'entraident dans la communauté, travaillent aux champs ensemble, crée de l'artisanat et de la nourriture bien souvent fabriqués sur place. Les familles vivent encore sous des régimes patriarcaux où les divorces sont plus rares que dans nos contrées. D'autre part, les loisirs ne coûtent rien ou presque rien puisque ce sont bien souvent des jeux, des sports tel que le football sur un champ d'herbe où dans la rue, et des danses communautaires, du théâtre local, qui sont sources de divertissement en société. Pas de cinéma, pas de loisirs, pas de repas au restaurant, pas de vacances sous les palmiers, même pas de voiture bien souvent, et même pas de travail très harassant,  par exemple 12 heures par jour avec les transports en commun, le métro ou la bagnole indispensable, pour un grand patron qui paye très mal et préfère se doter d'un très haut salaire personnel et pour ses cadres supérieurs ainsi que nourrir trop grassement la bourse des actionnaires... Pas non plus de taxes à répétition, d'impôts lourds, de l'administration pesante, et des dettes qui s'accumulent dans des familles à cran et qui finissent par divorcer... Et pas non plus de solitude, de honte, d'exclusion sociale parce que ne rien avoir en France, vivre sans argent, sans pouvoir d'achat, c'est comme vivre dans un îlot désertique social et économique pour soi-même au milieu d'une vitrine d'abondance et de gens qui se permettent toutes les dépenses...

"L'OBS" n'est pas du tout objectif dans son article. Et en plus, pour bien culpabiliser les Gilets Jaunes il prend l'exemple d'un type chauffeur routier à charge de famille qui s'appelle Eric, comme par hasard, et qui vit au Smic en France et il compare sa vie à celle d'un gars du Burkina Fasso. Suivez mon regard vers Drouet afin de foutre la honte aux Gilets Jaunes qui descendent dans la rue...alors que des gens crèvent la dalle dans le monde.

Désolé Mesdames et Messieurs de "L'OBS" votre tir est totalement à côté de la plaque d'un point de vue sociologique et humain. Ce qui n'empêche pas, bien entendu d'être solidaires avec les gens qui vivent ailleurs et de contribuer à travers des associations à les aider d'une façon ou d'une autre. Mais pour que la démocratie vive aussi dans les contrées lointaines un jour ou l'autre à la place des grands dictateurs soutenus par nos propre dirigeants qui s'acoquinent avec des salauds afin de mieux piller les territoires de ces régimes exploiteurs du peuple et assassins, il faut d'abord penser faire la révolution chez nous et établir une démocratie résolument moderne et non pyramidale qui partage vraiment les richesses et réduise drastiquement les écarts entre très riches et très pauvres...

C'est ma contribution pour l'Acte XII des Gilets Jaunes puisque je ne peux être sur place aujourd'hui.

A lire ici:

https://www.nouvelobs.com/politique/20190201.OBS9486/trib...