04/02/2019

Médiapart avait-il vu venir "la révolution" Macron?

Au moment du deuxième tour de la présidentielle, Médiapart avait appelé à voter Emmanuel Macron tandis que sa position, lors du premier tour, allait plutôt en faveur de Benoît Hamon mis en minorité, à gauche, par les sondages...

Nous étions pour certains et certaines, fâché-e-s, pour d'autres, dépité-e-s, pour d'autres encore, abattu-e-s par la position du Journal qui n'allait pas donner ses faveurs à cet homme énervé, cultivé, un brin trop de mauvaise foi avec son admiration appuyée et sa trop grande complaisance envers les régimes castriste, chaviste ou Maduro, qu'est cet homme présidentiel Jean-Luc Mélenchon . On voulait pourtant, toutes et tous, le projet d'une 6ème République avec la France Insoumise et son leader maximo qui prêtait, certes, à controverse et à contestation, mais qui était peut-être l'homme de la situation.

Beaucoup proposèrent alors l'abstention ou le vote blanc pour ne pas voter Macron au second tour. Et Médiapart trouva détestable d'opter pour ce non-vote qui ne faisait pas barrage au Front National de Marine Le Pen.

N'étant pas Français, je ne me sentais pas directement concerner mais je trouvais dommage que Médiapart condamne le vote blanc ou l'abstention qui permettait, pourtant, de donner un crédit minimum à l'élection d'Emmanuel Macron, que nous savions déjà élu en toute hypothèse, un Macron bien trop, hélas, dans sa volonté de toute-puissance majestueuse de vainqueur à travers ses discours électoraux.

Ce soir, je pense que la Rédaction de Médiapart comprend un peu mieux les doutes et la décision des anti-fascistes qui se sons abstenus et qui ont refusé de participer à cette élection mascarade du second tour.

Jean-Luc Mélenchon aurait-il été un meilleur président et la VIème République serait-elle sur de bons rails avec lui à ce jour? Personne ne peut répondre pour un scénario qui n'a pas eu lieu.

Aujourd'hui, je pense sincèrement qu'il faut inventer un nouveau projet de VIème République avec cet acteur imprévu, ce nouvel acteur bien réel et bien vivant de la Révolution représenté par les Gilets Jaunes qui fait surgir en plein jour et sous une nouvelle lumière des gens des deux extrêmes, mais pas seulement, parce que les Gilets Jaunes ont des sensibilités de tous bords politiques, des gens qui s'expriment hors parti politique et montrent qu'ils et qu'elles ne sont pas, dans leur immense majorité, des excité(e)s rouges-bruns partisans et partisanes du chaos et de la destruction de la République ou des excité(e)s fascistes qui veulent l'Ordre brun, le rejet des étrangers, des migrants et des juifs mais bien des citoyennes et citoyens responsables à la recherche d'un nouveau projet social et démocratique en commun.

C'est par cette note d'espoir que je m'adresse tout spécialement à Médiapart et à son président, Edwy Plenel, qui peut prendre aujourd'hui la mesure du danger de dérive fasciste que peut représenter, par contre, la puissance extraordinaire du néolibéralisme et des gourous artificiels qui montent au pouvoir comme par magie et s'emparent de la présidence dans cette Vème République taillée pour un monarque pour défendre pleinement et en toute conscience les intérêts très particuliers des oligarques milliardaires...

 

Corruption interrompue

 

Si tu cherches, voyageur,

une nouvelle chaleur

qui brisera cette glace urbaine,

cette monarchie hautaine,

cette boue souterraine

qui a envahi toutes les villes,

toutes les campagnes,

tous les pays,

tous les continents,

avec les larmes et les pleurs,

avec la force de vaincre,

de celles et ceux, voltigeurs

de rêves et de révolution,

qui s'habillent de gilets jaunes

pour sauver le peuple, la nation

du naufrage collectif,

 

ferme les yeux

et pense alors à cette fille de liberté

qui tisse ses fleurs de volupté

et t'offre la clef du bonheur

contre un instant d'éternité.

 

Jeux pervers,

jeux de vers,

jeux d'enfants, jeux de Gulliver.

De Lilliput à Laputa

il n'y avait qu'un pas

pour refuser de payer tes impôts

jusqu'à ce que les riches paient à leur tour;

de renoncer au travail esclavagiste

et de te faire gréviste;

de retirer ton petit roseau des banques

pour faire tomber les chaînes

mettant en déroute le système;

de dire non à leurs lois

et réinventer ce nouveau monde

construisant des rêves de partage,

d'amitié, et d'amour

entre les gens et les peuples.

 

J'ai pris l'autre route

il y a longtemps déjà.

Esclave éclairé

prêt à cette guerre.

J'ai pris la route

que tu ne connaissais pas encore

mais je t'y invite là tout de suite

parce que c'est sur cette route

que tu croises les herbes folles,

les abeilles, les papillons,

les arbres, les rivières, les forêts,

les elfes, les anges,

les amours, et la liberté.

 

L'argent ne fait pas le bonheur.

Il te brise le coeur et te tue

à force de le chasser

comme un mirage dans le désert

alors que les riches vivent

d'abondance triste

et de joies moroses à l'oasis.

L'argent ne fait pas le bonheur.

Il te brise le coeur et te tue

par la dette,

les créances,

les impôts,

l'huissier qui frappe à ta porte,

et le salaud qui te dit

à la fin de te déshabiller

pour payer le prix 

de ton travail,

le prix de ton corps

sur l'autel de leurs vices.

 

Fallait-il en arriver jusque là,

mon amour?

Fallait-il tout leur céder

y compris jusqu'à ton joli corps

pour sauver ta famille

de la grande misère?

 

Alors bats-toi,

mon ange!

C'est maintenant ou jamais

la Révolution!

 

 

Médiapart refuse une perquisition!

L'Etat français est en état d'effervescence prolongée. 

Ce matin, c'est le siège de Médiapart qui a été perquisitionné pour violation de la vie privée d'Alexandre Benalla.

Médiapart a réagi sur Twitter par un court message. Elle donnera de plus amples informations dans la journée, sans doute.

Par ce refus de perquisition, Médiapart s'oppose à la divulgation de ses sources et protège ainsi le droit au secret de la source.

Si les grands médias sont tenus par les milliardaires, Médiapart ne doit son existence qu'à son lectorat qui paye pour avoir une grille de lecture du monde indépendante de tout pouvoir économique. C'est donc à une tentative d'intimidation gravissime de la part du pouvoir en place que nous avons à faire et non plus à une perquisition plus ou moins justifiée au siège d'un leader politique qui aurait commis une infraction à la loi électorale (affaire Mélenchon ou Le Pen, en particulier).

Le Président Macron est aux abois et semble de plus en plus décidé d'en finir en se servant de l'arme policière et judiciaire pour sauvegarder son pouvoir et les intérêts primordiaux de l'oligarchie mondialisée.

Soutien à Médiapart et à la liberté de la presse. Les journalistes des grands médias qui conservent une éthique et une indépendance critique doivent désormais se rendre compte qu'il n'est pas forcément bon d'être sous le joug de milliardaires qui décident au final des basses manoeuvres du Gouvernement, de la censure et de la désinformation générale. 

P.S. Actuellement, il est impossible de partager sur Facebook ce billet ainsi que le post diffusé sur "La France en Colère". Blocage d'Etat?...

  1. Cette enquête, qui vise les enregistrements révélés par Mediapart, est susceptible d'atteindre le secret des sources de notre journal. C'est pourquoi nous avons refusé cette perquisition, un acte inédit — et particulièrement grave — dans l'histoire de Mediapart. Articles à venir.

  2.  

    URGENT. Deux procureurs, accompagnés de trois policiers, ont voulu perquisitionner ce matin, à 11h10, les locaux de Mediapart dans le cadre d'une enquête ouverte par le parquet pour (notamment) atteinte à la vie privée de M.Benalla suite à nos révélations de la semaine dernière.

 

 

Merci Béatrice!

J'ai la dalle de toi 

de ton trash de ton cash!

J'suis pas né

pour rester passif

et totalement inactif

dans un monde soumis

à la loi du fric.

 

Mais c'est quoi le combat!?

Mais c'est où les hors-la-loi!?

Mais c'est qui les rebelles!?

Dans ce monde factice,

dans cette société d'artifices

qui n'aime les actrices

que belles et lisses,

qu'obéissantes au système,

que sages comme des images

et rebelles que sur la pellicule

dans des séries bidon,

des scénarios à la con

où la brutalité et la bestialité

sont les maîtres du monde.

 

J'ai la dalle de toi,

Béatrice,

mais voilà.

Le monde vole en éclat

et je ne sais qui dans cette foule

se mettra devant l'Autre

pour recevoir le coup de matraque

à sa place,

pour encaisser le flashball

à sa place,

pour prendre la balle qui tue

à sa place,

et mourir comme un punk

en criant:

"NO FUTUR! A MOI LES GILETS JAUNES!"

au lieu de se prendre en selfie

pour le prochain live Facebook.