11/03/2019

Ce que la violence ne peut pas, la non-violence le peut

La violence n'a pas donné

la liberté aux peuples.

Elle a asservi davantage,

elle a donné des maîtres et des esclaves,

des dominants et des dominés,

des possédants et des soumis,

ordre sado-maso du monde,

elle a aussi donné plus de souffrance,

moins de confiance en l'Humanité,

plus de honte,

moins de légitimité

aux mouvements révolutionnaires.

 

Même la Révolution française

de 1789 garde le goût amer

de la défaite et de l'horreur

devant la guillotine

et ces milliers de têtes roulant

sur le sol,

y compris de révolutionnaires

de la première heure.

 

Notre révolution démocratique

sera la plus légitime

et la plus légitimée au monde

si nous gagnons avec la non-violence

et les armes de la légitime défense

face à l'illégitimité

de la violence institutionnelle.

 

Il faut laisser le temps au temps,

il faut rester souder, déterminer,

sans faille et sans reproche

pour faire plier cet ordre mondial

injuste, brutal, illégitime

par le pouvoir et la richesse qu'il octroie

aux 1% de la population mondiale.

 

Gilets Jaunes,

garder le cap de la non-violence.

Notre révolution est de celles des Justes.

Justes génial

en est l'anagramme.

 

Si vis pacem, parabellum

 

Dans cette société obscène

qui te mène à la trique

 en te fabriquant du cosmétique

sur des scènes pornographiques

pour des nuits cosmiques

de vérités construites sur mesure

qui te lobotomisent et te rassurent

comme des couleuvres aspic

hypnotisant ton optique

faisant de toi

cette roue hydroélectrique

ce bouffon cynique

de leur système asymétrique

où ta triste vérité se mesure

non à l'eau douce qui voyage

de tes veines vers l'eau salée

mais à l'électricité

tachée de sang

que tu produits

pour affermir l'épaisseur

de ton porte-monnaie

faisant de toi ce mur

qui se ment à lui-même 

limité au string périphérique

d'une street teaseuse 

te soufflant à l'oreille

que ce sera sa nourriture

contre ton oseille 

suceuse de toc et de plastique

message énigmatique

d'une petite musique d'amour

au tarif fort pour modèle réduit 

excitant ta ligne électrique.

 

Il fait nuit,

il fait noir,

il fait froid,

il fait la mort

dans ton coeur,

et c'est la panne électrique

qui te panique

ta panne systématique

qui ne trouve pas

sa sortie de secours sismique

ta panne programmatique

qui est une erreur mécanique

te cramant le nerf optique

dans ta cinématique.

 

Il n'y pas de système

qui t'écrive un théorème

aussi sublime que Pasolini.

Il n'y pas de système

qui te donne le goût inné

du crime Baudelaire 

et du poème anarchique.

 

Maduro ou Guaido

ce sera toujours

la même Histoire d'O.

Lui dans le rôle du maître

et toi dans celui de l'esclave.

Lui le manipulateur

et toi le crédule

qui joue la fille qu'ils enculent.

Lui le soumis

à un maître encore

plus grand que lui

à ce pognon tout-puissant

qui nous place sans cesse

entre quatre mur d'une prison

et toi le sous sous soumissant

qui subit cette loi du méprisant

et de la concupiscence toute-puissante.

 

Maître-esclave.

Le rapport sado-maso éternel.

Maître-esclave.

Le rapport domino fusionnel.

 

Ecoute du Baudelaire

et du Ferré.

Baise avec Pasolini.

Eclate-toi avec Bashung

en tirant ton coup

avec ton parabellum

chargé de foutre

et de magnum.

Mitrailleuse d'amour

tirant en rafales ta haine

sur ses courbes fatales

mer de champagne

étalée entre les cuisses

de ta street teaseuse

qui t'a vendu sa pub 

en Airbnb

location à court terme

tour de son propriétaire

et parties de jambes en l'air

à bien plaire

matelas gonflable

et lèvres siliconées

petite porte de secours

et gorge profonde comprise

au petit-déjeuner.

 

C'est la guerre!

 

Fume plus de la merde!

Avale tous les poètes

qui ont fait la guerre

avec leur plume d'amour!

 

La foudre sera électrique.

Tu ne connaîtras plus

de panne systématique.

 

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