08/05/2019

La recette d'Aristote

Chaque jour qui va,

chaque jour qui vient,

chaque nuit qui va et revient

je garde et vénère le goût de toi.

Même à mille kilomètres

de nous deux,

même sans nous parler,

même sans nous enlacer,

le goût de ce bonheur

né d'un soir sans illusion,

le goût d'un vin en fusion

qui enivra nos coeurs

tel un vieux volcan éteint

qui se rallume au plus beau jour,

le goût de tes petites ruelles

dans ce bar à filles

sans lendemain,

la douceur de tes mains

capturant le soleil

et tes prunelles vertes-noisettes

me dévorant pour un festin,

ce désir irrépressible

de porter ton miel

à ma bouche asséchée,

tes lèvres d'hydromel

redonnant vie éphémère

au désert de mes nuits solitaires,

le sable brûlant de ton corps

roulant sur mes chairs 

se réveillant et s'abreuvant

à ta recette d'Aristote.

 

Tu vas,

tu viens.

Mon coeur se libère

et nos corps s'affolent.

Tu vas,

tu reviens,

encore et encore.

Mon coeur s'exaspère

et nos corps s'envolent.

Tu vas,

tu viens,

je joue encore et encore

avec les lignes de ton corps

et si un jour tu vas

et que tu ne reviens pas

alors ma lumière

perdra tous ses repères,

toute sa gaieté,

toute sa raison d'exister.

 

Tu es, mon ange,

la gardienne de ma vie.

Et en toi seule,

je forge cette lueur d'espoir

pour des lendemains

d'amour et de beauté.

 

L'amour révolution

nous entraîne

sur cette piste enchantée

où le peuple cherche sa liberté.

 

Les commentaires sont fermés.