05/07/2019

Les années polaires

 

J'ai pas sommeil.

Je suis en éveil

de toi,

de notre amour,

de notre toit

ouvert sur les étoiles.

 

J'ai pas sommeil.

Juste besoin de tes yeux

qui m'émerveillent,

qui me disent sans rien dire

que toi et moi

c'est plus fort que

notre différence d'âge,

c'est plus fort

que tous les regard des gens

qui ne comprennent pas,

c'est plus fort

qu'un simple moment d'illusion,

plus fort que des années polaires

passées entre les glaces nuptiales

de tes parties de jambes en l'air

et leur Paradis on Vice.

 

Tu as vu passé les hommes.

J'ai vu passé des fantômes.

Tu as vu passé des corps à corps.

J'ai vu passé tes bleus à l'âme.

Et j'ai même vu

ton gros bleu au genou

quand tu as glissé

dans ma glissante baignoire.

 

Je suis ton grand méchant loup,

celui qui tape tape

dans ton coeur

et qui fait boum boum

là où ça fait mal

au coeur des filles,

là où ça fait du bien

de lâcher prise

et d'aimer pour de vrai

l'amour, le désir,

sans masque, sans faux plaisir.

 

Alors si je suis là,

si je suis encore là,

si je suis toujours là

accroché à ton petit coeur

qui a trouvé refuge

comme une migrante

fuyant sur la route

de leur déluge pornographique

pour atteindre ton Amérique

après tant de temps

à te déshabiller,

à te laisser toucher,

à te laisser prendre,

par des passeurs d'une heure

qui délaisseront ton corps

au beau milieu de la mer

après leur bad orgasm,

après leur fantaisie impromptu,

leur bad story

marquée du sceau

de leur sperme

sur ton corps sublime,

c'est qu'aucun homme

ne t'as jamais fait d'effet

comme ça,

c'est qu'aucun homme

ne peut être complice

comme ça,

d'une femme papillon

comme toi unique

parmi cent millions

de femmes papillons

qui survit magistrale

aux années de bouge

avec ton innocence fatale,

ton charme intact,

tes rêves et tes espoirs,

ton sourire et ton humour.

 

C'est peu dire que je t'aime.

C'est particulièrement

tarte à la crème

quand ta vie est un impétueux tumulte

jeté aux yeux des hommes

entre leurs tristes jouissances

et leurs trop faciles insultes.

 

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