19/08/2019

Eros et Psyché, des Lolita et des vieux hommes

L'homme court après sa jeunesse comme la femme. 

La différence c'est que la plupart des femmes ne se voient pas faire l'amour à des gamins de 14 ans alors que beaucoup d'hommes fantasment sur des gamines de 14 ans.

Vladimir Nabokov en est l'exemple littéraire type dans la liaison romancée d'un écrivain avec une gamine de 14 ans. Ou encore Thomas Mann avec son jeune homme fantasmé au lido dans "Mort à Venise".

On est ici dans l'art romantique du droit, ou non, d'aimer une ou un jeune adolescent... Mais quelle différence peuvent faire la plupart des gens entre aimer vraiment une trop jeune personne ou partouzer avec de très jeunes personnes grâce à sa puissance financière et ses réseaux sociaux? L'acte pédophile en lui-même est un scandale et pareillement condamnable que l'on soit romantique ou cynique durant l'acte sexuel. Seul le degré d'abjection est moindre pour le romantique avec l'excuse de la relation passionnée et l'amour "innocent" entre deux êtres d'âge très différent dont les ressources psychiques manquent à une pré-ado au début de ses émois sexuels et sentimentaux pour se défendre contre les prédateurs.

Tomber en amour d'une personne encore en âge d'adolescence est sans doute une maladie mentale, une perversion, et un crime certain, quand on a dépassé un certain âge. Et tomber amoureux d'enfants ou de très jeunes adolescents est un crime très grave envers des enfants abusés. Un homme "normal" sait mettre des barrières morales entre des images fantasmées et une réalité dont il force le passage interdit pour assouvir son égoïsme personnel tel un prédateur saigne sa proie.

L'Amérique décadente est friande en scandales sexuelles. Bill Clinton et même Donald Trump couchent dans de très sales draps avec l'affaire Epstein. Car malgré leurs dénégations, ils savaient depuis très longtemps ce que faisait l'homme d'affaire avec son réseau de gamines dirigé par...une femme, Ghislaine Maxwell fille du magnat...de la presse, Robert Maxwell. Ils (les médias, les politiques, les juges, les avocats) n'ont jamais dénoncé le grand prédateur voir ils auraient pu, pour certains d'entre eux, participer à des orgies avec des filles mineures. Pour Clinton, cela va plus loin que le soupçon. Un écrivain le dénonce dans un livre comme abuseur et violeur d'une centaine de très jeunes femmes.

Une artiste australienne a peint une étrange toile de l'ex-président Clinton dans une tenue de travesti, un Clinton qui pointe d'un doigt accusateur de procureur vers le spectateur ou la spectatrice de l'oeuvre comme pour lui signifier: "Et vous, vous en êtes où dans votre sexualité, vos dérives, et vos petites perversions personnelles?"

Heureusement que l'art existe. Parfois il nous sauve de la perdition et de l'anéantissement.

Psyché, une jeune Lolita vieille de 2000 ans

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Accueil de la page Twitter de l'artiste qui a peint Clinton en travesti

 

 

Eros couche avec Psyché qui ne doit pas connaître son visage

au risque de le perdre pour toujours.

Hélas Psyché éclaire une nuit le visage du dieu de l'érotisme

à l'aide d'une lampe à l'huile. Une goutte brûlante

tombe sur l'épaule d'Eros qui se réveille.

Psyché a vu le merveilleux visage d'Eros

mais elle le perd aussitôt...

Montage antique et reconstitution

(l'image est volontairement floutée):

Eros et Psyché protégés par un bouclier de bronze

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Commentaires

"Un homme "normal" sait mettre des barrières morales entre des images fantasmées et une réalité dont il force le passage interdit"
Il faudrait ajouter à "homme normal" plusieurs autres qualificatifs, dont au moins "occidental" et "de notre époque".
Nous sommes (ou ce sont) en effet les seuls respecter (plus ou moins et avec difficulté) cette évolution de notre propre société. L'interdit auquel vous vous référez n'existe en effet pas dans les cultures tribales (anciennement primitives) et nombre de cultures extra-européennes.
Tout cela étant dit non pour défendre les "prédateurs" que vous avez mentionnés, mais pour dire la difficulté à lutter contre quelque chose qui semblerait naturel avant d'être culturel.
P.S.
Nombre d'autres comportements sexuels (pour ne parler que d'eux) sont également liés à l'évolution d'une société donnée à un moment donné, allant de la plus grande permissivité (comme les mouvement homosexuels le demandent actuellement) aux interdits entraînant les pires sévices.
La difficulté, pour quelqu'un d'honnête et d'informé, est évidemment de faire le choix que lui impose sa société et sa morale personnelle: heureux ceux qui n'y rencontrent pas de contradictions!

Écrit par : Mère-Grand | 19/08/2019

Merci Mère-Grand pour ce commentaire. En effet, la culture fait beaucoup et la prise de conscience participe de la culture. La libido est animale et fait appel à notre cerveau reptilien. Seule l'éducation, l'information, la prise de conscience, et enfin la liberté d'agir en bien ou en mal selon nos capacités à faire reculer le mal, à s'y opposer farouchement, ou à y céder lamentablement participe de l'équilibre psychique et érotique d'un être humain. Personne ne peut définir une morale commune valable pour toutes et tous sauf à se prétendre dieu ou prophète de dieu. Le fameux gourou, à proscrire en tous les cas. Par contre chacun et chacune peut participer et est appelé-e au bien commun, à la protection juridique de l'enfance et et de l'adolescence, à une meilleure compréhension de ses propres désirs tout en bannissant de nos vies les plus maudits qui peuvent s'imposer en fantasmes dans nos cerveaux reptiliens (c'est aussi valable pour nos sexualités d'adultes). La première chose à éviter serait déjà de ne pas voter en faveur de présidents soupçonnés d'abus sexuels répétés sur plusieurs femmes par exemple... Si on donne le pouvoir aux prédateurs et prédatrices, on sait bien que le monde dérive vers la barbarie des moeurs et aux dérives sadiennes les plus nocives. Chaque citoyenne, chaque citoyen, est appelé à voter pour des représentants et des représentantes qui ont une certaine tenue dans leur façon d'aborder leur vie sexuelle et amoureuse et non pour des types qui se vantent d'attraper les femmes par leur pussy... Les adorateurs et adoratrices de Trump peuvent me haïr. ça me gêne pas. Quant aux Clinton, quelle immense déception au masculin comme au féminin, apparemment! Notre monde est une Rome antique en pleine décadence sociale, morale, et écologique. Y a du boulot personnel pour tous et toutes si nous voulons donner une infime chance à nos enfants et petits-enfants de survivre au-delà de ce XXIème siècle capital pour le futur, ou non, de l'Humanité.

Écrit par : pachakmac | 19/08/2019

Mon commentaire se voulait avant tout anthropologique, c'est à dire réaliste par rapport au monde. Cela n'exclut pas la morale (que je distingue du moralisme), mais invite à la situer dans une perspective plus large.
Nous vivons, chacun de nous, dans une société donnée et à une époque donnée, et chacune de ses sociétés abrite ses propres contradictions.
Cela ne nous dispense pas de nous soumettre aux règles adoptées par la majorité de ses membres, si possible démocratiquement (ce qui devrait exclure, de mon point de vue, les dictats religieux), mais tempérer quelque peu la condamnation des conduites considérer comme déviantes, même les condamner que si elles nuisent véritablement, ce dont il n'est pas toujours facile de juger.
J'ai vécu le début de mon âge d'adulte à l'époque de la "libération sexuelle", qui nous exposait aussi bien aux revues et films pornographiques danois et autres, qui abondaient de fornications aujourd'hui passible des plus lourdes condamnations, qu'aux excès de la jurisprudence de certains Etats américains qui pouvaient détruire la vie des citoyens en appliquant à discrétion des lois anciennes et désuètes.
Plus tard j'ai eu un aperçu des innombrables variations des conduites humaines (auxquelles j'ai fait référence dans mon précédent commentaire), qui incluaient, souvent dans des contextes religieux des conduites allant jusqu'à la mutilation sexuelle (exemple des auto-mutilations des Galles romains).
Cependant, quel que soit le domaine des conduites envisagé, je n'ai jamais été en faveur du transfert que certains utilisent pour s'absoudre de comportements interdits dans leur société, en prenant pour exemple ce qui ce pratique ailleurs ou s'est pratiqué à une autre époque.
Je peux comprendre que cela puisse être une manière de militer pour des changements de moeurs, notamment en ce qui concerne certaines drogues, dont l'interdiction produit plus de mal que de bien. Cela me force même à aller à l'encontre d'une répulsion personnelle et très ancienne contre toute substance non médicalement presque qui altère la perception et la conscience.
La connaissance que j'aie acquise au cours de mon existence ne m'a donc pas mise à l'abri de certaines contradictions avec lesquelles je dois vivre. Faire le moins de mal possible reste le seul critère de conduite auquel j'essaie de me tenir, sachant que éviter tout mal ne m'est pas accessible.

Écrit par : Mère-Grand | 19/08/2019

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