01/09/2019

Divus Divico

En préambule à ce billet, j'informe mes lectrices et lecteurs que les images que je mets à disposition sont pour le moment réservées à titre d'information pour les services archéologiques.

Depuis plus de deux ans, je récupère des objets d'antiquité voués à finir disséminer dans des brocantes et autres endroits de foire. Je ne peux pas fournir mes sources simplement parce que je ne veux pas que les personnes intermédiaires concernées se trouvent en difficulté avec les services archéologiques. Je prends sur moi l'entière responsabilité de ma démarche qui me semble essentielle au sauvetage d'un merveilleux trésor antique constitué sur notre territoire suite à des fouilles probablement déclarées aux services officielles mais dont l'inventeur n'a pas remis une partie voir tout le trésor qu'il a découvert durant des dizaines d'années d'exploration des sols au fil de ses chasses au trésor. De ce trésor manque à peu près tout: le lieu de découverte, l'année, ainsi qu'une description des objets. Seuls quelques objets formidables découverts en 1992 par le chasseur de trésor ont un lieu de trouvaille annotés bien que l'écriture sur les sachets plastiques s'effaçaient déjà... Ces objets ont déjà été remis à l'APYM Association pour la promotion de la villa romaine d'Yvonand-Mordagne) en date du 18 décembre dernier par courrier recommandé et sous fausse identité de ma part (nous étions alors en plein dans la plainte portée par le service archéologiques de Berne contre l'inventeur de la fameuse main de bronze et d'or découverte à Prêle). Ces objets n'ont pas, à ce jour, fait l'objet d'une publication dans la presse. Et je m'en inquiète un peu.

Etant donné la difficulté en Suisse, et en Europe en général, de détenir des oeuvres antiques acquises dans l'illégalité et sans certificat, il est compliqué de sauver des objets d'un naufrage certain quand nous risquons des poursuites pénales pour recel d'objets d'art sans certificat et que nous avons pourtant la chance unique de savoir qu'un ancien chasseur de trésor se débarrasse de son trésor pour raison d'âge et de maladie... Les gens qui achètent sont alors très souvent ignorants de la valeur d'un patrimoine historique. Ils s'intéressent d'abord à l'argent qu'ils peuvent éventuellement faire avec des objets dont ils ne savent rien sauf qu'ils ont probablement une origine ancienne. Mais l'éventail est vaste entre quelques siècles avant J.-C. et un objet art nouveau par exemple. Et puis l'art du faux est en plein développement...

Les archéologues et autres directeurs de musée qui me liront et découvriront ici une des plus fantastiques pièces de ce trésor, doivent savoir que je suis à disposition, il suffit de me contacter Monsieur Laurent Flütsch...par exemple, en espérant que l'idée sera plus celle d'une collaboration et d'une restitution du trésor plutôt qu'une dénonciation publique dans le but de nuire à une personne qui n'a fait que son devoir de citoyen en sauvant un trésor qui allait être définitivement perdu voir disséminer un peu partout et quitter notre territoire pour finir on ne sait dans quelles mains et peut-être même dans une poubelle publique un jour ou l'autre.

Voilà. Je vous laisse, en chanson. à mes photos et mes très courtes explications inspirées des choses que j'ai lu ici et là sur Internet. Pour meilleure analyse, il n'y aura que la science des gens de savoir et l'archéologie. Ma perception personnelle de cette oeuvre ne pouvant être vérité scientifique...

 

 

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Bronze gaulois, objet creux à deux faces de rituel,

Neptune (barbe, poissons d'eaux douces probablement) protecteur des pêcheurs et des marins,

Mercure ( départ de cornes de bouquetin, serpent entourant la tête)

protecteur des voyageurs,

couronne de laurier entre les cornes (prise à César, aux empereurs romains pour retourner une défaite en victoire?)

Cernunnos

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 Creux de l'objet, filet de pêche probablement,

pigmentation ou alors oxydation de couleur rouge dans les parties claires.

 

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Sur le fond extérieur de l'objet, une croix isométrique dans un cercle.

Similaire à la croix sur les potins retrouvés à Vevey et Sainte-Croix.

 

J'ai de nombreux clichés sur cet objet remarquable et sur d'autres aussi mais hélas j'éprouve toutes les peines du monde à charger chaque photo sur mon blog en ce moment... Je n'attends que le bon vouloir des services archéologiques vaudois ou autres pour analyser ce trésor. L'objet ci-dessus, lampe à huile, bougeoir (des micro-traces de cire existent sur un des bords extérieur), ou tout autre utilisation de cet objet fantastique aurait pu appartenir à la Corporation des Nautes de Lousonna et avoir été réalisé entre 40 avant J-C. et 100 après. Pour cela, la science est appelée au secours. J'ai fait deux démarches auprès de personnes compétentes en la matière depuis décembre l'année passée au sujet de ce trésor déjà partiellement remis en des mains en principe compétentes. A ceux qui ont été contactés de me répondre...ou alors à d'autres de se décider... Ce trésor n'est pas voué à disparaître mais bien voué à faire partie du patrimoine de notre pays.