10/09/2019

Un inédit helvète: les animaux fleurs

Il y a beaucoup de choses surprenantes à apprendre de la part du peuple helvète. Outre le monnayage parfois exclusif (les monnaies que j'ai envoyées au président de l'APYM sont formidables) et d'une grande inventivité, nos ancêtres cultivaient un goût immodéré pour les fleurs au point de les retrouver dans la représentation des dieux et de créer des bijoux totem entre l'animal et la plante.

Ci-dessous, les deux témoins de ce temps-là où les fleurs avaient tant d'importance dans la culture helvétique.

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Archéologie et détection, un couple maudit

Comment faire pour bien faire pour sauver les trésors archéologiques encore à découvrir?

La question est épineuse à l'heure d'Internet où tout se vend en toute impunité et que les Etats ne font rien pour fermer les plate-formes qui vendent des objets culturels d'un autre temps alors même que la loi interdit le recel d'objets de haute antiquité grecque, romaine, gauloise. Tous les moyens sont bons y compris les faux certificats d'origine et l'authenticité de l'objet provenant d'une ancienne collection.

D'ailleurs, pourquoi autorise-t-on la vente et la revente de certains objets de grandes valeurs par des boutiques professionnelles et qu'on interdit à des amateurs le trafic d'oeuvres antiques? L'excuse de l'ancienne collection ne tient plus debout. On le voit avec la demande de restitution d'objets archéologiques aux pays d'origine qui en font la demande. Et puis, est-ce que le droit du sol est le seul élément à tenir compte pour donner de la légitimité à un objet alors que nous savons combien, par exemple, une monnaie romaine a pu circuler dans de très nombreux pays à l'époque romaine? De même pour les objets d'art qui pouvaient déjà être fabriquées à Rome et exportés très loin ailleurs sur le continent.

Les lois se sont durcies mais le trafic d'antiquité persiste et s'amplifie à l'heure de la détection et d'appareils de plus en plus performants.

Les archéologues s'arrachent les cheveux devant l'ampleur du désastre. Il suffit d'aller sur Internet pour voir combien d'objets sont mis en vente de manière illicite. Les plate-formes ne sont pas poursuivies, les vendeurs non plus. Alors que faire? L'Etat a-t-il le droit de ne punir que les chasseurs de trésor et pas les revendeurs? Et les chasseurs de trésor sont-ils une plaie ou une aubaine pour sauver des trésors de la perdition définitive? Car derrière l'idéal des archéologues se cache une réalité bien plus sombre. L'Etat n'a tout simplement pas les moyens d'envoyer une armée de détecteurs professionnels pour fouiller l'entier du territoire, Alpes comprises. Donc sans les amateurs plus ou moins bien intentionnés quand à leurs fouilles archéologiques et aussi éclairés pour savoir quand il s'agit de faire intervenir un service archéologique sur le lieu d'une découverte, certains trésors seraient voués à la disparition quasi définitive. C'est le cas, par exemple, de la fameuse main de Prêle.

L'idéal serait de garder de la souplesse et de la fermeté. Souplesse pour permettre à des amateurs et amatrices passionné-e-s de laisser libre court à leur hobby pour autant qu'ils et elles respectent les bases légales de leur activité et qu'ils et elles obtiennent une autorisation pour fouiller de la part du service archéologique compétent. Fermeté quant aux conséquences si l'amateur, ou le professionnel, s'écarte de son devoir de déclaration de toute trouvaille d'importance archéologique.

Un amateur passionné vaut parfois mieux qu'un professionnel payé par l'Etat pour exercer son métier et qui profite de celui-ci pour se créer sa petite collection privée voir plus grave encore écoule au marché noir les objets de ses découvertes.

Donc les services archéologiques n'ont pas a crié systématiquement contre les amateurs ayant cette fièvre de la chasse au trésor antique si ceux-ci respectent les règles élémentaires du milieu. Ces amateurs peuvent être d'un grand secours pour la recherche de ces trésors encore perdus dans la nature. Le patrimoine culturel n'est pas l'apanage des seuls professionnels. La population est invitée à s'y intéresser aussi. Et quoi de plus passionnant pour une famille que d'inviter ses enfants à une chasse au trésor? Le terrain d'étude, les recherches sur Internet, les indices, l'Histoire, la légende, tout se mêle et donner le goût de la préservation des traces de nos cultures anciennes à nos enfants est sans doute quelque chose de noble plutôt que quelque chose de vil.

Donc. Voilà. Les professionnels ont leur rôle à jouer mais les amateurs aussi. Il faut trouver un moyen pour ne pas chercher à poursuivre et punir des gens comme les inventeurs du trésor de Prêle et peut-être délivrer des autorisations à durée limitée permettant de voir si les personnes se comportent correctement par rapport à ce qu'on exige d'elles en matière d'annonce archéologique.

Il y a hélas des gens qui ont obtenu de longue date une autorisation et qui par folie de leur passion ont accumulé un trésor chez eux avant de le dilapider à tout vent pour cause de grand âge et de ne savoir comment faire autrement pour ne pas être puni par la loi...

Le trésor que je détiens provisoirement fait partie, à priori, de cette catégorie où l'homme passionné n'a pas pu s'empêcher de collectionner pour lui-même ses précieuses découvertes. Où? Quand? Comment? ces objets ont été trouvés? Sur le territoire suisse, certes. Mais plus en avant, je ne le sais pas.

A lire: https://www.rts.ch/info/culture/9860152-apres-la-decouver...

Les animaux:

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Le contexte est perdu

mais rien n'enlève de la valeur

à ce trésor inestimable

pour l'Helvétie romande.