01/10/2019

Mon armée décimée dans la Bataille de l'Amareuse

Jusqu'à présent, je vous ai présenté des petits bijoux surgissant de l'Areuse au gré des heures perdues à flâner dans le lit de mon Amareuse.

Elle est à la fois jolie et mystérieuse mon Amareuse. Ce n'est pas La Venoge de Gilles mais ses charmes à elle vont bien au delà de ses fameuses Gorges qui attirent tant de Suisses Allemands chez nous.

Mon Amareuse c'est aussi une faiseuse de paix, de tranquillité, de zénitude même si parfois elle se fâche pareille à un troupeau de bisons déchaînés en faisant un boucan du diable. Elle n'aime pas la guerre mais elle aime les êtres humains. Et quand une fonderie de petits soldats de plomb disparaît, elle enrobe ses soldats disparus de limon pareille à une reine égyptienne protégerait le tombeau de Pharaon des intrus.

Mais un jour, un explorateur amoureux de ses entrailles passe et lui enlève sa petite armée de morts afin de montrer au monde combien une rivière sait garder ses secrets malgré des milliers de gens qui passent au même endroit chaque année sans jamais rien voir de tout ça. Même une fille de joie sait garder ses secrets pour elle sauf quand passe son amoureux.

C'est en plein village de Boudry, dans le lit de l'Areuse, que cette section de la République prussienne de Neuchâtel a été patiemment remontée des eaux captives de mon Amoureuse.

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Le Général en chef, en haut et en rouge, il a une vis plantée dans la tête.

Probablement créé pour faire partie d'une boîte à musique de l'Auberson peut-être.