03/10/2019

L'énigme d'un moule de bronze remarquable

Nous savons, grâce à l'archéologie, que les moules à potins (monnaie gauloise) des Celtes sont créés à partir d'argile et détruits aussitôt qu'ils n'ont plus d'utilité afin d'éviter le vol et la reproduction de monnaies non autorisées...

Nous savons aussi que les emmerds des gens qui découvrent des trésors antiques ne datent pas de la main de Prêles. Un autre exemple, français ici, nous montrent combien les gens simples sont ennuyés par les gens de savoir quand ils découvrent un objet unique au monde. C'est le cas pour ce maçon de Saône-et-Loire qui a provoqué un séisme il y a juste 10 ans de cela avec un moule à potins en bronze qui a bouleversé les connaissances des archéologues...

A lire ici, c'est très instructif du mépris que le milieu des gens de savoir exprime envers les petites gens qui, en plus, n'y peuvent rien dans leur découverte exceptionnelle et qui, par goût de la curiosité et du savoir, finissent par donner des photos de l'objet sur Internet. Lisez chères lectrices et lecteurs:

http://www.leparisien.fr/archives/maudite-trouvaille-21-0...

Passer cette étape qui montre combien l'élite s'arroge le droit à la connaissance en rejetant les gens les plus simples qui ont pourtant des envies de connaissance, venons-en à notre objet suivant.

C'est un moule en bronze au style très particulier. Il semble qu'il manque "le couvercle" qui devrait venir se poser dessus une fois le métal coulé dans les deux cavités et graver ainsi l'avers de la monnaie.

J'ai beaucoup cherché. Je n'ai rien trouvé quant à l'origine et l'âge de l'objet en question. Plusieurs choses sont curieuses. La première c'est que le moule devrait être gravé en creux alors qu'il est semble-t-il gravé pour partie en relief, ce qui donnerait à la monnaie une frappe incuse.

La seconde chose curieuse c'est que la dimension du moule est comparable aux dimensions d'un potin et que ce qui y est gravé semble être à priori deux oiseaux pour l'un et des poissons pour l'autre ou alors un bouquetin. Mais c'est à confirmer par des spécialistes. Et les Celtes helvètes aiment spécialement le bouquetin, les oiseaux, ou les poissons.

Mais voilà la curiosité numéro trois, il y a des signes gravés sur le revers. En apparence 4 chiffres mais en y regardant de plus près, les deux premiers signes ne sont pas si évidents à déchiffrer et sont placés sur une horizontale plus élevée que les deux derniers qui eux sont des chiffres arabes mais d'un style particulier. Hors les premières trouvailles chez nous d'inscription en chiffres arabes datent du Codex Vigilanus de 976, Monastère de Saint Martin de Albeda, Royaume de Pampelune.

Donc voilà. Une grosse enquête archéologique devrait se faire autour de cet objet fantastique. En attendant cela, les images exclusives pour vous sur pacha k mac puisque pour le moment c'est le seul endroit où ces objets peuvent avoir une seconde vie.

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Peut-être un oiseau avalant un serpent par la queue en regardant dans ce sens...

 

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Là, sur la tranche, peut-être un poisson...

 

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Si on regarde comme cela, un bouquetin tête à gauche avec sa queue relevée...

 

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Les fameux signes. Les deux sur la gauche, sur la première ligne,

chiffres ou autres signes? Les deux à droite, une ligne horizontale en-dessous, c'est un 2 et un 3.

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Fin de la présentation pour aujourd'hui.

Si tout cela ne suffit pas à soulever les milieux culturels,

c'est à mourir de tristesse.

 

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