10/10/2019

Le Kurdistan, éternel Etat fantôme et guerrier

Comment parler d'un peuple qui n'a jamais pu trouver la paix et la reconnaissance depuis les sources de l'Histoire antique?

Toujours en guerre, le plus souvent agressé, parfois agresseur, les Kurdes sont aujourd'hui reconnu pour leur bravoure au masculin comme au féminin mais pas dans leurs droits à un Etat libre, démocratique, et indépendant.

Mais qui donc aurait intérêt à leur offrir un vrai pays et pas seulement des terres habitables où ils ne sont jamais les bienvenus, considérés comme des sous-individus à la nation turque, par exemple, pire encore comme des terroristes fomentant sans cesse des complots, des indépendantistes, des autonomistes, des gens à jamais dangereux pour tout Etat centralisé comme la Turquie, la Syrie, l'Irak le sont ou l'ont été avant d'être soumis à la guerre et à la destruction pour des intérêts plus grands (guerres Iran-Irak) (guerre Amérique-Irak) (guerre du despote Assad contre son propre peuple transformée en mini-guerre mondiale géostratégique par de grandes puissances économiques comme l'Amérique, la Russie, l'Arabie Saoudite. l'Iran, augmentée d'une guerre dans le but de créer un Califat islamique fomenté par Daech au contours financiers incertains et d'autres groupuscules terroristes islamistes).

N'en jeter plus. Les Kurdes sont depuis des millénaires le peuple paria, le peuple sans Etat, le peuple qui se bat mais finit toujours par perdre tous ses droits.

Avant les Etats-Unis qui jouent aujourd'hui les traîtres avec eux, l'Europe (en particulier la Grande-Bretagne), qui combattait la Turquie dans les années 1915-1920, aimait avoir pour allier les combattants kurdes avant de céder à la traîtrise pour cause d'intérêts géo-stratégiques et de politique interne. Comme les Etats-Unis aujourd'hui...

Les Kurdes semblent condamnés à combattre tout le temps et vivre en guerre pour des siècles et des siècles encore. Pourtant, leur organisation interne, leur façon de traiter les femmes, leur désir de liberté, les rapprochent tellement de nos convictions démocratiques d'Occidentaux.

Que pouvons-nous donc faire de mieux pour un peuple qui mériterait tellement d'avoir un Etat reconnu? Que pouvons-nous faire pour un peuple, des femmes, des enfants, des hommes, qui se sont encore récemment sacrifiés en nombre pour écarter la menace terroriste de Daech?

La Suisse ne peut-elle pas jouer un petit rôle dans l'intérêt de ce peuple ami qui nous ressemble dans sa lutte pour l'indépendance face aux empires coloniaux?

Il est temps de respecter le droit à l'autonomie d'un peuple bafoué et trahi depuis la nuit des temps. Il est temps que les Kurdes prennent de l'espace à l'ONU et puissent trouver un territoire dans lequel ils pourront vivre en paix, en confédération, en esprits libres et respectueux des minorités peuplant alors leur propre territoire. Les Kurdes méritent mille fois notre soutien d'Occidentaux en général et d'Helvètes en particulier.

 

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