09/03/2020

Ce n'est pas la fin du monde

Si le Corona a une belle vertu c'est de nous faire réfléchir sur notre façon de gérer la mondialisation et nos échanges communautaires.

Trop de dépendance aux grands groupes économiques qui mènent le bal des vampires planétaires. Trop de crétineries sur les réseaux sociaux. Trop de panique alors que, forcément, nous mourrons tous un jour ou l'autre, c'est une évidence sauf pour les imbéciles qui se croient immortels.

Le SRAS COVID-19, nom a couché en extérieur avec cet amant au potentiel mortel pour les plus âgés - eh oui, c'est une grande découverte scientifique, à partir de 70 ans on devient très mortel, et chaque année est une année à se préparer de manière intensive à l'immortalité -.

Pour celles et ceux qui sont ravagé-e-s psychologiquement et qui montent paniqué-e-s dans le premier train bondé à destination du Sud de l'Italie dans des voitures bondées ils ne pensent pas qu'ils ont possiblement signé leur désir de contagion intense et pourquoi pas, avec beaucoup de malchance, un peu comme quand tu te lances sur l'autoroute aux heures de grand trafic à bord de ta bagnole avec le courage d'un kamikaze sortant du bureau, leur bête arrêt de mort. Voyager dans un train bondé durant plus de cinq heures par ce sale temps de Corona, il faut en avoir une couche pour imaginer que c'est moins dangereux que de rester sagement à Milan dans son appartement à attendre le joli mois de Mai pour envoyer balader ces arrêts domiciliaires imposés par ce foutu virus. Mais quel grave délit les peuples ont-ils commis pour se voir condamner ainsi à cette quarantaine et à l'impossibilité de visiter le Salon Expo de l'Auto, pour ne citer que celui qui m'indiférence le plus?

Pendant ce temps, il y a du personnel d'hôpital qui s'applique à soigner l'épidémie auprès de patients et patientes affolé-e-s par la perspective éventuelle de mourir. Pour la plupart, cela leur permettra de réfléchir à leur finitude, eux et elles qui étaient tellement pressé-e-s d'organiser leur prochain week-end à Barcelone ou Milan justement.

Pendant ce temps, les trains, métros, et bus, circuleront encore avec plus ou moins de retard sur l'horaire prévu et les gens continueront d'aller bosser.

Pendant ce temps, il y a du personnel de restaurant qui frôle la mort chaque jour en servant des centaines de repas (oui, il y a des restaurants qui tournent encore à plein régime parce que les Neuchâtelois sont sans doute un peu fou de vouloir encore sortir malgré la mort qui rôde. Si vous ne me croyez pas venez manger chez nous (il faut d'abord trouver une place serrée comme une sardine enfiévrée du samedi soir). On vous servira une pizza ou un spaghetti al dente Corona Roma. Pardon. Je fais juste un peu d'humour. Ne vous vexez pas. C'est pour rire et dans notre cuisine on sait encore rire malgré le danger. D'ailleurs notre pizzaiolo a eu la bonne idée de marquer "CORONA" sur le plan de travail lors de mon absence d'une semaine pour cause de pneumonie en début de février (je me soigne vite parce que sans boulot je suis mort économiquement même avec l'assurance maladie). Je ne pense pas que mon copain a fait un bon diagnostic médical, il est pizzaiolo pas médecin, mais cela m'a fait bien rire tout de même.

Pour celles et ceux qui hantent parfois ce blog et qui me verraient bien crever rapidement, tant pis pour eux. C'était pas encore mon heure de gloire ni le moment de leur faire plaisir.

Je termine ce billet pour vous dire de tenir bon et de prendre soin de vous. Ce virus partira comme il est venu. Comme tous les autres de la même fratrie. C'est triste pour celles et ceux qui ont passé de l'autre côté du miroir. Mais pour le moment cela n'a fait "que" presque 4'000 morts sur toute la planète Terre, la plupart âgés ou très âgés et déjà souffrant d'autres pathologies, soit le décombre macabre des deux tours jumelles après l'attentat du 11 septembre 2001 à N.Y. avec jeunes femmes et enfants à bord.

Le désastre actuel est d'abord dans les têtes, ensuite partiellement économique. Mais comme les pouvoirs publics vont compenser d'une façon ou d'une autre afin de booster les entreprises et la reprise des affaires, cela repartira de plus belle et le Corona deviendra probablement un vilain souvenir dans les mémoires.

Il faut vivre et se laisser vivre malgré tout. Carpe diem.

Ci-dessous les lèvres magiciennes de ma déesse transformées en chauve-souris d'amour. C'est pour rire. Le temps commence à être long sans elle. Du bout des lèvres, on se dit je t'aime et l'absence n'est qu'une épreuve de vérité sur l'amour supposé qu'on voue à l'être cher.

 

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Bon Baiser de Roumanie

de la part de la Chauve-Souris magicienne

 

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