16/03/2020

Les animaux sauvages, c'est nous les indisciplinés!

Tout est peut-être parti du fait d'avoir mangé des animaux sauvages maltraités et emprisonnés dans des cages sur un marché de Wuhan.

La vengeance de la vie animale et de notre non-respect répétitif pour nos compagnons terrestres (il faudrait réinventer les rites des Anciens qui faisaient des cérémonies spirituelles en l'honneur de chaque animal tué et mangé afin de conserver l'idée que chaque vie est sacrée) est terrifiante et cloue désormais l'humanité à résidence pour tenter d'enrayer la pandémie.

Les Français n'ont toujours pas compris. Ils leur faudraient peut-être un Général de Gaulle pour respecter les consignes d'un chef lui-même respecté de son peuple. Les Suisses, idem, dans leur grande majorité. Ils n'ont pas peur du virus. Les personnes jeunes, en particulier, se sentent invulnérables vu que le virus les rend peu malades et les tue encore moins. Les vieux ne se sentent pas non plus en danger. Ils préfèrent pour la plupart aller à la rencontre de leurs petits enfants. Ce qui est bien humain, ma fois.

Mais ce que tout le monde n'a pas compris après Wuhan, c'est la force de réaction chinoise attribuée à un régime dictatorial qui n'y est pas allé de main morte avec la population. Devrons-nous nous empoisonner davantage et attendre un état de quasi confinement imposé d'en haut par l'armée et la police? Certainement. Parce que le monde est devenu tellement individualiste et égoïste pour les autres qu'il refuse de sacrifier sa vie personnelle pendant quelques semaines décisives pour sauver le pays, et l'Europe, et le monde, d'une débâcle totale.

Nous devons absolument nous arrêter pour avoir une chance de repartir plus tard quand ce fichu virus se sera égaré dans les limbes d'Arès et qu'il ne pourra plus nous vaincre.

La Suisse, à part quelques cantons, n'a pas encore décidé de mettre la vie sociale à l'arrêt. Du côté de Berne, le Conseil fédéral est sous pression extrême. Chaque jour compte et chaque jour d'indécision sera compté au bilan d'un exécutif qui traîne la patte comme un ours bernois soucieux de garder une économie active. Mais pour un jour d'activité plus ou moins normal, combien de jours en plus d'inactivité plus tard? 10, 20, 30 jours? Le confinement est une mesure terrible pour toute l'économie et encore plus pour les êtres humains. 30 jours cloîtrés dans sa maison paraîtront une éternité infernale pour beaucoup. 60 jours d'isolement social et des drames humains seront à comptabiliser dans le bilan. 90 jours d'incarcération à domicile sous le regard de la police et de l'armée qui aura alors des consignes très strictes pour faire respecter le confinement, sera insupportable à la quasi totalité de la population et des foyers de révoltes civiles apparaîtront un peu partout avec des fusillades et des tueries puisque, comme chacun le sait, le citoyen Suisse en âge d'être mobilisé a son arme à domicile et les cartouches avec...

Au-delà des 90 jours et des risques du manque d'approvisionnement de base pour la population, que se passerait-il alors si nous ne nous sommes pas débarrassés de COVID-19?

Nous tenons tous et toutes à notre liberté. Nous n'aimons pas les ordres venus d'en-haut en démocratie ouverte. Nous aimons décider pour nous-mêmes. Nous sommes des animaux sauvages. Et un animal sauvage qui a peur, qui a faim, qui ne sait plus de quoi demain sera fait est un animal qui panique, qui sent la mort pour lui et les siens, et qui se bat coûte que coûte pour sa survie et les siens quitte à devenir criminel pour autrui.

Alors il est temps de revenir pour un petit temps à la notion d'animal domestique qui respecte les consignes venues pour le sauver lui et sa famille de la fin de nos humanités programmée dans les gènes de COVID-19. Alors il est temps de se dire que 2 mois de confinement pour ensuite faire la fête tout l'été, comme après l'armistice lors de la seconde guerre mondiale, au lieu d'une guerre bactériologique qui nous aura terrassée et vaincue corps et âmes, c'est très bon à prendre.

Il sera alors temps de nous comporter avec plus de respect pour les animaux et la nature qui nous nourrissent au quotidien. Il sera alors venu le temps d'adapter nos vies individuelles à une vie collective plus solidaires les uns des autres.

Mais pour avoir cette chance de sauver l'Humanité, il nous faut nous protéger mutuellement les uns les autres en respectant des consignes drastiques et très déplaisantes.

Berne doit le faire de toute urgence. L'Europe doit le faite de toute urgence. Sinon notre pays et notre Continent perdra cette guerre et nous nous serons condamnés à vivre à peu près comme dans la série "The Walking Dead".

Sans rire, est-ce cela que nous voulons pour nos enfants, petits enfants d'humains, et nous-mêmes les plus anciens?

 

 

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