23/03/2020

Le sacrifice des personnes âgées pour sauver l'économie?

Tous les pays d'Europe choisissent leur propre stratégie face au coronavirus.

Fini l'Union Européenne! Elle est morte et enterrée par le COVID-19.

Si l'on compare un pays fédéral comme la Suisse, qui tient bien les rennes, malgré quelques velléités cantonale, à l'Union Européenne, on voit très bien les manquements béants et définitifs d'un quelconque pouvoir européen à large échelle (en comparaison de l'Etat centralisé chinois qui a tout dirigé durant le développement du virus, l'Union européenne en est réduite à un pois chiche sans aucune influence sur les nations).

Il y a surtout un point stratégique central que les pays se sont octroyés. Fait-on du confinement des populations le nerf de cette guerre totale faite au virus ou, au contraire, parions-nous sur le développement de la maladie à large échelle (puisque les populations jeunes sont pour le moment peu touchée par un développement grave de la maladie) au détriment des populations âgées qui seront alors sacrifiées à raison d'un pourcentage très important mettant par ailleurs la santé du personnel médical en très grand danger et en état d'épuisement total. Aucun pays n'est préparé à soigner des dizaines de milliers de personnes ayant besoin de soin urgents comme aucun pays ne devrait pouvoir envisager de laisser mourir une grande partie de sa population âgée. La réaction d'une dictature comme la Chine, qui a été jusqu'à euthanasiée les animaux domestiques pour que les gens ne sortent pas et qui a embarqué immédiatement toute personne atteinte de fièvre vers les hôpitaux à COVID-19, serait alors considérée comme bien plus humaniste envers tout son peuple que certains pays du Nord (par ailleurs très sociaux à l'ordinaire avec les familles, entre autres) de l'Europe qui joue gravement avec le feu en espérant cette immunité collective.

Doit-on sacrifier les vieux pour permettre à l'économie de continuer sans trop de dégâts? C'est une question qui était alors impensable dans les pays démocratiques. Il semble pourtant que des pays y ont répondu de manière hâtive, dans la précipitation et la panique ou inconscience la plus totale, sans trop réfléchir au devenir des populations âgées.

Ces pays, ces dirigeants, qui ont pris de telles décisions aussi folles devront répondre devant leur peuple et la Cour européenne des droits de l'Homme si tout cela tourne en génocide de la population vieillissante.

Vite des philosophes et des hommes, des femmes, sages au pouvoir!

 

 

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